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 LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]

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MessageSujet: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Sam 25 Juin - 16:54


sujet réservé à Swann Rose



VEGASBABY

CE QUI SE PASSE A VEGAS, RESTE A VEGAS


La salle de conférence était bondée, tous les employés du Baltimore Sun et leur famille s'y étaient entassés, vêtus comme des petits princes. Ce n'était pourtant pas une réception particulièrement classe, et Arthur n'avait donc pas fait de grands frais pour cette soirée. Seulement vêtu d'un pantalon noir, d'une veste de costume et d'un t-shirt aux motifs  »rolling-stoniens », il se fichait éperdument des regards de certains pontes assis sur leur trente-et-un au lieu de leur cul.
Leroy Avery avait rejoint une petite scène montée pour l'occasion, une coupe de champagne à la main, et l'autre occupée à mettre le microphone en marche. Alors qu'il se raclait la gorge, le silence se fit plus que rapidement, et tous les visages se tournèrent vers lui, le plus sérieusement du monde.

« Bonsoir à tous et à toutes ! Si je vous ai convié ici ce soir, c'est pour vous annoncer un petit « événement », qui se déroulera du 16 Mai, soit demain, au 16 Juin. » Intrigué, Arthur écouta plus attentivement, espérant que cette fois-ci, « l'évènement », serait véritablement intéressant.
« En effet, le Baltimore Sun organise une tombola, dont les dix premiers lots seront distribués ici même, le 17 Juin au soir. Chaque employé se verra attribué le nombre de tickets qu'il souhaitera, et il aura pour mission de les vendre à qui il le souhaite. Bien évidemment, vous pourrez également en acheter pour vous même. Cela dit, ce n'est pas un concours, le but n'est pas d'en vendre le maximum, ce n'est donc pas la peine de vous ruiner pour augmenter votre chiffre. » A cette petite blague, toute l'assistance rit. Arthur, lui, ne fit que sourire du coin des lèvres, et jeta un bref coup d’œil à Swann, de loin
« Les deux premiers lots, seront un week-end à Las Vegas, dans un très bon hôtel, tous frais payés bien évidemment. Seules vos mises aux jeux seront à vos frais... Ensuite, il s'agit de deux i-phone, trois i-pad, et quelques séjours à Disney World à Orlando. En dessous de la dixième place, je ne vous ferai pas la liste, celle-ci est bien trop longue ! Cela dit, soyez rassurés, il n'y a aucun stylo au logo du Baltimore Sun, ni autre jeux de cartes de mauvais goût.
Je donnerai les détails aux employés plus tard. Pour l'heure, je vous laisse profiter du buffet ! »
Saluant la foule en souriant, il descendit de la scène, et presque tout le monde se jeta sur le-dit buffet, comme s'ils n'avaient pas mangé depuis trois jours songea Arthur avec agacement.
Pressé, et peu amateur de bains de foule et autres réceptions, le britannique se dirigea vers la sortie. Son pot de glace l'attendait dans le congélateur.

* * * * * * * * * * * * * * *

Un mois. Cela faisait un mois qu'Arthur prospectait dans toute sa famille, et faisait du porte à porte avec l'un de ses neveux. Certes, le-dit neveu était dans une poussette, mais cela avait eu l'avantage d'attendrir les personnes chez qui il sonnait.
Ce soir était le soir de l'annonce des dix premiers gains. Deux tickets attendaient patiemment, soigneusement rangés dans son porte-feuille.

« Bonsoir à tous et à toutes ! Cela fait donc un mois que la tombola a commencé. Comme vous pouvez le voir, il y a devant moi une grosse caisse remplie de boules numérotées, je vais donc en tirer dix et j'annoncerai le nom des dix premiers gagnants. Le reste des participants recevra un courrier leur indiquant la nature du lot qu'ils ont gagné, ainsi que l'heure et l'endroit où ils pourront le retirer. Bien, nous allons commencer. » Le directeur du journal mimant un roulement de tambour et tira la première boule. « 1578 ! Ce qui correspond à... SWANN ROSE ! Félicitation mon vieux, vous avez le droit à un week-end à Las Vegas tous frais payés ! » Se souciant peu des réactions des personnes présentes, Leroy Havery continua à farfouiller dans sa caisse. « 275 ! Qui est... ARTHUR CARLTON ! Mon dieu, on va m'accuser de favoriser mes employés maintenant ! Et bien, je vous souhaite un bon week-end avec votre collègue ! » L'assistance rit, mais Arthur déchanta.

