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 Once again [R.]

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MessageSujet: Once again [R.]   Sam 12 Mar - 10:29


sujet réservé à Swann Rose



« Être la propriété de quelqu'un n'est jamais ce que l'on souhaite.
Sauf si cette personne fait tout pour ne pas vous appartenir. »
« Carlton ! Tu vas me faire la correction de ces trois papiers avant seize heures, et m'envoyer tout ça aux maquettistes ! » Maugréant dans sa barbe devant une demande aussi peu agréable à honorer que celle-ci, Arthur prit sur lui pour se tourner vers l'un de ses supérieurs, un sourire qu'il espérait motivé et joyeux au visage. « Très bien, je vais ça tout de suite ! ». Récupérant ainsi les trois articles dont il devait faire la correction, le jeune stagiaire se posa dans un coin, à l'abri de l'agitation et de l'effervescence d'un début de fin d'après midi au Baltimore Sun.
Son ordinateur portable devant lui, et un stylo rouge à la main, Arthur entreprit donc de relire les trois articles avec toute la critique grammaticale dont il était capable.
Finalement, les journalistes n'avaient que peu de fautes, et le jeune homme se décida à prendre tout son temps pour les dactylographier de nouveau, sans les quelques fautes qu'ils avaient laissé trainer.

Cependant, un problème se posa rapidement : Il faisait partie de sa mission d'apporter ces nouvelles versions aux maquettistes. Mais, bien évidemment, Arthur n'avait aucune envie de recroiser Swann Rose au bureau. Surtout depuis la dernière fois. Alors, triturant ses méninges quelques instants, Arthur en vint à la conclusion qu'il lui fallait trouver un autre stagiaire, travaillant au journal depuis moins longtemps que lui.
Et, parce que les hautes instances divines semblaient vouloir lui faciliter la vie, un étudiant en stage d'observation passa devant lui à cet instant précis. Sautant hors de son fauteuil comme un diable sort de sa boîte, Arthur l'interpela. « Hé ! Toi ! Il y a ces trois articles à apporter immédiatement à la maquette. Et si j'apprends que dans dix minutes ils n'y sont pas arrivés, je peux t'assurer que ton stage, aussi observateur soit-il, ne se terminera pas bien du tout. » Le regard dur et le visage tendu, le jeune homme fit preuve d'une dureté qui ne lui était certainement pas coutumière. Mais si cela pouvait lui éviter de croiser une certaine personne au sein des bureaux, cela l'arrangeait bien.

Le reste de la journée se passa à peu près tranquillement. Certains de se supérieurs semblaient l'avoir oublié et le britannique eut tout le loisir d'écrire quelques articles « pour le fun ». Parce qu'évidemment, il n'était pas près d'être publié, mais s'entraîner à écrire, lorsqu'il en avait le temps, et prendre exemple sur les multiples journalistes du Baltimore Sun semblait lui avoir apporté une grande aide depuis qu'il était devenu stagiaire.

Enfin, alors que la pression retombait un peu, Arthur tenta sa chance et demanda – plus poliment que jamais et avec une timidité feinte – s'il pouvait quitter les bureau, dans la mesure ou plus aucune tâche n'allait pouvoir lui être confiée. A sa surprise, on lui indiqua que oui, et le jeune homme ne se le fit pas dire deux fois. Attrapant sa veste à la volée, et emportant son sac ainsi que son ordinateur, il descendit rapidement les escaliers – étonnamment, depuis presque une semaine, Arthur empruntait quasi exclusivement les escaliers. Mais pourquoi donc ? – et déposa sa sacoche dans sa voiture.
Et, alors qu'il commençait à partir à pieds, le jeune homme songea qu'il était plus intelligent de la sortir du parking du journal, il ne savait pas encore à quelle heure il rentrerait chez lui.

Il déambula dans les rues de Baltimore pendant quelques minutes et finit par s'arrêter devant une enseigne lumineuse qu'il connaissait assez bien. Saluant les clients à la ronde, il se dirigea immédiatement vers le bar où, s'asseyant sur l'un des sièges, il commanda une peinte de Guiness. On est Britannique ou on ne l'est pas.

« Bonsoir, vous êtes seul ? Je peux m'assoir ? » Lorsqu'il entendit cette voix, Arthur sursauta. Il ne s'attendait pas à ce que l'on vienne lui parler, mais lorsqu'il vit l'homme en question – parce qu'il s'agissait évidemment d'un homme – le jeune homme lui sourit et acquiesça.
« Bien sûr, il n'y aucun soucis ! Vous attendez quelqu'un ? » Booouuh ! La feinte de gros naze Arthur ! Franchement, tu as déjà fait beaucoup mieux mon pauvre vieux!. Et il continua à se fustiger quelques courts instants, avant que son interlocuteur ne réponde par la négative et entreprenne un flirt qui ne lui déplut pas.
Au moins, tout cela avait l'avantage de le faire penser à autre chose. Et se faire draguer par un bel homme n'était jamais quelque chose de déplaisant.

Pourtant, alors que le stagiaire tournait instinctivement la tête vers la porte d'entrée pour voir le nouvel arrivant, son sourire se crispa. Pas lui, pitié, pas lui.
Il l'avait vu. Arthur en était persuadé. Swann avait remarqué sa présence. Ne restait qu'une chose à faire, rire à la blague nulle que venait de lui servir son « dragueur ».
Alors oui, il rit sans retenue et détourna rapidement le regard, feignant de n'avoir pas remarqué son collègue.

Il n'était pas question de craquer le premier.
Ce n'était pas son tour.

désolée, c'est pas extraordinaire =/
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Sam 12 Mar - 21:53

Thanks God, it's Friday. Swann bénit le ciel de lui accorder deux jours de repos complets, lui qui enchaîna les week-end de garde depuis deux semaines. Sans demander son reste, accordant une bise à Romana qui passait par là, il prit les escaliers – sa hantise de l'ascenseur ne le quittait plus – et quitta les locaux du Baltimore Sun avec la ferme intention de se détendre et de profiter pleinement de son temps libre ; se détendre et profiter signifiant essentiellement écumer les bars et à draguer sans se poser de questions à propos d'un petit crétin arrogant (ce qui n'avait aucunement empêché Swann de coucher avec lui deux, dont une fois totalement sobre donc en pleine connaissance de cause, ce qui le laissait sans aucune excuse valable). Impatient, il dépassa sans s'en soucier les limites de vitesse autorisée, bien décidé à monopoliser la salle de bain avant que Lennon ne puisse le faire avant lui et prendre toute l'eau chaude. D'ailleurs, quand il rentra en trombe dans leur petit appartement, elle n'était pas encore arrivée – alléluia ! Accrochant son casque et son blouson au portemanteau, il fit un passage éclair vers sa chambre où il fouilla dans son placard à la recherche d'un tee-shirt léger afin de se débarrasser de cette absurde chemise dans laquelle il avait étouffé toute la journée, tout ça avant de passer sous la douche – de l'eau chaude, miracle. Le jeune homme s'en extirpa dix minutes plus tard, tout propre, tout beau (et ça va les chevilles ?), enfilant rapidement son tee-shirt et son jean avant de s'adresser un sourire dans le miroir rempli de buée. C'était bien Swann, ça, toujours à faire le zouave dès qu'il en avait l'occasion.

Libérant la salle de bain, s'estimant prêt pour aller faire des folies de son corps, il laissa tout de même un petit mot à l'attention de sa colocataire au cas où elle venait à s'inquiéter de son absence, bien qu'il en doute fortement (l'habitude de Swann qu'il avait à découcher faisait partie intégrante de sa personnalité). « M'attends pas pour dîner, ma jolie, je sors ce soir. A demain matin. » Satisfait, il laissa le petit mot bien en évidence sur la table de la petite cuisine, saisit son blouson et s'en alla à pied, en sifflotant, le long de Fell's Point. Il était d'une humeur excessivement joyeuse ce soir-là, tant et si bien que ça pouvait paraître suspect. Mais Swann en était certain, rien ne pourrait venir altérer son insolente bonne humeur. Content d'être en week-end et savourant d'avance ce qu'il allait faire, il poussa la porte du premier bar de la rue, duquel d'ailleurs il était un habitué bien connu : le Cat's Eye.

Et là, le choc. Ce n'était pas le fait de croiser Arthur Carlton. Non, c'était bien pire que ça. Le bougre osait se faire draguer devant son nez, et par un moche en plus (mauvaise foi quand tu nous tiens) !? ET IL OSAIT RIRE A SA BLAGUE ?! Ah mais non ! Non ! Ca n'était pas possible, ça ! Pas question que ce dragueur à deux balles lui vole son ... son ... son quoi au fait ? Aucune importance. Optant pour une tactique frontale des plus rentre-dedans, il arriva en quelques pas à la hauteur des deux jeunes hommes, et tapota l'épaule du bellâtre qui faisait tant rire ce crétin d'Arthur. « Dis-moi, et si t'allais faire un tour là-bas si j'y suis ? » Profitant de l'effet de surprise, Swann poussa dédaigneusement le type en question et s'installa sur son siège, en face d'Arthur. Le bellâtre, visiblement dégoûté, s'éloigna, jugeant qu'il ne valait mieux pas se frotter à un énergumène pareil (et il n'avait pas tort). Swann le fusilla du regard, puis reposa son attention sur Arthur. « Un commentaire à faire, toi ? Tu devrais me remercier plutôt, j'ai sauvé ta soirée ! » Tout est relatif. Car ils étaient désormais passer la leur ensemble et ça n'était pas beaucoup mieux, tout bien réfléchi. Commandant un martini bien sec, histoire de faire passer la pilule, Swann ne put cependant s'empêcher d'en rajouter une couche en bougonnant - discipline dans laquelle il excellait. « Je te croyais un peu plus doué pour choisir tes coups, quand même. » Son martini lui fut servi, et Swann en avala la moitié d'un coup sec. Il n'arrivait pas à le croire, non mais sans blague !
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Dim 13 Mar - 13:02

Du coin de l’œil, Arthur surveillait le nouveau venu. Bien sûr, il continuait à discuter avec son interlocuteur et surtout, il se forçait à rire de ses blagues – parfois pitoyablement nulles par ailleurs – sans trop savoir pourquoi. Après tout, qu'avait-il à faire de l'arrivée de Swann ? Ils n'étaient rien de particulier l'un pour l'autre, et Arthur n'avait – en théorie – aucunement besoin d'essayer de le rendre jaloux. Et pourquoi pensait-il à ça, d'ailleurs ? Jamais, Ô grand jamais le jeune homme tentait de rendre son collègue jaloux. Il ne riait à des blagues parfois médiocres que pour s'assurer qu'il ne passerait pas cette nuit seul. Il ne s'agissait que de cela. La simple habitude d'une nuit de week-end à deux, dans un appartement qu'il ne connaissait pas.

Et, lorsqu'il le vit fondre sur eux, tel un aigle sur sa proie, Arthur serra imperceptiblement les dents. Qu'allait-il encore faire ? Et pourquoi, grand Dieu Swann s'était-il mis en tête de se diriger vers eux ?

« Dis-moi, et si t'allais faire un tour là-bas si j'y suis ? » Et voilà qui apportait une réponse à Arthur. Surprise, sa « conquête » ne demanda pas son reste et quitta son siège, l'air presque effrayé.
Agacé, Arthur fit comme si Swann n'était pas là, et se contenta de boire un peu de bière. Bien évidemment, cette attitude démontrait une certaine forme de jalousie, et le jeune homme s'en félicitait presque inconsciemment.
Au moins, il possédait pour encore quelques temps la maîtrise de la situation.

« Je te croyais un peu plus doué pour choisir tes coups, quand même. » A cette réplique, Arthur se tourna vers Swann, un sourire ironique au visage.
« Mais... Rappelle-moi... Lequel de nous deux a dragué l'autre, la première fois ? » Bon, ce n'était pas tout à fait vrai. En réalité, ils s'étaient tous les deux plus ou moins mutuellement dragué, même si Arthur avait été celui qui était venu voir l'autre au bar.
« Et puis, tu m'excuseras, mais je me passerait volontiers de ton avis à propos des hommes que je veux glisser dans mon lit... » Buvant une autre gorgée, le jeune homme se tenait désormais de biais, afin d'être face à son collègue. Il était tout de même plus agréable de discuter en étant face à face.

« Mais... Dis moi... Je peux savoir pourquoi tu as congédié un jeune homme plutôt drôle de la sorte ? Nous ne sommes pas censés passer la soirée ensemble, que je sache... » Et, dans l'unique but d'agacer Swann, Arthur détailla un homme qui venait de passer. Sans se forcer, il imagina parfaitement bien la morphologie de ce qui se trouvait caché par des vêtements. Et le britannique poussa même le vice jusqu'à acquiescer – de manière presque imperceptible – de contentement à cette vue pour le moins agréable avant de reporter négligemment son attention sur Swann.

« Et, il y a une raison particulière pour que tu ai décidé de venir gâcher une agréable partie de drague ? » Mesquin et ironique jusqu'au bout, Arthur n'éprouvait aucun remord.

Ce n'était pas comme s'ils formaient un couple, ou s'ils étaient dans une « relation ».
Mais franchement, n'était-ce pas agréable de sentir qu'on le voulait pour soi tout seul ? Parce qu'Arthur en état sûr, Swann le voulait.

Et ça, vraiment, lui procurait un sentiment de puissance qu'il n'avait jamais ressenti.
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 16 Mar - 16:47

“Mais ... Rappelle-moi ... Lequel de nous a dragué l'autre, la première fois ?” Swann lui aurait bien fait ravaler son caquet en lui répliquant qu'il n'en avait aucune idée puis qu'il ne gardait quasiment aucun souvenir de cette nuit, preuve selon le maquettiste que ce ne devait pas être si extraordinaire que ça (mais la mauvaise foi criante de Swann aveuglait très certainement son jugement). Au lieu de ça, le jeune homme se contenta d'avaler la seconde moitié de son martini d'un air boudeur, faisant mine d'ignorer son collègue, alors qu'il était attentif au moindre de ses mouvements, comme si cela avait pu traduire chez Arthur la moindre petite trace de trouble ou de gêne sous sa carapace d'orgueil exaspérant. Mais quel insupportable petit ... petit ... petit crétin, il n'y avait pas d'autre mot plus mature pour exprimer la colère de Swann. “Et puis tu m'excuseras, mais je me passerais volontiers de ton avis à propos des hommes que je veux glisser dans mon lit.” En réponse à ceci, Swann se contenta de commander un second martini, plus boudeur et fermé que jamais. Pas question qu'il réponde à de telles provocations. Et malgré ça, le gamin de onze ans qui vivait en lui avait bien du mal à se retenir de tirer la langue et de balancer des piques aussi immatures que celles de son compagnon.

“Mais ... Dis-moi ... Je peux savoir pourquoi tu as congédié un jeune homme plutôt drôle de la sorte ? Nous ne sommes pas censés passer la soirée ensemble, que je sache ...” PARCE QUE J'AI PAS ENVIE QU'ON TE DRAGUE SOUS MON NEZ !, avait envie de hurler Swann. Et que ça plaise ou non à Arthur, ils allaient passer la soirée tous les deux, un point c'est tout. Pas question qu'un autre imbécile vaguement beau gosse ne vienne lui piquer sa relation non-exclusive à lui tout seul. Mais si Arthur lui-même s'y mettait ... Le coeur de Swann fit un bond quand il remarqua le regard de son compagnon sur un type (totalement quelconque ceci dit en passant – mauvaise foi on). Sans s'en rendre compte, Swann contracta tout son corps. Oh bon sang, ce que ça ne lui plaisait pas ! Jamais, ô grand jamais on avait froissé ainsi son orgueil, son ego et son amour-propre. Etre ainsi ignoré était plus douloureux que tout. Surtout quand c'était Arthur. Crétin, reprends-toi, se secoua mentalement le maquettiste.

“Et il y a une raison particulière pour que tu ai décidé de venir gâcher une agréable partie de drague ?” Trouvant ici une occasion de rebondir après les précédentes et amères déconvenues, le visage de Swann retrouva des couleurs et il se fendit d'un petit sourire malin. Il n'avait pas prévu d'avoir cette discussion aussi rapidement avec Arthur, mais qu'ils étaient face à face, autant qu'ils mettent la situation au clair. “Je crois me rappeler un certain soir dans un certain ascenseur. Et à moins que ce ne soit le fruit de mon imagination dé-bor-dante, je crois me souvenir de tes sous-entendus quand à un éventuel recommencement. Allez, détends-toi, je sais que t'es fou de mon corps et dans ma grande mansuétude, je t'accorde le droit d'en disposer.” Swann fit une petite pause, savourant une gorgée de son second martini qui lui brûla la gorge tout en fixant Arthur d'un oeil goguegnard. “Mais il faut poser des conditions. Sur ça, je crois qu'on est d'accord.”
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 16 Mar - 18:55

Il boudait. Swann Rose, le grand l'immense, l'unique, le terriblement attirant, l'adorablement sexy maquettiste boudait. Et Arthur ne put réprimer un sourire en coin lorsqu'il le constata.
Jamais encore il n'avait eut l'occasion de voir son collègue bouder comme un enfant – et cela était normal, en un sens, les deux jeunes gens ne se connaissaient presque pas, au fond – et cela le détendit à défaut de le faire rire à gorge déployée.

Mais le jeune homme préféra feindre une légère indifférence, parce qu'il n'était pas question de faire le premier pas ce soir.
Bien sûr qu'une « bêtise de plus » de le dérangerait pas. Bien sûr, que son inconscient réclamait à corps et à cris l'homme assis à côté de lui. Bien sûr.
Mais ce soir, Arthur était bel et bien décidé à montrer qu'il savait résister et qu'une quelconque absence n'avait, au fond, pas grande importance.

Oui, c'était cela. Tout ce qui se passait entre n'avait aucune importance. Il ne s'agissait que d'un jeu et rien d'autre.

Alors, savourant un peu plus sa bière et son éphémère victoire, le britannique se tourna de nouveau vers Swann, prêt à essuyer une réponse qu'il savait déjà bien sentie.

« Je crois me rappeler un certain soir dans un certain ascenseur. Et à moins que ce ne soit le fruit de mon imagination dé-bor-dante, je crois me souvenir de tes sous-entendus quand à un éventuel recommencement. Allez, détends-toi, je sais que t'es fou de mon corps et dans ma grande mansuétude, je t'accorde le droit d'en disposer. » S'il s'attendait à beaucoup de choses, Arthur ne s'était certainement pas attendu à une évocation aussi directe de l'épisode de l'ascenseur. Et cela était en grande partie dû au fait que le jeune homme avait tenté de ne pas croiser Swann dans les couloirs, il avait eu quelques appréhensions quant à sa réaction face celui qui tendait à l'obséder – certaines rares fois, que nous soyons d'accord.
Ses joues prirent une très légère teinte rosée et pour cacher la surprise qu'avaient provoqué ces mots, Arthur but encore un peu de bière, avant de sourire, ironique.

« Ah oui ! Ca me dit quelque chose également... Môsieur est grand en effet... Il est véritablement très noble de sa part de prendre une telle décision... » Une vibration dans sa poche mit cependant fin à cette réponse. Arthur jeta un œil à son téléphone et nota qu'il ne s'agissait que d'un message sans grande importance, aussi remit-il illico l'engin dans sa poche pour reporter son attention sur Swann. « Mais soyons clairs... TU es fou de mon corps... » Il ne s'agissait bien évidemment ici que d'une énième pique sans importance, mais il était impossible de chasser le naturel, cette chose là revenait trop souvent au galop...

« Mais il faut poser des conditions. Sur ça, je crois qu'on est d'accord. » A cette affirmation, Arthur acquiesça lentement.
Ils y étaient arrivés, finalement. Le grand moment. Celui de l'établissement des règles de bases d'une relation qu'il ne souhaitait voir aboutir nulle part – mis à part un lit ou tout autre endroit praticable. Celui de l'officialisation de leur « relation on exclusive rien qu'à eux ».
Parce qu'Arthur devait être honnête, au moins avec lui même, et avouer que s'il avait été à la place de Swann, il n'aurait pas particulièrement apprécié non plus de le voir se faire draguer.

« C'est peut-être l'une des seules choses sur lesquelles nous sommes d'accord, effectivement. Je suppose que l'une des premières règles sera l'abolition du petit déjeuner... J'ai cru comprendre que tu n'en étais pas fan... » Arthur s'étonna lui même lorsqu'il constata qu'il n'y avait aucune rancœur dans cette annonce. Comme si les choses s'étaient finalement simplement tassées d'elles mêmes. Seule une pointe de sarcasme pointait dans ce ton joyeux et amusé.
« Et puis-je ajouter quelque chose comme pas de petits noms ? Je ne sais pas toi, mais je ne les supporte pas en temps normal, alors dans cette situation... » le jeune homme réprima un petit rire. Il détestait effectivement les petits noms qu'avaient eu tendance à lui donner ses précédents petits amis. Le pire qu'il ait connu ? Chaton et son très cher ami Poussin. Certains hommes avaient véritablement des idées étranges. Étranges et déplacées.

Oui, le jeune homme était amusé. Oui, il était joyeux.
Parce que finalement, il avait gagné.

Arthur n'était plus le « quitté ».
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Ven 18 Mar - 23:52

« Ah oui ! Ca me dit quelque chose également... Môsieur est grand en effet... Il est véritablement très noble de sa part de prendre une telle décision... » Swann se garda bien d’avouer la vérité vraie à Arthur. Qu’importe qu’il croie que c’était uniquement motivé par un désir pur, primaire, auquel le maquettiste répondait pourtant si facilement. Ca n’était pas uniquement ça. Tous les jours après l’épisode de l’ascenseur, il avait eu envie de le voir, de savoir ce qu’il faisait, si Arthur pensait à lui autant qu’il occupait ses pensées, le rendant parfois incapable de bosser correctement. Oh oui, c’était niais. Niais, stupide, à vomir de nunucherie, à s’étrangler d’idiotie, à mourir de bêtise, c’était cucul, godiche, bête. Et encore, aucun de tous ces qualificatifs pourtant fleuris n’aurait su décrire exactement l’état dans lequel Swann se trouvait et qui le dégoûtait pourtant grandement de lui-même. Car ce Swann là, ce Swann qui inventait des prétextes bidons pour aller fouiner nonchalamment dans les étages où Arthur était susceptible de se trouver, ce Swann qui fuyait tout contact avec la proie alors qu’il avait des occasions en or, eh bien, mister Rose ne le connaissait pas. Mais enfin, où était le séducteur impénitent, le briseur de cœurs, le Don Juan insouciant ?! Où avait-il disparu ? Et depuis quand était-il remplacé par une chiffe molle ? C’était improbable, intolérable. Et ceci, Swann l’avait bien compris. C’est pourquoi il s’efforçait de retrouver l’ancien Swann en adoptant ce comportement presque insolent. Tant bien que mal, cependant. Quelque chose était rouillé dans la mécanique de l’aguicheur professionnel. D’ailleurs, quand Arthur jeta un coup d’œil à son texto, Swann eut un pincement au cœur. Son imagination fertile le conduisait à imaginer toutes sortes de scénarios totalement dantesques, dans lesquels Arthur avait déjà un petit ami et se servait de lui pour s’amuser quand il s’ennuyait. Mais le souvenir de l’ascenseur effaçait toujours ces doutes. Non, s’il avait eu un petit ami ou même quelque chose qui s’en approchait, il n’aurait pas réagi comme ça. Il aurait été indifférent aux mesquineries de Swann et aurait laissé couler. « Mais soyons clairs... TU es fou de mon corps... » Oh oui, complètement, se retint de lâcher Swann. Mais ressaisis-toi, bordel, ressaisis-toi ! Rapidement, il effaça le souvenir d’une épaule nue et d’un cou offert pour se concentrer sur des choses autrement plus importantes, comme son dessous de verre par exemple.

« C'est peut-être l'une des seules choses sur lesquelles nous sommes d'accord, effectivement. Je suppose que l'une des premières règles sera l'abolition du petit déjeuner... J'ai cru comprendre que tu n'en étais pas fan... » Swann ne put s’empêcher de sourire. En effet, le coup du tête-à-tête gêné avec sa conquête n’était pas son moment favori de la pièce et il préférait mettre un terme à l’acte final en filant à l’anglaise. Mentalement, il nota « petit-déjeuner : niet » dans la catégorie « Arthur Calrton » et le rangea sagement en attendant l’autre proposition de son compagnon, qui ne tarda pas à venir. « Et puis-je ajouter quelque chose comme pas de petits noms ? Je ne sais pas toi, mais je ne les supporte pas en temps normal, alors dans cette situation... » Swann eut alors une fausse moue déçue. « Et merde. Moi qui me voyais déjà t’appeler ma petite caille des îles ou mon canari en sucre. Quelle déception. Enfin, si tu le veux vraiment, okay, pas de surnoms débiles. » Estimant qu’il fallait être à l’aise pour une tâche aussi ardue qu’était celle de s’imposer des règles dans un monde aussi imprévisible et sauvage que les relations entre adultes consentants, Swann se débarrassa de sa veste qui commençait à lui tenir sérieusement chaud et revint à leurs moutons. « Troisième règle essentielle … » Il parut réfléchir. « On ne traînasse pas après. Parce que les câlins, c’est radical, ça tue toute volonté. » Surtout la volonté de Swann, en vérité, qui dès qu’il tombait dans le piège était impossible à décoller du lit. Il termina son second martini, et décida de faire une petite pause – parce que mine de rien, ça lui échauffait l’esprit, ces petites choses-là – pour se concentrer. Le maquettiste avait très envie d’aborder un sujet épineux, celui des autres hommes qui pourraient éventuellement tourner autour d’Arthur. D’un côté, il se hérissait à la simple idée que le stagiaire puisse tomber dans le panneau d’autres que lui, mais en même temps … Ils s’étaient mis implicitement d’accord : ce qu’ils faisaient ne mènerait à rien. Une désagréable mélodie de répétition sonna aux oreilles de Swann, et il se mit d’accord avec lui-même pour éviter le sujet. Plus tard. Ce n’était pas le moment, ils ne se connaissaient pas encore assez pour qu’il puisse faire valoir une quelconque jalousie – lui, jaloux ?! pff, mais non, mais pas du tout, QUELLE IDEE – bon, alors, disons, faire valoir un droit de regard sur la vie sentimentale de son compagnon.

désolée du retard.
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Dim 20 Mar - 15:13

« Et merde. Moi qui me voyais déjà t’appeler ma petite caille des îles ou mon canari en sucre. Quelle déception. Enfin, si tu le veux vraiment, okay, pas de surnoms débiles. » A ces mots, Arthur ne put véritablement pas s'empêcher de rire. Qu'il était con ! songea-t-il avec une pointe d'affection. Une pointe d'affection ? Non, non, ce n'était pas ça. Il ne s'agissait que d'un bref attachement sans réels fondements à des boutades qu'il trouvait amusantes. Tout cela n'avait absolument rien à voir avec la personne qui les lançait en souriant.
Arthur secoua alors légèrement la tête dans l'espoir de chasser certaines pensées un peu beaucoup trop sentimentales pour la situation dans laquelle ils s'étaient tous les deux plongés corps et âme.
Et lorsque Swann ôta sa veste – pour se mettre à l'aise évidemment, la tâche qu'ils s'étaient tacitement imposée n'était certainement pas aisée – le jeune stagiaire manqua de défaillir sous l'assaut brutal de souvenirs enfiévrés. Mais arrêtes bon sang ! Arrêtes espèce de maso! s'intima-t-il sans grande conviction, passionné qu'il était par le visage de celui qui l'obsédait de plus en plus.
Attentif, le britannique attendait patiemment que son amant n'apporte sa pierre à l'édifice en sirotant négligemment – ou n'était-ce pas plutôt d'une manière qu'il espérait suggestive ? – sa bière, tout en se persuadant de ne plus penser à l'épisode de l'ascenseur.