« un bon week-end avec votre collègue ». Serait-il vraiment obligé d'aller à Vegas avec Swann ? En soi, cela ne le dérangeait pas. Mais étant donné leur situation – et ce même s'ils ne partageraient pas la même chambre (n'est-ce pas ?) – cela sentait trop le « week-end en amoureux » pour être honnête. Et franchement, cela ne lui plaisait pas tellement.

* * * * * * * * * * * * * * *

Il avait quitté les bureaux du B.S tôt ce soir là. Et quelques jours après, Arthur avait appris qu'il n'aurait presque pas de choix dans la date de son week-end. Il était en effet obligé de partir au même moment que Swann et seules trois dates étaient disponibles. Le cadeau légèrement empoisonné en somme.
Ils s'étaient alors mis d'accord pour le dernier week-end du mois de Juin et étaient partis pour Vegas par le même avion, leurs deux places côte à côte.
Le voyage avait été silencieux. En vérité, le britannique ne savait pas trop quoi dire, trop occupé qu'il était à imaginer ce qui allait se passer, et surtout la manière dont il allait agir.
Allaient-ils simplement s'ignorer, et tout faire pour ne pas se croiser ? Ou pourraient-ils profiter de l'aubaine d'être loin de chez eux pour se libérer un peu ?

Fourbu, fatigué et pressé de se jeter sur le merveilleux lit qu'on lui avait promis, Arthur accompagna Swann jusqu'à la réception, un petit sac de voyage à la main.

« J'espère que les lits sont confortables, parce que là, une sieste ne serait pas de trop... » Il sourit, et se détendit un peu. Après tout, Las Vegas était la ville mythe de la fête et de la débauche autant en profiter un peu.
« Bonsoir ! Vous devez avoir deux réservations aux noms de Carlton et Rose... » La demoiselle de la réception – tout à fait charmante au demeurant – sembla chercher sur son ordinateur, avant de se tourner vers eux, l'air légèrement embêté.
« Je n'ai en réalité qu'une seule réservation... On vous a réservé la suite Royale, il semble y avoir une erreur... Et... enfin nous sommes complets, alors je ne peux rien faire. Je vous y fait conduire ? »
Jetant un coup d’œil très légèrement désemparé à Swann, Arthur acquiesça dans le vide.
« Je.. Heu... Je suppose que oui... » Se tournant de nouveau vers son amant, le britannique attendit son approbation avant de faire tout mouvement. Il n'était pas question de se le mettre à dos dès le début du week-end. 

Bon, c'pas terrible mon début... Je me disais que finalement, on pouvait les faire monter commencer le champagne et PAF ellipse, ils se réveillent....


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Dernière édition par Arthur Carlton le Dim 26 Juin - 16:09, édité 1 fois
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Sam 25 Juin - 19:16

Swann était d’une nature compétitive. Tous ceux qui le connaissaient s’accordaient sur ça : Swann adorait gagner, et surtout, il adorait gagner avec l’éclat qui lui était propre, c’est-à-dire démesuré. Ainsi, lorsque Leroy Avery – son patron si sexy – annonçait qu’une tombola aurait lieu parmi les employés du Baltimore Sun, et que le gros lot serait un voyage à Las Vegas, il avait décidé qu’il gagnerait cette tombola, qu’il doive forcer le hasard ou pas. Pour arriver à ses fins, Swann avait usé de son arme principale : son sourire. Il avait souri aux caissières, aux médecins, aux vieilles dames, aux jeunes mamans dans le parc, aux hommes d’affaire pressés, aux employés de son resto italien préféré, et même à des dealers de drogue, enfin, il le croyait. Toujours est-il que le seize juin, il se ramena comme une fleur au Baltimore Sun, confiant en sa bonne étoile et armé d’une volonté à toute épreuve. La salle de réception était bondée de monde. Un instant, il aperçut Arthur et son cœur fit un petit looping. Il n’osa pas attirer son attention et se concentra sur l’annonce des résultats. « Bonsoir à tous et à toutes ! Cela fait donc un mois que la tombola a commencé. Comme vous pouvez le voir, il y a devant moi une grosse caisse remplie de boules numérotées, je vais donc en tirer dix et j'annoncerai le nom des dix premiers gagnants. Le reste des participants recevra un courrier leur indiquant la nature du lot qu'ils ont gagné, ainsi que l'heure et l'endroit où ils pourront le retirer. Bien, nous allons commencer. » Swann Rose, allez, pitié, mon dieu ! J’irais prier tous les jours, je serais un bon croyant ! « 1578 ! Ce qui correspond à... SWANN ROSE ! Félicitation mon vieux, vous avez le droit à un week-end à Las Vegas tous frais payés ! » WOUHOU ! A lui les bars, les casinos, les beaux gosses, l’hôtel de luxe à Vegas ! Euphorique, Swann était sur son petit nuage. Il voyait déjà les néons tentateurs de la ville électrique, il s’imaginait buvant du champagne hors de prix dans un jacuzzi démentiel, et … « 275 ! Qui est... ARTHUR CARLTON ! Mon dieu, on va m'accuser de favoriser mes employés maintenant ! Et bien, je vous souhaite un bon week-end avec votre collègue ! » Hein ?! Quoi ?! Swann retomba aussitôt de très, très, très haut. Le jeune homme perdit instantanément son sourire et tenta d’accrocher le regard de son amant, mais ce dernier avait déjà disparu, comme évaporé. Partir à Vegas avec Arthur ?! Il n’était pas sûr de pouvoir gérer une bombe pareille ...

Pourtant, il avait bien fallu. Quelques jours après l’annonce, Swann avait pris son courage à deux mains et avait appelé son amant. Ils s’étaient mis d’accord, étrangement facilement d’ailleurs, et cela avait eu le don de soulager Swann d’une partie de ses angoisses. Allons, ce ne serait pas si terrible ! Ils partaient à Vegas, tout de même ! Ve-gas, rien que ça. Ils allaient vivre l’un des plus beaux week-ends de leur vie, et il n’était pas question que Swann laisse passer cette chance inespérée. Le jour du départ, il était excité comme une puce au contraire d’Arthur qui semblait toujours très flegmatique – le charme anglais, sans doute – ou alors peut-être stressé. Toujours est-il que Swann prit le parti de rester stage et de ne pas l’embêter outre mesure. Ce fut très dur, surtout avec de longues heures de vol devant eux, mais Swann avait emmené sa fidèle amie Nintendo DS et les tribulations de Mario réussirent à tenir éloignée d’Arthur toute sournoiserie possible dont le maquettiste était capable. Mais lorsqu’ils avaient touché le sol et mis le pied dans Vegas, il avait été beaucoup plus difficile de contenir Swann et ses grands yeux de gamin qui voulaient tout voir et tout toucher, contrairement à un Arthur plutôt fatigué – ce qui lui donnait une adorable mine ébouriffée.

« J'espère que les lits sont confortables, parce que là, une sieste ne serait pas de trop... » Swann était trop excité pour approuver. Il avait envie de prendre une douche et de partir immédiatement à l’assaut de la ville, de goûter à chaque bar et de dépenser son argent autant que possible. Ils s’approchèrent de la réception, et une jeune femme les y reçut. Cependant, après quelques minutes de recherche pour les deux chambres séparées, elle releva un visage soucieux. « Je n'ai en réalité qu'une seule réservation... On vous a réservé la suite Royale, il semble y avoir une erreur... Et... enfin nous sommes complets, alors je ne peux rien faire. Je vous y fait conduire ? » LA SUITE ROYALE ! Oh mon dieu ! Swann jeta un rapide regard à son amant. Tout tournait très vite dans son esprit. Non seulement ça voulait dire qu’ils avaient une chambre de folie, avec vue panoramique, jacuzzi sur la terrasse et champagne à volonté, mais aussi et surtout, Arthur était dans la même chambre que lui ... Ce qui signifiait qu’il pourrait garder un œil sur lui. Et cela lui convenait parfaitement car ayant une chambre séparée, son Anglais préféré aurait bien été capable de ramener quelqu’un d’autre que Swann dans son lit, et ça, il n’en était pas question. Le maquettiste ne devait pas se voiler la face : puisqu’ils étaient tous les deux ici, il voulait en profiter ... De toutes façons, ils ne se souviendraient probablement de rien le lendemain matin alors tout était permis, qu’importe qu’une déclaration un peu trop romantique ne s’échappe de sa bouche ... « Je.. Heu... Je suppose que oui... » « On vous suit. fit Swann avec un sourire colgate. L’employée eut une mine contrite et leur indiqua un groom qui attendait près d’un ascenseur. En y entrant, Swann se dit qu’il était beaucoup plus confortable que celui du Baltimore Sun et il ne put s’empêcher de lancer un regard malicieux à Arthur. On ne se refait pas ...