Après tout, ils en auraient d'autres des « épisodes », cette nouvelle relation non exclusive était presque officielle, non ? En conséquence celui-ci ne devait certainement pas l'obséder à ce point. Il n'y avait aucune raison valable à cela. Ce n'était que Swann. QUE Swann, se répétait-il en boucle. Comme s'il était possible de se convaincre que cet homme était comme tous ls autres.

Comme si.

« On ne traînasse pas après. Parce que les câlins, c’est radical, ça tue toute volonté. » Vivement, Arthur releva la tête à cette nouvelle règle, étonné, et presque intrigué. Son alter-ego possédait-il une volonté fondant comme neige au soleil face à quelques câlineries matinales ? Certes, le jeune homme concevait que cette règle devait former l'un des pilier de ce jeu – lui même associait les câlins à une relation sentimentale, ce qui n'était pas leur cas – mais cette révélation, faite à demi mot, lui permettait de posséder un « argument » imparable pour faire faiblir son adversaire et cela n'était pas négligeable.
Sans même s'en rendre compte, Arthur se mit à sourire mystérieusement, laissant deviner la germination de quelques idées machiavéliques – ou simplement peu avouables selon les cas – dans son esprit pourtant serein à cet instant.

« Ta volonté à toi, tu veux dire.... » Et voilà, il n'avait pas pu tenir sa langue ! Il était véritablement affreux de constater à quel point le jeune homme était incapable de retenu en la présence de Swann, quand bien même il s'agissait ici de choses bien peu importantes. Fustigeant brièvement son lui-même intérieur, Arthur reprit, sérieux.
« Sérieusement, oui. Je suis d'accord. Les câlins du matin sont des « volontricides » imparables et je doute qu'ils nous soient indispensables ou vraiment « utiles » » Vraiment ? Tu n'aimerais pas, toi, un petit câlin dans les bras d'un certain maquettiste au petit matin, juste avant de partir au boulot ? lui demanda la terrible voix de son jumeau maléfique. Parce qu'il fallait être maléfique pour faire resurgir de la sorte certaines envies inadéquates.

Les choses étaient claires depuis le début. Et les deux jeunes hommes les éclaircissaient encore un peu plus. Il n'y avait, et n'y aurait aucune ambiguïté.

Alors, Arthur réfléchit quelques instants à ce qu'il pouvait ajouter pour poursuivre, presque étonnamment sérieux.

« Ah ! Et surtout, pas de rendez-vous ! On ne se voit que pour une seule et unique chose , et rien d'autre. Pas de cinéma, de restau', de fêtes en tant que cavaliers... Enfin rien qui ne se fait en couple ! » Et là dessus, Arthur ne transigerait pas. Il n'était certainement pas question de se comporter comme un couple, ils n'en formaient nullement un ! « Pas de présentation aux parents, ni à de quelconques membres obscurs de la famille, non plus... » ajouta-t-il un peu plus bas, comme si le simple fait d'énoncer cela rendait cette affaire plus difficile que prévue.

Si Arthur ne voyait pas officiellement quoi ajouter, la partie immergée de sa conscience, elle, le voyait très bien. Il ne s'agissait en théorie pas d'une relation normale, et donc, pas exclusive. Mais devait-il expliciter cela ? A vrai dire, le jeune homme n'aurait vu aucune objection à ce que Swann ne voit que lui de cette manière. Tant qu'il le voulait lui.
Pendant un instant, le britannique songea qu'il était peut-être possible, s'il n'abordait pas cet aspect de leur relation, que Swann en oublie la liberté qu'ils s'étaient déjà tacitement donnée.

Seulement, la réalité de la situation n'était pas si bien cachée que cela, et Arthur préféra prendre les devants. Au moins, il pouvait en dire ce qu'il voulait.

« Et puis, évidemment, tout cela n'a rien d'exclusif... Chacun de nous voit qui il veut... » Alors qu'il prononçait ces quelques mots, sa voix tomba presque dans le chuchotement, ou le marmonnement.

Jamais il n'aurait songé qu'un simple établissement de règles pourrait être aussi difficile.

Ce qui devait être une relation simple, sans prise de tête ni attente d'aucun des partis s'avérait bien compliquée à mettre en place et Arthur douta un instant que tout cela ne vaille réellement la peine.

Était-il seulement vraiment capable de tenir le coup ?

il n'y a aucun soucis, je t'assure !


Dernière édition par Arthur Carlton le Lun 21 Mar - 19:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Dim 20 Mar - 23:55

« Ah ! Et surtout, pas de rendez-vous ! On ne se voit que pour une seule et unique chose, et rien d'autre. Pas de cinéma, de restau', de fêtes en tant que cavaliers... Enfin rien qui ne se fait en couple ! » La dernière relation « durable » de Swann remontait à ses vingt-et-un ans. A cet âge-là, il était tellement fauché qu’emmener son copain au restau était impensable. C’était d’ailleurs en partie à cause de ça que l’indélicat personnage s’était fait la malle un beau jour, laissant Swann seul – quelques jours seulement après son licenciement du New-York Times, pour ne rien arranger - pour payer le loyer (exorbitant) d’un appartement où il n’avait en fait plus rien à faire. Et comme sa situation financière n’avait pas franchement évolué depuis malgré le fait d’avoir gravi plusieurs échelons professionnels, Swann était soulagé quand à la mise au point très claire d’Arthur sur ce sujet. Il claquait déjà assez dans ses sorties nocturnes pour rajouter les salles obscures. « Pas de présentation aux parents, ni à de quelconques membres obscurs de la famille, non plus... » Le maquettiste approuvait à cent pour cent. Il se faisait littéralement harceler de messages (qu’il effaçait systématiquement sans écouter, car absolument certain de leur contenu) par sa mère et sa sœur, soucieuses de caser le petit dernier de la famille avec un mec bien. Or, un mec bien, à leurs yeux, c’était un médecin, un avocat, pourquoi un banquier. Bref, tout homme incluant compte en banque confortable, belle voiture et appartement branché dans l’Upper East Side. Et apparemment, ça courait les rues à New-York, car Swann ne pouvait éviter, à chaque fois qu’il revenait dans sa ville natale, que sa mère ne lui mette le grappin dessus et le présente à Nathan, Charles, Jack, Mark et à une quantité d’autres noms dont il oubliait immédiatement les visages. Mais comment faire comprendre à une mère qui rêvait de voir ses quatre enfants casés et heureux que ces types étaient tous plus lisses et plats que le nouveau brushing de Victoria Bekham ? Swann ne voulait pas d’un banquier, encore moins d’un médecin et surtout pas d’un avocat. Est-ce qu’il avait une tête à sortir avec un avocat, sans blague ?

« Et puis, évidemment, tout cela n'a rien d'exclusif... Chacun de nous voit qui il veut... » Paf ! En tout cas, il n’en avait pas une à sortir avec Arthur, visiblement. Swann cessa de jouer machinalement avec le bord de son verre vide et releva les yeux vers son compagnon, tentant de déceler le moindre indice au fond de ce regard glacé. Mais il n’y eut rien. Le flegme anglais, sans doute. Swann se redressa légèrement. Te laisse pas atteindre ! Il ne se passera rien entre ce mec et toi alors laisse couler ! « Tu fais ce que tu veux, et c’est pas moi qui viendra t’empêcher. » Il avait peut-être parlé un peu trop vite pour que ces mots soient sincères, et mais il les avait dit en regardant Arthur droit dans les yeux, avec autant de désinvolture qu’il le pouvait, et il espérait que ce serait suffisant pour que le stagiaire ne remarque pas la légère tension de son corps. Il n’en revenait pas d’avoir accéder si facilement à la directive d’Arthur. Désormais, il lui faudrait supporter l’idée que le stagiaire ne prendrait pas du bon temps qu’avec lui, et à chaque minute, c’était de plus en plus désagréable. D’un autre côté, il l’avait ce soir pour lui tout seul. Cette prise de conscience suffit à requinquer Swann qui reprit de sa superbe. Oui, ce soir, Arthur était à lui et il comptait bien lui donner envie de réitérer l’expérience des dizaines de fois (soyons fous). « Je récapitule : pas de petit déjeuner, pas de surnoms crétins, pas de câlins, pas de rendez-vous, pas de déjeuner chez papa et maman, et pas de jalousie. Je crois que c’est tout bon. » énuméra Swann, pressé d’en finir avec ce qui finalement n’était pas aussi simple qu’il ne l’avait imaginé. « Au pire, si on a oublié quelque chose, on rajoutera au fur et à mesure. » conclut-il avec un haussement d’épaules, comme si leur liste était la Constitution et qu’ils pouvaient y rajouter autant d’amendements qu’ils le désiraient. « Et maintenant qu’on a mis au point tout ça … » Au fond du bar, la voix sensuelle d’une chanteuse de jazz s’éleva, le faisait taire pour une minute ou deux (ciel, un miracle), le temps suffisant pour qu’une idée germe en lui. Des tables s’étaient déplacées, comme à chaque fois qu’un groupe se produisait au Cat’s Eye, et des couples de danseurs se laissaient entraîner sur la piste improvisée pour un slow, étape bien connue de la parade amoureuse. Swann se tourna vers Arthur. Ce soir, t’es à moi, rien qu’à moi. « Tu danses ? » demanda-t-il alors avec un demi-sourire, les yeux plus parlants que son visage tout entier.
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mar 22 Mar - 20:32

Être un homme sentimental lorsqu'on apprécie les aventures d'un soir est un challenge de tous les instants. Parvenir à ne jamais montrer ses sentiments lorsqu'on est sentimental est une tâche difficile. Seulement, Arthur n'était pas n'importe qui. Surtout aux États-Unis. Britannique jusqu'au bout des ongles, il avait élevé dans la pure tradition et le flegme typique de sa patrie.
Et puis il y avait cette grand mère qu'il adorait. Cette grand mère gentille, douce, aimante. Celle qui vous fait des petits gâteaux, qui vous remplit la panse de crumpets tous chauds et de tartes au citron. Cette petite vieille extraordinaire qui, un jour où il avait été trop triste pour se contenir – Arthur n'avait alors que cinq ou six ans et venait de se rendre compte que son amoureuse en aimait un autre – lui avait annoncé avec sérieux, prestance et dignité qu'un « véritable britannique ne montre son affection qu'au chiens et aux chevaux. Le commun des mortels n'a pas besoin de connaître tous tes sentiments. Ceux qui sont trop puissants n'ont pas à faire surface. ».
Depuis, le jeune homme avait retenu la leçon, et s'il n'avait plus jamais exulté ou pleuré en publique, il n'était jamais parvenu à se défaire d'un sentimentalisme trop ancré et, dans le cadre feutré de l'intimité, il profitait de cette liberté de ressentir qui lui était donnée.

Ainsi, s'il brûlait d'envie d'annoncer à Swann que la non exclusivité de leur relation n'était qu'une vaste blague vouée à lui mettre les nerfs en pelote et tester sa potentielle jalousie, Arthur parvint à rester de marbre après avoir annoncé ce qui semblait être à la fois une nécessité logique, et une punition.

« Tu fais ce que tu veux, et c’est pas moi qui viendra t’empêcher. » Et là, ce fut un sac de plombs qui lui tomba dans l'estomac. S'il s'était décidé à prendre les devants – et ce dans l'unique but, encore et toujours le même, de garder la maîtrise et passer pour celui qui s'en fout – Arthur aurait aimé une réponse plus hésitante.
Oui, c'était cela. Le stagiaire aurait aimé une réponse qui laisse la place au doute, et lui permette d'envisager une certaine exclusivité, ce dont, au fond, il ne se serait pas plaint.

« Je récapitule : pas de petit déjeuner, pas de surnoms crétins, pas de câlins, pas de rendez-vous, pas de déjeuner chez papa et maman, et pas de jalousie. Je crois que c’est tout bon. » Cette liste, pourtant simple et à priori peu encombrante, le fit imperceptiblement frissonner. Dans quoi s'était-il embarqué ? songea-t-il, presque avec regrets.
En quelques jours, ce qui l'attirait le plus et lui semblait le plus adéquat se transformait en une croisade sans fin. Et vraiment, Arthur espérait que ce qui se passerait une fois toutes ces règles – stupides, en bien des points – établies en vaudrait le coup et serait d'une simplicité extrême.
Alors, le stagiaire se contenta d'acquiescer et but une grande gorgée de sa bière, attendant la suite qui ne tarderait pas à venir, il le pressentait.

« Au pire, si on a oublié quelque chose, on rajoutera au fur et à mesure. » Rajouter au fur et à mesure ? Parce qu'en plus, il comptait ajouter d'autres choses à la liste ? songea-t-il, étonné mais néanmoins amusé. « Oui... Enfin je pense qu'elle est plutôt bien fournie, déjà, cette liste... » Après cela, il sourit. Faiblement, certes, mais il sourit.
Et c'est ce moment là que choisis une voie – pour le moins sensuelle et suave – pour s'élever du fond du bar et entraîner avec elle de nombreux petits couples au milieu d'une piste improvisée.

C'était un peu pour ça qu'il appréciait ce bar. La musique, toujours bien choisie et fort sympathique à écouter. Et puis ces couples qui lui rappelaient ce vers quoi il voulait tendre. Un jour, peut-être. Mais un jour lointain.

« Tu danses ? » Absorbé par sa contemplation de la piste, Arthur sursauta presque lorsqu'il entendit la voix de Swann à côté de lui. Mais le pire, fut lorsqu'il plongea de nouveau dans ses yeux. Perdu – pour changer – le britannique eut besoin de quelques secondes pour prendre conscience de ce qui se passait.
Oh oui, je veux bien danser... Mais ce n'est pas la seule chose, pensa-t-il alors, un sourire mutin aux lèvres. Lu qui n'aimait pas tellement danser, n'avait absolument aucune envie de se désister. Les bras de Swann était trop tentants.

« Puisque c'est demandé si gentiment ! » répliqua-t-il, feignant une légère désinvolture.
Alors, il se leva, et tendit la main à cet amant qui l'obsédait. Un peu de sentimentalisme – un slow n'était rien d'autre que cela – ne lui déplaisait pas, et ne pouvait pas leur faire de mal après tout. Si ?
« Mais je te préviens. J'ai beau être britannique, je ne suis qu'un piètre danseur... » souriant, et de nouveau joyeux, Arthur n'attendait que de pouvoir se jeter dans ces bras qui l'appelaient avec constance et détermination. Oui, il était l'homme qui entendait les murmures des bras. « Il va falloir que tu conduises... Je m'en remets entièrement à toi... », souffla-t-il ensuite au creux de son oreille.

Innocent ? Cela faisait des lustres qu'Arthur ne l'était plus.
Et franchement, c'était le cadet de ses soucis.

désolée, pour le coup, cette réponse est méga naze!
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 23 Mar - 21:03



(aretha franklin - all night long)

Swann avait posé la question en s’imaginant qu’il refuserait, ce qui ne l’empêchait pas d’espérer. Aussi, quand Arthur se leva, il haussa un sourcil. Lui qui pensait que le britannique serait frileux de se montrer ainsi en public … Ravi de s’être trompé sur son compte, Swann se leva et saisit cette main qui lui était tendue, presque offerte. « Mais je te préviens. J'ai beau être britannique, je ne suis qu'un piètre danseur... » Il sourit et Swann fit de son mieux pour ne pas rougir comme une adolescente. Un instant, il se demanda si c’était une idée raisonnable de laisser Arthur se coller contre lui comme ça, le temps d’une chanson, alors que déjà, tout un tas d’idées pas franchement sages lui avait traversé l’esprit. Et Arthur semblait prendre plaisir à le rendre totalement fou. « Il va falloir que tu conduises... Je m'en remets entièrement à toi... » DU CALME ! Du calme, de la tempérance et de la réflexion. Swann resserra légèrement sa prise autour de la main d’Arthur et l’entraîna vers la piste. « Ca n’a rien de compliqué. Laisse-toi simplement faire. » murmura-t-il avec un léger sourire. Swann saisit alors les poignets d’Arthur et les glissa autour de son cou. Puis, faisant appel à toute sa volonté pour garder la tête froide alors que leurs deux corps allaient se retrouver collés l’un contre l’autre, le jeune homme attira son compagnon contre lui, faisant trouver à ses propres mains leur place définitive dans le bas de son dos. Résistant à l’envie d’aller plus bas, et voulant surtout éviter un scandale (ou une baffe), Swann resta prudent, se contentant de resserrer, si c’était encore possible qu’il y ait un espace libre entre eux, contre lui, comme s’il voulait faire comprendre au monde entier qu’on ne marchait pas sur ses plates-bandes. « Et maintenant, profite. » intima-t-il en dernier lieu, avant de se laisser aller à son tour. La chaleur du corps d’Arthur, pressé contre le sien, faisait naître en lui tout un panel d’émotions plus ou moins décentes. Mais pour rien au monde, tandis qu’ils tournaient lentement au rythme chaloupé de la musique qu’il pouvait sentir la tête d’Arthur reposer contre son épaule, Swann n’aurait échangé sa place contre quoi que ce soit. Et il ne l’aurait laissé à personne d’autre, surtout pas au bellâtre de tout à l’heure.

Swann n’avait pas envie de parler. Lui qui d’habitude était un véritable moulin à paroles, trouvant toujours une stupidité à déclamer, restait lèvres closes. En vérité, il n’avait pas besoin d’ouvrir la bouche, car le moment qu’il vivait était si différent de tout ce dont il avait l’habitude qu’il voulait le ressentir pleinement. Se montrant habituellement entreprenant, voire carrément rentre-dedans, n’osait pas faire un seul geste déplacé. Et pourtant, Arthur ne méritait aucunement ce traitement de faveur. Après tout, c’était lui qui avait exigé la non-exclusivité en premier, c’était lui qui avait proposé qu’ils se voient sans sentiments, c’était lui, lui et encore lui, toujours lui. Il ne méritait pas que Swann lui accorde la moindre petite attention qu’il n’avait pas pour les autres, car Arthur n’était qu’un énième nom, un énième corps. Alors, pourquoi ? Pourquoi fallait-il que ce soit son ombre qui accompagne Swann dans chacun de ses pas ? Ce n’était plus une question d’orgueil froissé comme ça l’avait été au début. C’était beaucoup plus dangereux que ça, désormais. Swann le savait. Les griffes du loup se refermaient lentement autour de lui, mais il ne faisait rien pour s’en échapper. Au contraire, il se laissait attraper, il tombait dans le piège. Le loup avait pris une apparence si charmante qu’il ne pouvait décemment pas s’en méfier. La chanson touchait bientôt à sa fin. Déçu que le temps ne se soit pas étiré comme il l’aurait désiré, Swann eut une moue contrite. Il aurait voulu pouvoir rester indéfiniment contre Arthur, profiter de lui, s’imprégner de la fragrance de sa peau, le posséder tout entier sans que rien ni personne ne puisse décider autre chose. Ils auraient pu rester seuls au milieu de la piste que ça ne l’aurait pas dérangé.

je l'ai trouvé très bien moi ! I love you j'espère que la mienne te conviendra.
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 23 Mar - 23:16

Tendant une main décidée et tout à fait charmante à son amant, Arthur nota dans un sourire le haussement de sourcil de Swann. Oui, il acceptait de danser. Non, que des gens les voient ne le dérangeait pas plus que cela.

Pas ce soir en tout cas.
Pas là.
Pas maintenant.

Les choses évoluaient rapidement. Et sans aucun doute bien trop rapidement pour qu'Arthur ait le temps de tout assimiler. D'une envie irrépressible de lui pourrir la vie, le stagiaire était passé à un besoin d'indifférence sauvage et mesquin à l'égard de l'homme qui lui faisait face, pour finir par ne pas imaginer trop de nuits sans lui.
Et s'il songeait encore – Ô pauvre être innocent – que cette envie, ou ce besoin, appelez-ça comme ça vous chante, n'existait que par de pures correspondances physiques, Arthur n'en était pas moins rendu à profiter de toutes les occasions qui lui étaient offertes de profiter de Swann. Ses mains, ses yeux, son corps, sa voix. Tout en lui le charmait plus que n'importe quel autre homme, et c'était bien là le problème. Comment rester détaché dans une telle situation ? Les composants d'origine de son être, déjà, avaient l'indécrottable fâcheuse tendance de s'attacher à tout ce qui pouvait être charmant : les chats, les chiens, les chevaux et même les poissons rouges ! C'était bien pour cela que le jeune homme se contentait d'une nuit. N'ayant aucunement l'intention de « faire sa vie », il n'était alors pas question de s'attacher à qui que ce soit.
Oui mais voilà, en quelques jours, il était passé du statut de célibataire frivole et papillonnant à celui de célibataire frivole, papillonnant et coup d'un soir régulier d'un homme qui s'avérait en plus – comble du désespoir s'il en était – être un collègue de bureau.

La situation, déjà peu simple à sa base, ne lui semblait s'être que complexifiée d'avantage dans une tentative – de fait, totalement vaine – de simplification.
Et, pendant quelques secondes, Arthur regretta le temps où sa seule préoccupation était d'expérimenter « l'amour au masculin » sans une mère, une sœur, et un amie qui cherchent par tous les moyens à vous caser quand vous ne le souhaitez pas, et que tomber amoureux, mais pourquoi diable utilisait-il des gros mots comme ceux-ci ?! n'était certainement pas un soucis.

« Ça n’a rien de compliqué. Laisse-toi simplement faire. » Oh oui... Sans aucune problème eut-il envie de murmurer. Mais Arthur se retint de justesse et se laissa plutôt entraîner sur la piste de danse. Doux comme un agneau nouvellement né, malléable comme de la pâte à modeler, le britannique laissa son corps tout entier à la disposition de Swann et le laissa sans broncher placer ses mains là ou il le souhaitait.

« Et maintenant, profite. » C'était bien là son intention. Les mains de son amant, posées dans le bas de son dos, leurs deux corps à peine séparés par l'épaisseur de leurs vêtements, la musique, Ô combien sensuelle. Tout cela fit qu'Arthur se cambra légèrement, sans même s'en rendre compte, rapprochant encore un peu plus – si cela était possible – son buste de celui de Swann. Mais à cela, il ajouta une tête calée au creux de cette épaule dont il avait déjà rêvé, et le jeune homme se laissa complètement allé.
Pour la première fois depuis qu'ils s'étaient vus, Arthur était détendu. Mais surtout, il se sentait bien ; à sa place. Un peu à la manière de la vision asiatique qui considère que tout le monde possède moitié quelque part. Oui, ce devait être cela.
En cet instant, sur cette piste d'un petit bar sans prétention particulière, le britannique se sentait entier.

Le temps semblait s'être momentanément arrêté, mais le jeune homme ne s'en plaignit aucunement, à l'aise qu'il était dans ces bras rassurants. Mais le temps, tout arrêté qu'il semblait être défilait comme d'habitude, et la fin de la chanson arriva rapidement. Trop rapidement, au goût d'Arthur qui releva les yeux vers Swann, cherchant au fin fond de son regard un indice sur ce qu'il convenait de faire.

Devaient-ils gentiment s'enquérir de la prochaine chanson et « remettre ça » ?
Ou devaient-ils, tout aussi gentiment, simplement retourner à leurs places, finir leur verre et partir chacun de leur côté ?

Ce fut son éducation qui prit le dessus – rester collés de cette manière alors que plus aucune musique ne faisait bouger le reste de la piste, frisait l'indécence – et le stagiaire décida de se décoller de Swann, non sans regrets, et en prenant soin d'étirer cet instant sur la longueur. Il n'était pas question de gâcher quelques instants de plus à son côté.
Cependant, parce que ce qu'il vivait là parvenait – sur certains points – à supplanter son éducation, Arthur ne consentit pas à laisser plus de cinquante centimètres entre leurs deux bustes.
Toujours aussi captivé par ce regard dont il pressentait qu'il seraient bien incapable de se lasser un jour, le jeune homme souffla, doucement.

« Et as-tu une idée de ce que l'on pourrait faire maintenant ? » Malicieux, il se mordit la lèvre. J'ai bien une idée, voire plusieurs, hésita-t-il à ajouter.

Mais ce soir, il avait décidé qu'il ne ferai aucun premier pas.
Ce n'était pas son tour.
Pas aujourd'hui.

walaa ! J'espère que c'est pas trop naze. Je relirai et me lamenterai demain !:p
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mar 29 Mar - 22:08

Au plus grand regret de Swann, la chanteuse cessa de fredonner et le temps reprit son cours normal. Le maquettiste aurait voulu protester contre les lois de la physique, mais impuissant, il ne put qu’être la victime de la cruauté insoutenable des dieux qui lui enlevèrent Arthur. Il fit soudain très froid autour de Swann, malgré la relative proximité de son amant (et encore, cinquante centimètres lui paraissaient déjà trop) et comme il paraissait désormais impossible de se coller contre le stagiaire (TORTIONNAIRE !), Swann se dit qu’un verre ne serait pas trop pour le réchauffer – et peut-être pour chasser les idées indécentes qui lui venaient en tête. Il voulait prouver Arthur que non seulement il n’était pas une bête affamée, mais qu’il était également capable de lui résister – une volonté tout à fait stupide et masochiste mais venant du maquettiste, une telle démarche n’avait rien d’étonnant, puisqu’elle concernait son orgueil surdimensionné. Cependant, c’était sans compter la fâcheuse propension d’Arthur à trouver les mots et les attitudes qui mettaient Swann dans tous ses états, même pétri de franches et bonnes résolutions. « Et as-tu une idée de ce que l'on pourrait faire maintenant ? » Ah, bon sang ! Bon sang ! Ce petit air malicieux, ce sourire, et ce sous-entendu à peine voilé ! Il le faisait exprès, c’était sûr. Il ne pouvait décemment pas laisser passer ça. Alors, répondant par un sourire presque narquois, il décida de contre-attaquer. « Tu caches bien ton jeu, Arthur Carlton. » Il l’attira hors de la piste et l’invita à regagner leurs places près du comptoir, d’un coup de menton. Une fois qu’ils furent de nouveau à leur place, Swann reprit sur le même ton mutin, le regardant droit dans les yeux : « Tu prends tes airs de vierge effarouchée, mais tu ne te gênes pas pour m’allumer. » Swann reprit sa veste et l’enfila prestement. « Et c’est franchement pas la peine de faire l’innocent. » conclut-il. Le maquettiste se leva, comme incapable de tenir en place plus de deux secondes. Si Arthur voulait jouer, soit, il entrait de bon cœur dans son manège - sans prendre conscience une seule seconde qu’il fonçait droit dans le mur … Qu’importe ! La nuit était trop belle et l’enjeu trop séduisant pour qu’il puisse se soucier d’autre chose que du garçon en face de lui.