Enfin, ils parvinrent au dernier étage. Le groom prit leurs bagages et leur indiqua leur chambre, tout au fond, dont la porte portait les initiales « VIP ». Grande classe ... Le maquettiste, qui avait la clé, ouvrit, le cœur battant. Et ce qu’il trouva à l’intérieur fut à la hauteur de ses attentes les plus folles. C’était immense, lumineux, et totalement ... totalement démentiel. « WOUHOU T’AS VU CA ?! » s’écria-t-il en allant sauter sur le lit pour s’y étendre. Ne tenant pas en place, il se rendit sur la terrasse d’où il pouvait voir toute la ville, qui s’étendait comme une immense pieuvre lumineuse à leurs pieds. Comme Swann l’espérait, il y avait ... « UN JACUZZI ! » Swann revint dans la pièce, avisa le groom qui avait l’air visiblement pressé de s’en aller et lui fourra un billet de dix dollars dans la main. L’homme partit sans demander son reste. Swann se tourna alors vers Arthur. « On est installés comme des rois, ça va être fou ! » D’ailleurs, du champagne les attendait sur une élégante table de bois, postée non loin du lit. Swann s’en empara et en versa deux coupes. Il en donna une à Arthur et lui fit un clin d’œil : « Profite ! Ce qui se passe à Vegas ... Reste à Vegas ! Il ne croyait pas si bien dire ...

***


Swann était encore profondément endormi quand le soleil perça les rideaux tirés de la suite royale. Ce fut le téléphone de la chambre qui le réveilla, enfin à moitié. La sonnerie stridente le fit froncer des sourcils, il se recroquevilla sous les draps puis comme ça ne s’arrêtait pas, il consentit à répondre d’un air plus que grincheux. « Moui ? » « Bonjour monsieur Rose. Ici le service d’étage. Désirez-vous un petit déjeuner ? » Intense réflexion. « Uh ... Apportez le nécessaire. » Et paf, voilà qu’il retombait sur l’oreiller. A demi-somnolent, il se retourna, pour se rendre compte ... qu’Arthur dormait à ses côtés, visiblement aussi nu que lui sous les draps. Cette constatation amena un sourire stupidement satisfait sur les lèvres de Swann. Il s’approcha de lui, pour lui embrasser le cou afin de le réveiller, quand un petit éclat métallique reflété par le soleil attira son regard sur la main de son amant. Tiens. Un anneau.

...
.......
.............

UN ANNEAU ?! Swann jeta immédiatement un regard à sa propre main. OH MERDE ! Il en avait un aussi ! Oh merde ! « Arthur, réveille-toi ! » Paniqué, Swann commença à secouer son bel endormi. Il commençait à craindre le pire, et même plus que ça ...

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Sam 25 Juin - 20:15

Tout dans cet hôtel transpirait le luxe. Tout était brillant, velouté, rouge, doux et soyeux. Chaque table brillait d'avoir été cirée le matin même, chaque tapis sentait une fraîcheur presque neuve. Même l'ascenseur était luxueux. Des imitations de marbre, des panneaux plaqués or, quelques miroirs... Rien à voir avec le petit ascenseur du Baltimore.
Quelques souvenirs lui revinrent en mémoire et Arthur se tourna vers Swann qui lui sourit malicieusement. Bien sûr, que lui aussi y avait pensé. Évidemment, que ça lui avait effleuré l'esprit.
Silencieux et plutôt attentif à tout ce qui l'entourait, le britannique suivit le groom sans broncher, jusqu'au bout d'un couloir où était indiqué – en lettres outrageusement dorées évidemment – « VIP ».

Ce qu'il découvrit une fois la porte ouverte dépassait tout ce que l'on pouvait voir dans les films ou imaginer dans les plus fous des rêves. Tout était... Grandiose, magnifique, à couper le souffle. Les mots manquaient pour exprimer le luxe et le bonheur que cette immense suite lui inspirait.

« WOUHOU T’AS VU CA ?! » Arthur souriait de toutes ses dents depuis qu'ils étaient entrés. Amusé, et presque attendri par ce grand gamin qui courrait partout, il le suivit jusque sur la terrasse où il put constater avec plaisir – et quelques idées peu catholiques – qu'on avait songé à installer un grand jacuzzi. Tout à sa contemplation de la vue, le stagiaire ne sentit pas que Swann avait quitté le balcon, et lorsqu'il se retourna, il le vit brillamment servir un pourboire au groom. Aussi, il se décida à également entrer dans leur suite, tout sourire, et décidément plus détendu.

« On est installés comme des rois, ça va être fou ! » Malicieux, Arthur regarda Swann leur servir deux coupes de champagne et répliqua, ô combien équivoque.
« J'aurais plutôt dit déluré, mais cela dit, fou c'est pas mal aussi.... » Il prit la coupe, en but une gorgée et sourit. « J'espère bien ».

La soirée promettait d'être folle, effectivement.
Et cet adage avait tout intérêt à être respecté.

* * * * * * * * * * * *

Un téléphone sonnait. On ne répondait pas. Il sonnait toujours. Mais qu'on réponde bon dieu !
« Grgnh ! » fut le seul son qu'Arthur parvint à émettre lorsqu'il entendit vaguement Swann parler dans un combiné. Renfonçant sa tête dans un oreiller terriblement moelleux, le jeune homme songea qu'il était encore temps de se rendormir. Il n'interpréta même pas le fait qu'entendre Swann parler voulait dire qu'il était juste à côté. Tout ce qu'il voulait, c'était que les martèlements qui raisonnaient dans son crâne s'arrêtent.

Un bisou au creux du cou. Moui, ça aide, songea-t-il en soupirant d'aise. Seulement, après cette petite douceur, ce fut un cri l'exhortant de se réveiller qui lui perça les tympans. Cachant un peu plus sa tête sous le doux oreiller, Arthur grogna. Dieu qu'il détestait qu'on le réveille de la sorte.
On le secoua. De plus en plus vite. De plus en plus fort.

« Mais quoi heuuuu ?! » s'exclama-t-il en se tournant sur le côté, pour faire face à Swann, tout en étant toujours allongé. « Tu peux parler doucement ? J'ai mal à la tête... » Il ouvrit doucement les yeux, et attendit quelques courtes secondes avant de regarder autour de lui.
Swann était à moitié assis, les mains folles et agitées. Seulement, un petit éclat lumineux lui fit cligner des yeux, et le britannique regarda avec plus d'attention la main de son amant.

« Tiens ! Tu t'es acheté une bague ? J'espère que ce n'est pas moi qui te l'ai conseillé, c'est pas très beau... Trop simple... On dirait une alliance ! Oh, et puis j'me souviens de rien, c'est atroce ! »
Une main sur le front, Arthur respira à fond.