Oubliant le verre qu'il s'était promis afin de se calmer (et franchement, on doute de l'aide que l'alcool aurait pu apporter à cette situation), Swann sortit les vingt dollars suffisants pour payer leur note. Rapidement, la monnaie lui fut rendue et d'autorité, Swann saisit le poignet de son amant. "Viens avec moi." De toutes façons, le malheureux Arthur n'avait pas le choix, il n'était pas question que leurs chemins se séparent avant le petit matin. Swann se fraya un chemin à travers la faune baltimorienne qui peuplait le bar désormais bondé et gagna courageusement la sortie en jouant de coudes et en écrasant quelques pieds. Néanmoins, une fois qu'il furent dehors, ils purent respirer l'air frais d'un soir de printemps. Et ça ne faisait que renforcer la détermination du maquettiste, émoustillé par la clémence du temps et enhardi par les deux martini qu'il s'était séchement enfilé. Ainsi, Swann consentit à lâcher le poignet de son amant et se retourna vers lui, l'air très fier de son coup. Il avait envie de jouer, lui aussi. Les mains de la poche, il se rapprocha d'Arthur. "Tu me demandais si j'avais une idée de ce qu'on allait faire ..." murmura-t-il, tout proche, plongé tout entier dans le regard d'Arthur. Et il ne s'en serait pas défait si le besoin urgent d'être à la hauteur de sa réputation ne l'avait pas pressé à s'écarter aussitôt, un air espiègle au visage. "Et bien, ce n'est pas pour t'influencer, mais j'habite à cinq minutes d'ici." Il se mordit furtivement la lèvre, constatant combien son petit stagiaire préféré pouvait être mignon (et même plus que ça, à bien y réfléchir). "Et je me suis dit que ... Peut-être ... On pourrait jouer au Monopoly, tous les deux ?" D'habitude, Swann se cantonnait à des avances bien plus crues, mais Arthur était d'un autre acabit. Et ça ne déplaisait pas à Swann ; ça faisait bien longtemps qu'il n'avait pas joué ainsi.

mazette, désolée du retard et de ce post un peu ... bancal. ><
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 30 Mar - 15:15

« Tu caches bien ton jeu, Arthur Carlton. » A cette accusation – tout à fait sans fondements songea Arthur avec ironie – le jeune homme se contenta de sourire malicieusement, mais surtout le plus innocemment du monde, comme s'il ne voyait absolument pas de quoi Swann voulait parler.
Tout à cet homme qu'il ne quittait pas des yeux, le stagiaire se laissa entraîner jusqu'au bar sans opposer la moindre résistance. Fort heureusement pour eux, la piste était passablement dégagée – la musique et la danse n'avaient pas encore repris – et ils purent ainsi accéder sans soucis à leurs places initiales, au bord du bar.
Profitant alors de cet « intermède »[/color], pour terminer sa pinte de bière, Arthur reporta son attention sur son amant chez qui il sentait l'arrivée d'une autre réplique. Jugeant par ailleurs qu'une pointe de sarcasme ou d'ironie ne s'était pas fait sentir depuis un moment, le britannique songea que ce devait être le moment du [i]« retour ».

« Tu prends tes airs de vierge effarouchée, mais tu ne te gênes pas pour m’allumer. » Swann enfila alors prestement sa veste, laissant à Arthur le temps de penser à la réponse adéquate. Cependant, son amant ajouta qu'il ne valait pas la peine de « faire l'innocent » et à ces mots, Arthur se fendit d'un air faussement outragé, et sourit joyeusement, mettant terriblement à mal sa couverture de « vierge effarouchée ». « Vraiment, je ne vois pas comment tu peux imaginer que je cherche à t'allumer ! Il faudrait songer à abandonner tes fantasmes et rejoindre la réalité mon vieux ! » De joyeux, son sourire était passé à enfantin et radieux. Il s'amusait. Pour le meilleur, et très probablement le pire, mais Arthur s'amusait comme un petit fou.

La nuit promettait d'être pleine de rebondissements, de surprises, et plus que belle.

Mimant les geste du maquettiste, le britannique attrapa également sa veste et l'enfila en évitant soigneusement les bords du comptoir tant il se savait capable de terribles accidents ménagers. Avant qu'il n'ait pu protester ou amorcer le geste de payer, Swann livra ce qu'il fallait d'argent pour payer les consommations, récupéra la monnaie et saisit le poignet du stagiaire avec une autorité qui ne déplut certainement pas ce dernier.

Se laissant entraîner difficilement vers la sortie – il lui fallut jouer des coudes, s'excuser à nombreuses reprises, voire écraser quelques pieds par inadvertance – Arthur songea qu'une des règles de leur accord avait été presque violée quelques instants plus tôt. Et s'ils commençaient comme ça, le jeune homme ne donnait pas cher de leur merveilleuse relation non exclusive, sans attaches ni sentiments.

Enfin, ils atteignirent l'extérieur du bar, et l'adolescent qu'il était momentanément redevenu, respira avec plaisir et à plein poumons cet air frais d'une nuit qui s'annonçait douce et printanière. Il ne faisait pas froid, et si cela était tout à fait agréable, Arthur songea que ces clémentes températures lui ôtaient sans vergogne un prétexte doré pour se rapprocher encore de celui qu'il ne souhaitait quitter qu'aux premières lueurs du jour.
Cependant, il fallait compter sur la bienveillance des lumineuses étoiles de la nuit, et ce fut Swann qui se rapprocha de lui pour laisser entendre qu'il avait une idée quant aux activités auxquelles ils pouvaient désormais se livrer.
Tendu et impatient de découvrir ces intentions qu'il imaginait charmantes, Arthur tendit l'oreille et fut plus attentif que jamais.

"Et bien, ce n'est pas pour t'influencer, mais j'habite à cinq minutes d'ici." Lorsqu'il se mordit la lèvre, le britannique crut défaillir. Cette voie, outrageusement sensuelle, ce ton, bas et presque intime, ajoutés à cette lèvre mordue dans une parfaite inconscience – c'était du moins ce qu'il croyait – de l'effet qu'elle pouvait produire sur lui, ne firent qu'accentuer l'impatience d'un homme qui n'attendait que de redécouvrir cette aventure, devenue amant.

"Et je me suis dit que ... Peut-être ... On pourrait jouer au Monopoly, tous les deux ?" Si ces mots auraient dû, en principe, décevoir Arthur ou le refroidir avec autant de succès qu'une douche glacée, ils se contentèrent de produire l'effet contraire.
Le jeune homme se pencha alors vers l'oreille de Swann, un sourire, sinon malicieux, faussement embêté aux lèvres. « Mince... Je n'aime pas le Monopoly... Je préfère nettement le Scrabble... Pensez-vous que cela soit négociable, monsieur ? » finit-il par demander, prétendument implorant.

Cela faisait bien longtemps que l'apprenti journaliste ne s'était pas livré à un tel jeu, avec autant d'envie et de plaisir. A trop chercher les aventures d'un soir et les nuits sans lendemain, il en avait oublié le plaisir d'une séduction de tous les instants, et n'avait jamais véritablement eu le loisir de côtoyer un homme véritablement à la hauteur de ses aspirations intellectuelles.
Et pour ces quelques raisons, Arthur songea qu'il n'était peut-être pas bon de se rendre dépendant d'un homme dont il avait décidé qu'il ne serait qu'une « non exclusivité » de plus.

S'éloignant un peu plus rapidement que précédemment, le stagiaire fixa un instant ses yeux dans ceux de Swann, pour ajouter, presque sérieux, et comme s'il n'avait rien dit. « Effectivement, ton chez-toi est beaucoup plus proche que mon appartement. Il me semble plus intelligent d'investir celui-ci... A moins qu'il ne soit déjà occupé... » Glissant cette éventualité, il espérait recevoir une réponse négative. En effet, Arthur se souvenait très bien avoir entendu parler d'une fille qui vivait avec Swann et, ne sachant pas quelle relation ils entretenaient, il préférait nettement s'assurer que cette nuit, son maquettiste lui appartiendrait.

Il ne le voulait que pour lui.

Mais il n'était pas bancal du tout ! J'ai kiffé ma race
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Dim 3 Avr - 12:52

"Mince ... Je n'aime pas le Monopoly ... Je préfère nettement le Scrabble ... Pensez-vous que cela soit négociable, Monsieur ?" Le jeu des Sept Familles, la Bonne Paye, le Uno, ils pouvaient jouer à n'importe quel jeu tant qu'Arthur gardait ce petit ton implorant et faussement innocent. Se retenant de lui sauter dessus, Swann s'intima de se calmer sous peine de passer pour un détraqué (déjà qu'il ne donnait pas cher de son image auprès d'Arthur). D'ailleurs, le charmant britannique s'éloigna, au grand dam de son amant qui aurait bien voulu profiter de sa présence presque électrique tout près de lui. Swann fut néanmoins surpris de le voir prendre un air sérieux. Quoi, quoi, quoi ?! Qu'il ne lui dise pas qu'il n'était plus d'accord car il en aurait fait une syncope. "Effectivement, ton chez-toi est beaucoup plus proche que mon appartement. Il me semble plus intelligent d'investir celui-ci... A moins qu'il ne soit déjà occupé..." Soulagé, Swann ne put tout de même s'empêcher de lever les yeux au ciel. Visiblement, pas mal de gens au journal pensaient qu'il sortait avec Lennon et il avait parfaitement saisi le sous-entendu délicat de son compagnon (la politesse anglaise, sans doute). "La jeune femme qui habite avec moi, aussi charmante soit-elle, n'est PAS ma copine et je n'entretiens aucune relation pécheresse avec elle. Tu penses que je t'aurais proposé de venir si ça avait été le cas ?" répliqua Swann. Franchement, qu'Arthur pense qu'il puisse avoir un comportement aussi grossier le tuait (bien sûr, Swann oubliait l'épisode du "je-me-barre-en-douce" mais ceci était une autre histoire). "Idiot." Il accompagna cette insulte presque affectueuse par une petite pichenette sur le nez, afin d'apprendre les bonnes manières à Monsieur Carlton, et lui sourit. La perspective de passer la nuit avec lui suffisait à lui faire oublier - pour un temps - tous les doutes et les problèmes qui s'accumulaient.
Sans dire un mot de plus, Swann l'invita à le suivre. Il habitait à une dizaine de minutes d'ici, mais c'était déjà trop quand il n'avait qu'une envie, celle d'embrasser son compagnon et de se coller contre lui. C'était une envie irrésistible, dont il avait bien du mal à maîtriser le déferlement et rester calme jusqu'à l'immeuble fut un parcours de tous les instants. "C'est là." fit-il en stoppant devant un petit immeuble pittoresque, pas très haut. Il sortit ses clés de sa poche, ouvrit la porte du hall et fit entrer Arthur avant lui. Refermant la porte derrière eux, Swann ne put s'empêcher de siffloter malicieusement : "Il n'y a pas d'ascenseur, au cas où tu te demanderais." Maintenant qu'ils étaient si proches du but, à savoir le petit appartement trois étages plus haut, Swann se sentait tout chose, et malgré son apparente désinvolture, son cœur qui cognait trop fort dans sa poitrine trahissait son excitation.

désoléééée, c'est court et naze. ><
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 13 Avr - 14:53

S'il avait évoqué la possibilité d'un appartement déjà occupé, Arthur ne songeait en aucun cas à une quelconque bigamie de la part de son amant. Qui par ailleurs, ne s'avèrerait pas polygame, puisque tous deux n'entretenaient aucune relation. Tout ce qu'il souhaitait savoir, était s'il pourrait conserver un semblant d'anonymat, et surtout, se carapater plus rapidement que son ombre sans se faire repérer le lendemain. Il n'était certainement pas question qu'une personne du journal, n'annonce à tout le monde que deux employés entretenaient quelques parties de jambes en l'air nocturnes.
Ce n'était certes pas interdit – et dans ce cas, les choses n'en auraient été que plus attirantes – mais Arthur travaillait au Baltimore Sun depuis suffisamment de temps pour savoir qu'un tel potin arriverait aux oreilles de toutes la population en moins d'une misérable journée.

Cependant, l'idée de pouvoir jouer les inquisiteurs faussement jaloux, l'amusait, et il décida d'en rajouter un peu.

«  Oh... ! Tu sais, les trois quarts du journal n'en croient pas un mot.... » Goguenard, le britannique ne souhaitait, qu'une chose, piquer un peu les nerfs de son compagnon. Ou le taquiner, presque gentiment. « Je ne connais pas toutes tes mœurs, tu sais... Certaines personnes réservent parfois bien des surprises... » Souriant, Arthur se mordit inconsciemment la lèvre, rêvant déjà de cette chambre qu'il allait découvrir. Une pichenette – peu violente – sur le nez, le ramena cependant à la réalité et le jeune homme se surprit à rire – mon dieu, songea-t-il, on dirait un gamin!.

Suivant le mouvement, Arthur se laissant entraîner vers l'appartement, tout heureux de découvrir – enfin – l'endroit où Swann passait ses quelques rares nuits en solo (en effet, Arthur doutait qu'il soit du genre à ramener beaucoup de conquêtes chez lui, à moins que ce ne soit qu'une idée...).
Le trajet fut rapide et le jeune homme s'en félicita, il n'était en effet pas très amateur des longs voyages.
Soudain, Swann s'arrêta en pleine marche, désignant un petit immeuble, Ô combien pittoresque et « mignon tout plein »

"Il n'y a pas d'ascenseur, au cas où tu te demanderais." Feignant d'être déçu, Arthur garda cependant le sourire aux lèvres.
« Je ne sais pas si je vais pouvoir rester dans ce cas.... » se rapprochant de Swann – pour la énième fois qu'il ne compta bien évidemment pas – Arthur se mit en tête de murmurer, sur un ton plus bas et sensuel que jamais, tout au creux de son oreille. « Il va falloir trouver des arguments imparables, pour me faire monter, maintenant.... »

Allumer Swann Rose en pleine rue ? Non... Ce n'était absolument pas ce qu'il était en train de faire.

Sur ce coup, Arthur était plus innocent que jamais.
Ou presque.

déjà que je mets un temps monstrueux à répondre, mais en plus je ponds un bouse... Je suis désolée :s
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Sam 16 Avr - 22:11

« Je ne sais pas si je vais pouvoir rester dans ce cas.... » Le visage du maquettiste se fendit d’un sourire. Qu’est-ce que cet Anglais, si délicieusement décalé, allait bien pouvoir encore inventer ? « Il va falloir trouver des arguments imparables, pour me faire monter, maintenant.... » Le sourire de Swann se transforma en un rire léger, qui retentit dans tout le hall de l’immeuble. Que quelqu’un les remarque ou vienne se plaindre, c’était le cadet de ses soucis, vraiment. Parce que les lèvres d’Arthur s’étaient tant approchées de son oreille qu’il avait presque pu sentir leur caresse sur sa peau et parce que le simple fait de sentir sa respiration effleurer son cou avait réussi à le faire frissonner de la tête aux pieds, il se fichait éperdument du monde extérieur et des autres êtres humains. Il n’y avait qu’Arthur qui comptait ici-bas. « Des arguments, hein. » murmura-t-il, taquin. Faisant glisser sa main sur la joue de son amant, savourant ce qu’il considérait comme étant la première seconde d’une nuit qu’il espérait très longue, il se pencha et effleura les lèvres d’Arthur. Enfin ! Enfin, il récupérait son dû, il atteignait le Graal, il parvenait au sommet de l’Everest ! Progressivement, il s’enhardit, sa main gagnant la nuque d’Arthur pour l’attirer contre lui tandis qu’il approfondissait le baiser. Maintenant qu’il goûtait à cette récompense amplement méritée, Swann prit brusquement conscience de l’effet monstrueux que lui faisait Arthur. Et ce n’était pas seulement physique. Il se sentait si bien, là, contre lui, en bas de son immeuble. Il se sentait fébrile, curieux, impatient, passionné, tendre, jaloux et tout ça à la fois, même ; bref, c’était tout ce qu’il n’avait normalement pas le droit de ressentir pour le britannique. Mais bon sang ! C’était impossible de nier : Arthur lui mettait la tête à l’envers et en cet instant précis, Swann adorait ça. Et surtout, il se fichait éperdument du reste.