Non, il n'était pas du tout enclin à comprendre ce qui se passait.

désolée, mais j'avais terriblement envie qu'Arthur soit un peu un boulet au réveil...
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Dim 26 Juin - 17:01

« Mais quoi heuuuu ?! » Comment ça, quoi heu ? Il n’y avait pas de « quoi heu » qui tienne, Arthur était sensé être le type raisonnable, pas le gamin adorablement ébouriffé qui émergeait du lit ! Swann leva les yeux au ciel – lui aussi avait mal à la tête, et ça ne l’empêchait pas d’être sur le pied de guerre dès le réveil. Le jeune homme se redressa légèrement, malgré la pression de la bague autour de son doigt qui semblait se faire de plus en plus lourde ... Oh mon dieu. Il priait de toutes ses forces pour ceci ne soit qu’un simple hasard, qu’ils se soient achetés des bagues comme ça, pour le fun, tout plutôt que ce qu’il imaginait. « Tiens ! Tu t'es acheté une bague ? J'espère que ce n'est pas moi qui te l'ai conseillé, c'est pas très beau... Trop simple... On dirait une alliance ! Oh, et puis j'me souviens de rien, c'est atroce ! » Swann jeta un regard ahuri à son amant. Mais comment pouvait-il être aussi naïf ? Si c’était l’alcool qui conduisait à cet état de crétinerie avancée, il fallait qu’il arrête tout de suite de boire et se cantonne à son thé habituel ! N’y tenant plus, le cœur au bord des lèvres et la tête sur le point d’éclater, Swann saisit le poignet d’Arthur et força son amant à affronter l’abominable vérité en face. « Mais t’es con ou quoi ?! C’EST une alliance, et tu as la même au doigt, je te signale ! » Il y eut un temps de pause, Swann plongeant intensivement son regard dans les yeux encore embués d’Arthur. Puis il enchaîna, l’air toujours aussi paniqué : « Il n’y a que deux solutions, mon pote : soit on est mariés à des prostituées thaïlandaises et il faut qu’on les retrouve, soit ... » Il laissa le temps à Arthur pour assimiler la possibilité terrifiante qui s’offrait à eux. « Soit on est désormais mariés, et je crois pas que ce soit beaucoup mieux. En fait, c’est pire. » Voilà, il l’avait dit. Mariés ! Swann se leva d’un bond, incapable de tenir en place, mais ce n’était plus l’excitation qui guidait ses mouvements, c’était la peur. Il clopina jusqu’à sa valise et farfouilla jusqu’à y trouver un caleçon et un paquet de cigarettes. Une fois qu’il en eut allumé une, il releva la tête vers son amant – ne pouvant s’empêcher de le trouver magnifique même réveillé d’une nuit de débauche (est-ce qu’ils l’avaient fait dans le jacuzzi ? Swann se mordait les doigts de ne pas pouvoir se souvenir d’un truc pareil) – et eut un sourire désabusé. « Bon, faut voir le bon côté des choses : ce sera plus un péché quand on couchera ensemble maintenant ... » L’humour à la Swann, toujours aussi subtil.

Le jeune homme balaya la chambre du regard, idée qu’il n’avait pas eu en se tirant du lit. Et il eut un choc : ça ne ressemblait plus du tout à la chambre luxueuse et calme, où ils étaient entrés hier. En fait, c’était tout à fait le contraire. Il y avait des bouteilles de champagne au sol, des flûtes brisées, et la plupart de leurs vêtements était éparpillée par terre. « Il manque mes chaussures. Et ta veste. » nota Swann d’un air absent. Où avaient-elles pu passer ? Il ne se souvenait de rien, strictement, et à l’ampleur des dégâts dans la chambre, il comprenait pourquoi. Combien de verres avait-il ingurgité ? Se connaissant, Swann avait dû proposer à Arthur un stupide jeu d’alcool et ... Voilà le résultat. La chambre sentait la vodka, le rhum et la tequila, l’épais tapis était imbibé de champagne. D’ailleurs ... Cette odeur semblait émaner aussi de lui-même. Pas à une connerie prêt, Swann se lécha l’épaule avant de s’écrier : « Je ... J’ai le goût de champagne ! » Voulant en être sûr, il se précipita sur le lit et lécha le cou d’Arthur. « Toi aussi ! » constata-t-il, stupéfait. Swann, à genoux sur l’énorme lit, se recula légèrement et fixa longuement son amant avant de décréter, tout à fait sérieusement : « Okay. On peut être sûrs de deux choses : un, on a pris une douche de champagne. Ou un bain. Deux, on est dans la merde parce que je ne me souviens de rien non plus. Et mes chaussures ont disparu, comme ta veste. » Suivant un raisonnement à peu près logique, s’ils retrouvaient la veste d’Arthur et ses chaussures, peut-être qu’ils pourraient remonter le fil de leur nuit ... Et enquêter sur ce fameux mariage. Soudain, on toqua à la porte et Swann se précipita à la porte. C’était le service d’étage qui apportait le petit-déjeuner espéré. Avant que le groom ne s’en aille, Swann demanda, à brûle-pourpoint : « Hey dites ... Vous n’auriez pas vu une paire de chaussures, par hasard ? Ou une veste ? Je crois qu’on a fait un peu d’excès cette nuit ... » Sur le visage du groom se dessina un sourire indéchiffrable. « Oh ... Vous devriez chercher du côté de l’ascenseur. » Mortifié, Swann laissa la porte se refermer et une fois l’employé parti, il se retourna vers Arthur, le cœur battant. « Oh putain. Je crois qu’on a remis ça dans l’ascenseur. » Comme pour se donner du courage, il attrapa un petit pain sur le charriot du petit-déjeuner et mordit dedans. Ce ne fut qu’à cet instant qu’il constata combien sa langue était engourdie et sa bouche pâteuse. Et sa tête, mon dieu ... Plus jamais il ne toucherait à une goutte d’alcool, plus jamais !