Néanmoins, les contraintes physiques l’obligèrent à se détacher d’Arthur, alors qu’il aurait bien passé la demi-heure suivante à l’embrasser encore et encore. Reprenant son souffle quelque peu disparate, il croisa le regard de son amant. A l’idée qu’il l’avait pour lui tout seul toute la nuit, il eut brutalement envie de lui sauter dessus pour commencer sur les chapeaux de roues, mais se retint. Ne sois pas une bête, Swann, calme-toi. Inspire. Expire. Suivant les conseils de sa petite voix intérieure, le maquettiste resta posé, mais ça ne l’empêcha pas d’esquisser un sourire enjôleur et de murmurer doucement : « Est-ce que ça te suffit ou … » Avec une délicatesse extrême, les lèvres de Swann se retrouvèrent comme par magie à glisser – très furtivement – sur le cou d’Arthur. Dieu qu’il sentait bon. « Il faut que je sois plus persuasif peut-être ? » Il remonta le long de son cou, alla taquiner son oreille tandis que ses mains allaient d’elles-mêmes sous la veste d’Arthur. L’envie de jouer se mêlait à celle d’aller droit au but. Se faisant plus pressant, tout en tâchant de se contrôler, Swann lâcha l’oreille d’Arthur pour revenir sur son visage, sa joue, sa bouche dont il reprit possession avec fermeté, ses mains remontant le long de son dos pour le serrer contre lui. Et Swann avait beau savoir que c’était un peu trop romantique pour eux, il ne pouvait pas se résoudre à agir autrement. « Si ça ne te convainc pas … » souffla-t-il en lâchant à peine les lèvres d’Arthur pour respirer, alors qu’il le gardait contre lui, pour ne rien perdre de sa présence, « moi, je ne sais plus quoi faire. »
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mar 26 Avr - 16:05

Le hall de l'immeuble était désert. Il n'était pas tard, pourtant. Mais cela ne déplaisait pas à Arthur qui trouvait dans ce silence plein d'échos une intimité qu'il n'avait pas eu avec Swann dans des endroits pourtant moins soumis au passage.
Il était terrifiant de constater à quel point il se sentait bien là. Le temps pouvait bien s'arrêter, ou une horde de collègues débarquer et les voir si proches que ça lui était égal. Il se sentait à sa place, comme si la simple présence du maquettiste apaisait tous ses doutes. Comme si tout ce qui se passait entre eux était évident, irréfutable et inéluctable.
S'ils venaient juste de se promettre une absence totale de romantisme, le britannique ne ressentit pas le moindre remord lorsqu'il s'approcha doucement de Swann, prêt à lancer un appel à la débauche, comme il savait le faire. Il fut doux, c'était certain, mais le ton employé ne laissait aucun doute sur ses intentions, et il comptait bien profiter au maximum de cette nuit qui leur appartiendrait.

Mais, au moment où les lèvres de son amant effleurèrent les siennes, il frissonna. Son cœur se mit à battre plus vite et ses mains – qui caressaient avidement le dos de son partenaire – priaient pour qu'il ne l'embrasse pour de vrai. Et ce fut que ce le maquettiste fit. Et Arthur remercia le ciel pour lui avoir envoyé un homme qui prenait si bien les choses en main.

S'il savait se montrer subtilement entreprenant, le britannique n'était pas homme à refuser qu'on ne le mette au pied du mur, ou que son amant ne prenne la plupart des initiatives.
Seule la main de Swann sur sa nuque séparait son dos du mur et, dans cette position qui le plaçait presque comme prisonnier de l'homme qu'il convoitait, Arthur savourait ce baiser qu'il rendit plus fougueux, plus pressant.
Pourtant, ses mains étaient tendres. Pourtant, ses mains caressaient doucement le dos de Swann, et s'amusaient à aller et venir depuis ses cheveux, jusqu'à ses reins.
Pourtant, il n'était pas en droit de ressentir tout ça. Cette histoire n'allait leur apporter que des emmerdes, il le sentait. Parce qu'Arthur était déjà trop sentimentalement impliqué pour que cela ne reste qu'un jeu. Dans ce genre de situation, l'un des deux finissait toujours par souffrir, et le jeune homme craignit que ce ne soit lui.
Mais il se sentait si bien dans ces bras. Protégé du reste du monde, comme en dehors du temps. Alors, puisqu'il devrait nécessairement se brûler les ailes, autant que ce soit au près d'un feu d'artifice flamboyant, et d'un soleil radieux et bouillonnant.

Bien évidemment, il leur fallut se détacher quelques secondes, leurs souffles se faisaient courts, et il n'était pas question de mourir par asphyxie.
Lorsque ses yeux croisèrent ceux de Swann, Arthur se mordit la lèvre. Dieu qu'ils étaient beaux, ces yeux. Dieu qu'il était attirant et charmant, cet homme. Perdu dans la contemplation de son dieu grec, le jeune homme de se rendit pas tout de suite compte de ce visage qui s'approchait dangereusement de son cou. Et lorsque ces si douces lèvres touchèrent cette partie Ô combien sensible de son anatomie, tout son corps de mit à frissonner, et ses muscles se tendirent à tel point que ses mains – posées sur les hanches de Swann – s’agrippèrent doucement à lui.
Mais ce fut bien pire lorsque ces mêmes lèvres, tentatrices démoniaques, glissèrent vers son oreille, gonflant du même coup et sans aucune équivoque un désir qui ne le quittait plus.
Ses mains se firent plus fermes, plus pressentes aussi, et elle se donnèrent pour mission de combatte ce monstrueux obstacle qu'était le t-shirt de Swann. Passant sous le misérable bout de tissu, Arthur se mit à caresser doucement le dos du maquettiste, en suivant les courbes de sa colonne vertébrale comme un bon élève de médecine.
Se pressant contre lui, il était hors de question de laisser la moindre parcelle de leurs corps éloignée l'une de l'autre et si l'autre parlait, Arthur se faisait un plaisir de le faire taire.

« Je crois que je suis convaincu... », souffla-t-il, presque à bout de souffle, au creux d'une oreille dont il se fit un plaisir de mordiller le lobe. « Mais tais-toi et montre moi ton appartement, ou je te jure que tes voisins auront l'image de ton petit cul, nu, dans ce hall gravé à jamais dans leur petite cervelle... » ces paroles ne laissaient aucune place à la discussion, et aucun doute sur ce qu'il comptait faire. D'autant que, n'y tenant plus, il avait déjà commencé à détacher cette ceinture qui n'avait aucune raison de se trouver là.

Bien évidemment, un hall d'entrée n'était pas un endroit adéquat.
Mais si Swann ne se dépêchait pas, et tout britannique qu'il était, Arthur laisserait son orgueil et sa bonne éducation à la porte.

Plus rien ne lui importait maintenant.
Rien, sauf Swann.

désolée pour le temps que j'ai mis à répondre. J'espère ça te conviendra !
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mar 3 Mai - 18:57

Swann perdait peu à peu toute envie de rester calme. Car au final, Arthur ne faisait rien qui le poussait à se conduire dans ce sens. Le Britannique faisait preuve au contraire d'une fourberie éhontée et en se collant lascivement contre lui, comme ça, l'air de rien, comme s'il ignorait quel genre de réactions il provoquerait chez le maquettiste. Swann estimait déjà surhumaine sa capacité à pouvoir résister à l'envie féroce qui lui broyait le ventre, à savoir plaquer Arthur contre le mur et . S'il se tenait tranquille, c'était afin de montrer à son amant qu'il n'obéissait pas seulement à ses pulsions, quand bien même il y aurait une large part de vérité ... "Je crois que je suis convaincu ..." Tout le corps de Swann se contracta d'un coup. Oh, que c'était vil et bas de jouer avec son oreille - et par extension, avec ses nerfs déjà fébriles - comme ça ! "Mais tais-toi et montre-moi ton appartement, ou je te jure que tes voisins auront l'image de ton petit cul, nu, dans ce hall à jamais gravé dans leur petite cervelle ..." Swann écarquilla les yeux. Et lui qui pensait naïvement qu'Arthur aurait pu être choqué par une parole malencontreuse lâchée dans le feu de l'action ! Passé l'étonnement (tout fout le camp, un Britannique qui dit "cul" !), Swann ne pouvait pas nier qu'il adorait cette brusque précipitation des choses. Les mains baladeuses d'Arthur avaient d'ailleurs glissé jusqu'à sa ceinture et semblaient bien parties pour le débarasser de sa ceinture, mais Swann l'en empêcha. Emprisonnant ses poignets, il murmura : "Je crois que j'ai eu mon quota d'endroits insolites pour la semaine." Swann s'écarta de son amant, presque à regrets. Il était parvenu à un tel degré d'énervement et d'excitation qu'à chaque fois que leurs corps se séparaient, il se sentait privé de quelque chose d'essentiel à sa survie.

"C'est en haut. Viens." indiqua-t-il d'un coup de tête. Bien sûr que c'était en haut, forcément que c'était en haut ! Mais Swann n'était plus vraiment apte à réfléchir correctement. Il tourna le dos à Arthur et il lui sembla que jamais il n'avait gravi aussi vite les trois étages - pourtant guère hauts - qui les séparaient de son appartement. Arrivé devant la porte, Arthur juste derrière lui, Swann ouvrit tout doucement. Plongé dans une relative obscurité, totalement silencieux, l'appartement était vraisemblablement vide. Evidemment. C'était bien le genre de sa colocataire de jouer les filles de l'air pour quelques heures, partie dieu ne sait où. Et Swann ne s'en plaignait pas, surtout pas ce soir. Il se retourna et attrapa le Arthur pour l'attirer contre lui. Une fois les lèvres de son amant une nouvelle scellées aux siennes, il poussa simplement la porte pour la refermer, et il savoura pleinement la seconde où ils se retrouvèrent enfin seuls. Pourtant, malgré la haine subite que Swann éprouva à l'égard de tous les vêtements qu'Arthur avait l'idée saugrenue de porter, le jeune homme ne donnait pas cher de sa peau si Lennon rentrait et qu'elle découvrait d'une façon peu orthodoxe que son colocataire n'était pas rentré seul ... A reculons, Swann tatônna en tenant toujours Arthur contre lui et trouva finalement la porte de sa chambre, qu'il ouvrit et contre laquelle il emprisonna Arthur une fois refermée.

De moins en moins lucide, se fichant totalement du bordel ambiant qui régnait dans son petit havre de paix, uniquement concentré sur Arthur, il se dépêcha de lui ôter sa veste et de s'attaquer à sa chemise - bordel, avait-on idée de porter un truc pareil ? Malgré cet incident mineur, Swann était sur un petit nuage. Rien n'aurait pu le faire redescendre de son petit cumulonimbus rose bonbon. Il mettait de côté l'angoissante question de savoir pourquoi Arthur était le seul qui en six ans avait eu le droit d'entrer dans sa chambre, pourquoi il se sentait aussi heureux et niais en cet instant, pourquoi il avait envie que cette nuit ne s'arrête jamais. Finalement, la chemise capitula et rejoignit le sol, tout comme la veste avant elle. "Je te croyais plus pressé plus que ça ..." murmura Swann d'un air malicieux, tout en l'embrassant dans le cou. Il faisait allusion au tee-shirt qu'il portait encore. Il faut dire que pressé comme il était, il n'avait pas franchement consenti à laisser le champ libre à son compagnon.

tu le sais déjà, mais j'ai kiffé ton post mon chou ! j'espère que le mien t'ira, sinon je change <3
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mer 11 Mai - 16:45

Perdant un peu plus le contrôle à chaque seconde qui passait, Arthur se retrouvait soudainement dans une situation qu'il n'avait que très peu expérimenté.
Parce qu'il avait pour habitude de maîtriser de bout en bout les mots qui sortaient de sa bouche. Parce que le jeune homme ne se laissait jamais emporter par des besoins uniquement physique – du moins, il tentait de s'en convaincre – et qu'il se retrouvait là, au milieu d'un hall d'entrée d'immeuble – certes vide – en train de tout faire pour ôter une ceinture qui n'avait rien à faire accrochée au pantalon de Sieur Swann.

Cependant, l'homme qui se trouvait face à lui ne semblait guère enclin à terminer nu dans un hall plutôt froid, et enserra ses poignets pour l'empêcher – d'une manière peu brutale – d'aller plus loin dans son « desserrage de ceinture ».

« Je crois que j'ai eu mon quota d'endroits insolites pour la semaine. » Mutin, Arthur sourit à cette annonce qu'il ne pouvait que valider. L'idée même de se diriger vers un appartement – et Arthur était prêt à accepter d'entrer dans n'importe quel appartement – ne pouvait être que bonne. D'autant que, sa raison revenue pour quelques secondes, le stagiaire considéra que se retenir quelques instants n'était pas une mauvaise initiative, tant il restait risqué de se faire surprendre dans un endroit aussi soumis au passage.

Ils se séparèrent alors – et ce détachement, bien qu'il le devinait bref, ne fut gère au goût du britannique – et Arthur suivit Swann dans une ascension rapide des étages qui le mèneraient à l'appartement tant convoité. Il aurait pu être intéressant pour lui de faire un peu attention à l'environnement dans lequel il évoluait à cet instant, ne serait-ce que pour être capable de revenir frapper à cette porte, un soir de solitude.

Lorsque Swann ouvrit la porte de son appartement, le jeune homme ne put s'empêcher de retenir sa respiration. C'était la première fois qu'il entrait dans ce lieu qu'il devinait réservé au maquettiste et sa colocataire. Et quand bien même il ne s'agissait probablement pas de la dernière fois – du moins, Arthur l'espérait profondément – cela signifiait beaucoup.
Leur relation était certes supposée ne reposer que sur des « services rendus entre amis », mais accepter de le faire entrer dans cet appartement semblait indiquer que Swann, d'une certaine manière, l'acceptait dans sa vie, et acceptait pleinement toutes les conditions sine qua non de leur relation .
L'endroit était plongé dans la nuit et un silence apaisant, signifiant au passage qu'ils seraient tous deux bel et bien seuls pour la nuit. Occupé à s’accommoder à l'obscurité ambiante, il ne prêta – pendant un très court instant – pas attention à Swann et fut presque surpris lorsque deux lèvres s'emparèrent des siennes sans sommation. Répondant à ce baiser d'une manière furieusement pressée, Arthur se laissa entrainer vers ce qu'il devinait comme étant l'antre de son amant et dans laquelle il se trouva « coincé » entre Swann et la porte.

Si Swann s'était mis en tête d'ôter tous les vêtements qu'il portait, le jeune homme empêchait également Arthur de mener à bien sa propre tâche. Aussi, le britannique s'intéressa au cou, aux lobes décidément passionnants et laissa ses mains s'amuser bien en dessous des vêtements qu'il se promis d'ôter à son tour sous peu.

« Oh, mais je le suis toujours... C'est juste qu'une certaine personne avait l'air de trouver que mes vêtements à moi ne pouvaient pas attendre... » Taquin, Arthur pinça délicatement les fesses du maquettiste et remonta lentement jusqu'à sa ceinture qu'il ôta pour de bon. Il fit ensuite preuve d'une dextérité qu'on lui avait déjà envié et le pantalon de Swann rejoignit le sol avant que son propriétaire ait le temps de s'en rendre compte.

Prenant possession de lèvres qu'il avait quitté bien trop longtemps à son goût, le britannique avança de quelques pas, se détachant un peu de la porte dont la poignée commençait à s'incruster dans le bas de son dos.
Ses mains, toujours aussi baladeuses, s'amusaient à remonter doucement le t-shirt de Swann, comme si le jeune homme souhaitait étirer cet instant en longueur.

« Et si j'attendais encore un peu pour te libérer de ce t-shirt ? Je le trouve très saillant, moi... » murmura-t-il langoureusement tout près de l'oreille de son collègue.

Il était parvenu à faire languir Swann depuis le début.
Pourquoi ne pas continuer à jouer encore un peu?

Désolée, pour le temps de réponse, je n'arrivais pas à me concentrer suffisamment ^^
Ton post était trop bien !
J'espère que le mien te conviendra quand même !
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Ven 13 Mai - 22:06

« Oh, mais je le suis toujours... C'est juste qu'une certaine personne avait l'air de trouver que mes vêtements à moi ne pouvaient pas attendre... » En effet, Swann refusait d'attendre une minute de plus. Le désir qu'il avait jusque-là éprouvé s'était mué en un besoin quasi irrépressible de sentir la peau d'Arthur sous ses doigts, de profiter de son parfum et de ses lèvres. Puisqu'il fallait partager Arthur avec d'autres - ces autres qu'il détestait déjà sans avoir pourtant une preuve de leur existence - Swann mettait un point d'honneur à graver en lui chaque souvenir du corps de son amant. Ce qui expliquait sa fébrilité en cet instant. Fébrilité qu'il pouvait difficilement contrôler puisque Arthur se faisait un plaisir de jouer avec lui, ce qu'aucun autre ne s'était permis de faire jusqu'à présent, du moins, pas avec autant d'insolence. Le jeune homme se tendit lorsque le malicieux personnage osa s'attaquer à son divin derrière et ne put réprimer un « Aïeuh ! » à demi-exagéré. Mais son attention se recentra presque aussitôt sur les mains d'Arthur qui s'attaquaient à nouveau à sa ceinture. Bougrement doué ! Swann sentit son jean glisser le long de ses jambes et cela ne fit que renforcer son envie de rendre la pareille à son amant. Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, et Swann s’y accrocha alors le plus possible. Ce que ça avait pu lui manquer, ne serait-ce que de ressentir cette sensation de désir prenant, dévorant, consumant tout son corps et son esprit.

Mais il se rendait compte que c’était Arthur lui-même, sa présence, et même l’ironie qui semblait se détacher à chacun des mots qu’il prononçait, comme s’il ne pouvait s’exprimer que par le contraire de ce qu’il pensait réellement, tout ça, Swann l’avait terriblement attendu. « Et si j'attendais encore un peu pour te libérer de ce t-shirt ? Je le trouve très saillant, moi... » Mais désormais, c’en était fini de l’attente. La patience de Swann ne pouvait plus se contenter de simples baisers, il lui en fallait plus. Alors, sans prévenir, et avec des gestes qu’on devinait qu’il avait pratique de nombreuses fois, il renversa la situation à son avantage, littéralement. Inversant leurs positions, il fit basculer Arthur sur son lit et arbora une expression de triomphe. « Tu fais moins le malin, là, hein ? » Appliquant le proverbe qui disait qu’on n’était jamais mieux servi que par sa propre personne, il ôta son tee-shirt et le balançant sans se préoccuper une seule seconde de où il allait bien pouvoir atterrir, fut-il un Marc Jacobs hors de prix. Le garçon dont le grain de beauté sur le menton seul suffisait à le rendre fou valait bien qu’il bousille un morceau de coton.

Le maquettiste se pencha alors sur son prisonnier et l’embrassa – peut-être un peu trop tendrement pour leur situation – tandis que ses mains avaient glissé sans aucun scrupule sur le long de son torse pour infliger le même traitement à la ceinture et au pantalon d’Arthur, qu’il fit rapidement glisser et tomber près du lit. Doucement, profitant de chaque contact qu’il avait avec la peau d’Arthur, Swann déposa un baiser au niveau de son nombril et remonta de la même façon sans se priver jusqu’à son cou. Son cœur battait à un rythme presque inquiétant, et son souffle devenait peu à peu saccadé. Néanmoins, il ne put s’empêcher de fanfaronner, comme d’habitude. « Je crois pas qu’on ait interdit les compliments alors … » Swann se tut un instant, le temps de prendre possession de ses lèvres – bon sang ce qu’il pouvait aimer l’embrasser ! « Tu me fais un effet terrible. » souffla-t-il, en sentant que ce serait la dernière chose intelligente qu’il dirait avant longtemps. Ses gestes se faisaient plus pressants, ses mains jouaient presque désespérément avec l’élastique du boxer d’Arthur, tandis que le frottement de leurs peaux l’une contre l’autre ne cessait d’enflammer son esprit plus troublé que jamais.
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Ven 27 Mai - 8:43

Le jean de Swann rejoignit un certain nombre de vêtements jonchant le sol plutôt rapidement, et Arthur s'en félicita. Après tout, ces morceaux de tissus n'étaient que d'affreux obstacles au contact de leurs peaux.
Il ne faisait pas particulièrement chaud et pourtant, Arthur sentait sa propre peau devenir brûlante. Il sentait ses vaisseaux sanguins gonfler et provoquer une sensibilité accrue de la moindre parcelle de sa peau.
Et plus que son épiderme, c'était son cerveau et son corps tout entiers qui brûlaient. D'un feu dévorant qui lui aurait permis de déplacer des montagnes, ou foutre un bordel immonde et débordant dans ce petit paradis temporaire.

Plus les secondes et les baisers passaient, et plus son cerveau se rapprochait du point de « stand by », laissant ses plus bas instincts prendre le dessus. Il n'avait plus envie de se poser mille et une questions. Plus envie de penser au terrible « et si » qui pourrissait systématiquement les seuls instants où le britannique se sentait bien.
On pouvait songer que tous deux n'avaient rien à faire ensemble. Mais ces quelques instants où tout était si évident, suffisaient à effacer les doutes qui l'assaillaient régulièrement. Durant ces nuits où leur monde se limitait au corps de l'autre, ils se complétaient, et tout était naturel. Il n'y avait pas de faux semblants, rien à prétendre, rien à dire.

Et, alors qu'il était bien plus occupé à embrasser son amant, le dos d'Arthur passa subitement de la porte au lit, sans avoir le temps de dire « ouf ».

« Tu fais moins le malin, là, hein ? » l'air triomphant qu'arborait Swann le fit sourire. Attrapant furtivement ces lèvres tentatrices, le britannique sourit, mutin, avant de répliquer – une main insidieusement placée tout près d'un certain élastique.
« Oh non ! Me voilà prisonnier, quel dommage ! » Et le jeune homme ne put se retenir de mordre sa lèvre inférieure, réprimant un petit éclat de rire.
Swann enleva alors lui même son t-shirt, et Arthur siffla, comme on siffle une femme qui passe.
« Mais quel bel homme ! »

Tout aussi soudainement que pour le reste de leurs tristes vêtements, le pantalon et la ceinture du britannique vinrent rejoindre leurs amis sur le sol de cette chambre, qui devait à n'en pas douter, ressembler à un véritable champs de bataille.

Une pléiade de baisers lui fit perdre toute notion de décence et, calant ses deux jambes de part et d'autre des hanches de Swann, Arthur passa ses mains derrière le cou de son amant et s'accrocha à lui (un peu plus qu'il n'aurait dû, par ailleurs) et s'engagea dans un baiser décidément passionné et – au grand damne du grand Dieu – légèrement tendre.

Il se lança alors dans une chorégraphie qu'il maîtrisait, bien que différente à chaque fois.

Parce qu'ils s'étaient interdit de ressentir quoi que ce soit. Parce qu'ils s'étaient interdit de dire quoi que ce soit.
Parce qu'il n'avait aucun pouvoir sur ses propres sentiments, et l'effet que Swann produisait sur lui.

Cette nuit représentait alors un moyen subtil, implicite et un véritable purgatoire à ces horribles petites choses qui n'avaient pas le droit d'exister.
Arthur prit alors soin de l'aimer. Avec fougue, et une passion qui lui était peu habituelle.
Bien qu'il ne fut à aucun moment question de réellement montrer quoi que ce soit.

Tout n'était qu'une question de dosage, et de prise sur soi.
Swann ne devait en aucun cas savoir que ce qu'Arthur lui montrait cette nuit étaient ses véritables sentiments. Cela ne faisait pas partie du deal.

Cela pourrait signifier la fin d'une histoire qui ne faisait que commencer. Et même si, dans son cas, tout n'était basé que sur des mensonges, ou des non-dits, Arthur n'accepterait certainement pas que tout se termine.

ouais, bon, ben je crois que c'est l'un des pires Rp de ma vie ! J'ai pas du tout réussi à faire ce que je voulais ! xD
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Sam 28 Mai - 19:01

Lorsque Swann se réveilla, il se demanda tout d'abord ce qu'il faisait en terrain connu. Chaque samedi matin ou presque, il se réveillait dans une chambre qu'il ne verrait plus de sa vie et le fait d'ouvrir les yeux sur les murs familiers, couverts de photos et posters, lui faisait un drôle d'effet. C'était étrange. Mais pas désagréable. Doucement, il se tourna, et son regard accrocha les traits d'un Arthur encore endormi - à moins qu'il ne fasse très bien semblant. Durant quelques secondes, Swann resta immobile, se contentant de l'observer, comme pour essayer de conserver le moindre détail dans son esprit. Les souvenirs de leur nuit remontèrent doucement à la surface de son esprit encore embrumé de sommeil, et une agréable tièdeur se diffusa dans tout son corps, lui rappelant ce qu'avaient pu être leurs ébats. Le coeur de Swann fit un petit bond dans sa poitrine. Jamais, ô grand jamais il ne se laissait aller à de telles considérations ! Ils avaient couché ensemble, point barre, pas la peine d'en faire une montagne ! C'est pourquoi il sortit du lit - doucement tout de même, pour ne pas réveiller son amant - et enfila un boxer pour rejoindre à la pointe des pieds la salle de bain. Se reprendre. Il fallait à tout prix se reprendre. Mais en avait-il seulement le courage ou l'envie ? Swann s'observa d'un oeil critique dans le miroir, tout en se brossant consciencieusement les dents. La réponse fut sans appel. "Bordel de merde." Non. Tout ce dont il avait envie, c'était de se glisser à nouveau sous les draps et de serrer Arthur contre lui, respirer son odeur, caresser sa nuque, jouer avec ses cheveux. Après s'être aspergé le visage d'eau, histoire de rafraîchir son teint de pêche (bah voyons), il pesta intérieurement contre sa stupidité, se secoua vertement en s'intimant d'être fort et inflexible, et retourna tout aussi silencieusement dans la chambre.

Mais alors qu'il aurait dû ouvrir les volets, se rhabiller, s'allumer une cigarette et virer Arthur sans ménagement, il ne put s'y résoudre. Se mordant la lèvre, Swann revint tout doucement sur le lit, se glissa sous la couette et alla entourer Arthur de ses bras, se collant contre son dos. Alors que Swann avait lui-même proscrit les câlins, il se mettait dans une situation de tentation absolue. Optant pour un réveil en douceur, il déposa un baiser sur l'épaule de Arthur, puis les laissa glisser dans son cou, où il ne se priva pas pour multiplier - toujours plein de délicatesse, un fait pourtant rarissime chez Swann - de tendres attentions. "Réveille-toi ..." murmura-t-il tout bas, comme s'il eut voulu qu'Arthur ne l'entende pas et reste assoupi dans ses bras. Swann se sentait bien, comme ça. Protégeant Arthur dans ses bras, sentant son coeur battre en écho du sien. Alors, qu'est-ce qui pouvait bien clocher entre eux ? La vérité ... La vérité, c'était qu'il n'était qu'un lâche. Un connard incapable d'aimer, incapable de trouver le courage de dépendre de quelqu'un d'autre, incapable de ravaler sa fierté de paon, même s'il en résultait que le type qu'il tenait entre ses bras, celui-là même pour lequel il éprouvait bien plus qu'un béguin à deux francs, allait lui échapper. Mais de toutes façons, Arthur lui avait bien fait comprendre qu'il n'espérait rien de cette relation. Rien du tout. Rien ne pouvait être plus clair. C'est pourquoi Swann se contentait - difficilement, certes - de ce qu'il pouvait saisir au vol. Et le serrer dans ses bras au petit matin faisaient partie de ces choses qu'il aurait aimé recommencer chaque jour."Allez, ouvre un oeil ..." murmura-t-il à nouveau, effleurant son oreille de ses lèvres, espérant peut-être le faire frissonner et le tirer de son sommeil.

mais noooooon, je l'ai trouvé très chouette, moi ! <3
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Dim 29 Mai - 14:20

Le soleil passait au travers des rideaux, et diffusait déjà une douce lumière dans la pièce. Ouvrant un œil – et prenant soin de ne pas bouger, afin de ne pas réveiller son « beau au bois dormant » – Arthur se fit un plaisir de détailler un peu l'endroit dans lequel il se trouvait.
Ce n'était certainement pas tous les jours qu'on se réveillait dans la chambre de Swann Rose, et le britannique ignorait s'il aurait un jour l'occasion d'y revenir. Aussi, il prit soin de tout regarder et constata que les goûts affichés – par le biais de posters et cadres divers – étaient plutôt bons : Au moins, l'éducation culturelle de Swann ne semblait pas à refaire, songea-t-il en sourirait bêtement.
Cependant, au moment même où il sentit quelques mouvements de l'autre côté du lit, le jeune homme ferma les yeux et feignit de dormir paisiblement.

En effet, il n'avait absolument aucune envie de sortir de ce lit, tant il s'y sentait bien, comme en sécurité – alors qu'aucune menace ne planait sur lui au dehors.
Un peu plus de mouvements, et Arthur se retrouva seul dans le lit. Si ce changement fut aussi soudain que temporaire, le stagiaire n'apprécia guère. Il eut en effet la très désagréable sensation d'être trop seul dans ce trop grand lit froid de l'absence de Swann.
Non, non. Ce n'était pas... Pas... Pas quoi ? Pas vrai ? Pas logique ? Pas le droit ? Pas sain, peut-être... Tu délires mon pauvre vieux! se fustigea-t-il mentalement. Tu n'es pas vraiment seul... Puis que vous n'êtes pas deux ! Entre-toi ça dans le crâne une bonne fois pour toute ! Swann n'est pas à toi. Il ne le veut pas, alors toi non plus, point barre !

Ces fustigations matinales le firent changer de sens, et Arthur offrit son dos au milieu du lit, attendant patiemment – et avec un espoir grandissant – le retour de son amant.
Ses attentes furent exaucées, et le jeune homme continua de feindre le sommeil, même lorsqu'il sentit un torse encore tiède se coller doucement contre lui.
Et feindre « le sommeil du juste », alors qu'un homme aussi séduisant que Swann s'appliquait à embrasser son cou en de multiples endroits, provoquant par la même occasion de petits frissons incontrôlés, était une mission de haut vol, quasiment impossible pour Arthur qui consentit alors à laisser échapper un genre de petit ronronnement de contentement.

Le britannique se sentait trop bien dans ces bras pour souhaiter se réveiller ostensiblement et mettre fin à ces quelques instants de bonheur absolu. Un bonheur absolu auquel il savait n'avoir pas le droit. Cela ne faisait pas partie des règles. Et si Arthur souhaitait secrètement que Swann ne préfère ces quelques instants aux bras d'autres hommes, il songeait avec peine que ce ne devait pas être le cas.
Pourtant, il pouvait très bien annoncer à son amant qu'il ne pouvait continuer une telle relation, lui dire que la non-exclusivité demandée ne lui convenait finalement pas. Lui avouer que ne pas le voir tous les jours lui faisait mal. Seulement il n'était qu'un gamin effrayé par l'engagement. Un pauvre adolescent boutonneux qui craignait ses sentiments comme on a peur d'un requin blanc sur une plage.

« Allez, ouvre un œil... » Prenant soin de laisser son dos collé au torse de Swann, Arthur parvint à tourner uniquement sa tête et sourit à l'homme qui lui faisait face. Il attrapa alors furtivement ces lèvres, bailla un court instant, soupira, et se décida à finalement parler.
« Bonjour... Sympa, ta chambre... J'avais pas fait gaffe, hier... » annonça-t-il en se mordant la lèvre, mutin dès le matin, histoire de ne pas changer ses bonnes habitudes.
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Mar 31 Mai - 13:44

Doucement, le bel endormi consentit à s'éveiller. Et Swann fut ravi de la tournure que prirent les évènements. Leurs lèvres se lièrent et un frisson de plaisir chatouilla tout son corps, le faisant sourire presque niaisement. « Bonjour... Sympa, ta chambre... J'avais pas fait gaffe, hier... » Le sourire de Swann s’élargit et il s’approcha du visage d’Arthur, offert au moindre de ses caprices désormais. « Tu veux que je te rappelle à quoi tu étais occupé ? » Doucement, il fit s’effleurer leurs lèvres, pour ce qui au départ, ne devait être qu’un baiser signifiant bonjour, à son tour. Depuis quand ne s’était-il plus attardé ainsi, à profiter de celui qui avait partagé sa nuit ? Presque timidement, lui qui d’habitude n’hésitait jamais et savait ce qu’il voulait, Swann se permit d’être un peu plus passionné. D’elle-même, sa main gagna la joue d’Arthur et la proximité de leurs corps n’en fut que resserrée. Et tandis qu'il continuait de l'embrasser, Swann se faisait la réflexion qu'il n’aurait laissé sa place à personne d’autre. Sans qu'il ne s'en rende compte, ses gestes devinrent plus tendres, plus doux. Il y avait quelque chose d'amoureux dans la façon qu'il avait de s'approprier le corps d'Arthur, à la fois impétueux et fragile. A cet instant précis, Swann savait qu'il bafouait effrontément toutes les règles de sécurité qu'ils s'étaient imposés. Cela ne fit que redoubler son ardeur. Il voulait Arthur, il le voulait passionnément et il ne le laisserait à aucun autre. Il marquerait son territoire s'il le fallait. A nouveau emporté par le désir, le maquettiste laissa glisser ses lèvres dans le cou d'Arthur, continua sur son épaule, se permit une incursion sur son torse. Et il aurait continué ainsi si la porte de la chambre ne s'était pas doucement entrouverte ... et qu'une énorme boule de poils avait bondi sur le lit sans se préoccuper des activités auxquelles pouvaient bien s'adonner ses occupants. « PUTAIN ALBERT SALE CHAT ! » s'écria Swann, surpris, déséquilibré, se recevant un coup de langue sur le nez en guise de bonjour, le matou ne comprenant absolument pas ce qu'il avait pu faire de mal en venant réclamer sa portion journalière de saumon fumé. Et voilà, c'était foutu pour le câlin du matin. Mais d'un autre côté, Swann devait bien l'avouer, Albert venait de lui sauver la mise. Comment aurait-il pu expliquer les étoiles enamourées qui brillaient dans ses yeux à chaque fois qu'il posait son regard sur Arthur, comment aurait-il pu justifier son insistance pour le garder près de lui, comment aurait-il pu expliquer la douceur ambiguë de ses gestes ? Oui, en un sens, Albert venait de lui sauver la vie ...

Le matou, posé sur le lit, regardait Arthur d'un air curieux, voire soupçonneux, l'air de dire « qu'est-ce que tu fiches dans le lit de mon maître à moi tout seul ? ». Swann poussa un soupir. « Arthur, j'te présente Albert, tyran domestique et accessoirement chat à ses heures perdues. Albert, j'te présente Arthur, Anglais avec de vrais morceaux de pudding dedans et stagiaire quand il n'est pas occupé à coucher avec moi dans les ascenseurs en panne. » Autant vite redevenir le Swann habituel, le caustique, le je-m'en-foutiste qui ne pensait qu'à sa gueule pour éviter tout malentendu gênant. Ca lui déchirait le coeur d'agir ainsi – il prenait conscience de combien il avait pu être odieux avec ses précédents amants, brusquement ... - mais il n'avait pas le choix. C'était ça ou s'exposer à quelque chose de bien plus dangereux. A regrets, Swann s'écarta d'Arthur et se leva, attrapant au passage son jean qu'il enfila prestement. Se tournant vers lui, se retenant à grand peine de revenir tout de suite dans le lit et de lui faire passionnément l'amour, il se passa la main dans les cheveux et se mordit la lèvre avant de lâcher : « Tu peux prendre une douche avant de partir, si tu veux. » Swann se sentait horriblement lâche. Et coupable. Pourtant, il ne faisait que respecter les règles (qu'il s'était bien permis de transgresser quelques minutes avant) ! Les règles, les sacro-saintes-règles, celles qui étaient sensées les préserver de l'insidieux sentiment qu'il sentait couler à présent dans ses veines. Et si dès ce soir, Arthur se trouvait un autre homme pour partager sa nuit, et s'il rencontrait quelqu'un, et s'il se désintéressait de lui ... Et si, et si, et si. Pourtant, Swann ne dit rien. Il se contenta de ramasser son tee-shirt et de l'enfiler, la mort dans l'âme, le regard fuyant. Il n'osait même pas regarder Albert, toujours posé sur le lit. Un Albert qui devait percevoir la tristesse de son maître puisqu'il commença à miauler plaintivement et bondit au pied du lit pour aller se frotter contre les jambes de Swann, comme à son habitude pour réconforter le maquettiste qui en avait bien besoin en cet instant.
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MessageSujet: Re: Once again [R.]   Ven 3 Juin - 18:21

« Tu veux que je te rappelle à quoi tu étais occupé ? » Souriant presque timidement à celui qui prenait adorablement possession de ses lèvres, Arthur se tourna un peu plus, rapprochant ainsi son dos du matelas.
« Je crois que je m'en souviens un peu... Mais j'aurais quand besoin qu'on me rappelle quelques détails... » Mutin, le stagiaire vint attraper les lèvres de son amant, et tout à fait malencontreusement, l'une de ses mains glissa doucement le long du dos de Swann.

Si leurs projets matinaux semblaient aller dans la même direction, la manière dont Swann agissait était beaucoup plus douce que la veille. Arthur en vint même à trouver qu'il agissait tendrement. Et si de son côté, le jeune homme ne se privait certainement pas d'agir de la même manière – cela lui permettait, un bref instant, d'imaginer ce que cela pourrait donner s'ils formaient réellement un couple, et par là même de profiter d'une tendresse qu'il savait ne peut-être plus revoir – son cerveau fut enseveli sous les incertitudes.

Et si cette soudaine tendresse n'était que la conséquence d'une baisse de sa garde ? Et si ce n'était que l'expression d'une envie profonde ?
Après tout, les règles qu'ils s'étaient tous deux imposés étaient suffisamment claires et Swann suffisamment adulte et respectueux des règles
(ou pas, songea-t-il avec ironie) pour ne pas se lancer dans une fausse marque de tendresse.
A moins qu'il ne se soit lancé dans une odieuse manœuvre de manipulation... Non, ce n'était pas son genre... Enfin, feindre une quelconque tendresse n'était pas supposé lui procurer d'avantage, puisque briser les règles revenaient à mettre en péril leur relation non exclusive.
Et si... Et si... Et si RIEN ! Continues a être tendre aussi, et peut-être que cette non exclusivité restera une exclusivité cachée...


Mais ces horribles turpitudes matinales et son espoir grandissant – quand bien même la chute serait d'autant plus douloureuse s'il avait tout imaginé – furent soudainement interrompus par un certain « sale chat d'Albert ».
Surpris et momentanément déboussolé, Arthur regarda le-dit chat lécher amoureusement Swann en souriant.
S'il n'appréciait pas trop cette interruption mal placée, il ne pouvait pas non plus en vouloir à ce pauvre chat qui devait mourir de faim.

« Arthur, j'te présente Albert, tyran domestique et accessoirement chat à ses heures perdues. Albert, j'te présente Arthur, Anglais avec de vrais morceaux de pudding dedans et stagiaire quand il n'est pas occupé à coucher avec moi dans les ascenseurs en panne. » Si ce commentaire avait été fait dans les premiers jours de leur rencontre, Arthur aurait été profondément froissé. Seulement, il commençait à connaître Swann, et ce genre de pique le faisait bien plus sourire – voire éprouver quelques sentiments interdits – qu'autre chose.
« Enchanté de te rencontrer Albert ! Je ne voudrais pas casser l'image que tu as de ton maître, mais c'est lui qui m'a obligé à me déshabiller, dans l'ascenseur... » Souriant victorieusement, et se retenant de tirer la langue, le britannique reporta son attention sur son amant, visiblement pensif.

Et Swann quitta presque précipitamment le lit, laissant Arthur seul une seconde fois. Sauf que ce coup-ci, le stagiaire savait que son amant ne reviendrait pas. Il le regretta d'ailleurs, parce qu'il aurait immensément apprécié que Swann se jette sur le lit pour lui faire sauvagement l'amour (quoi qu'un peu de tendresse ne l'aurait pas importuné).
L'imitant, le britannique se leva du lit et chercha son caleçon des yeux pendant quelques secondes avant de l'enfiler.

« Monsieur est trop bon... Je retrouve mes fringues, et je te voles ta douche dans ce cas... »
Cependant, alors qu'il attendait l'aval du propriétaire de la-dite douche, Arthur passa brièvement devant Swann, lui vola furtivement un baiser, et entreprit de chercher le reste de ses vêtements qu'il savait éparpillés aux quatre coins de la pièce.

MONGIEU ! C'est pas terrible mon histoire... xD
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