j'espère que ça t'ira
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Lun 27 Juin - 14:21

Sa tête était un tambour de machine à laver. Tout sembler tourner, tourner, tourner, tourner, et tourner encore. Si bien qu'il était tout à fait impossible à Arthur de formuler la moindre pensée correcte et cohérente. Habituellement, le jeune homme tenait particulièrement bien l'alcool, et s'il lui arrivait de faire des « bêtises », une fois parvenu à un état un peu avancé, ce n'était que grâce à une désinhibition salvatrice. Il se souvenait toujours de tout avec précision, et avait conscience des répercutions qu'auraient tous ses actes.
Seulement cette fois-ci, rien. Nada. Quechi. Quetsche. Arthur ne se souvenait absolument de rien. Et pour ajouter un quelques complications peu plaisantes, le britannique souffrait atrocement de la boîte crânienne, comme si on s'amusait à frapper l'intérieur et l'extérieur à l'aide d'un marteau et d'un burin.

Les yeux encore embués par le sommeil et le cerveau plongé dans la compote, il lui fallut quelques instants pour réaliser que Swann lui secouait vigoureusement le bras gauche. Finalement, les secousses cessèrent, et le britannique pu constater que lui aussi possédait un anneau – également moche et d'une simplicité affligeante – qui ressemblait fortement à une alliance.

« Mais t’es con ou quoi ?! C’EST une alliance, et tu as la même au doigt, je te signale ! » Une alliance ? UNE ALLIANCE ?! Mais que foutait-il donc avec une alliance ? A l'annulaire gauche en plus ! Ils n'avaient quand même pas... Pas... Oh non, tout mais pas ça ! songea-t-il, plutôt terrifié par ce que tout cela impliquait.
Évidemment, il fallait compter sur Swann pour formuler l'affreuse vérité. Il n'y avait aucune autre possibilité de toute manière. Ils s'étaient mariés, après avoir probablement but des litres et des litres d'alcool.

Et, alors que Swann se levait pour prendre une cigarette – ce qui n'étonna pas Arthur le moins du monde – le stagiaire décida de s'assoir dans le lit. Les draps couvraient toujours une bonne moitié de son corps, mais il se tenait désormais droit comme un I, et arborait un air profondément pensif, mais surtout légèrement anxieux. Il ne profita presque pas de la vue que lui offrit son amant avant d'enfiler un caleçon retrouvé il ne sut où.

« Bon, faut voir le bon côté des choses : ce sera plus un péché quand on couchera ensemble maintenant ... » Comme à son habitude, le jeune homme sourit. Ce n'était certes pas un énorme sourire qui bouffait ses oreilles, mais c'était un petit sourire amusé quand même. Oui, ce ne serait désormais plus un pêché de coucher avec Swann.

Et puis... Et puis il y avait cette sensation étrange et indescriptible. Comme si, au fond, cette mésaventure l'arrangeait. Après tout, s'ils étaient mariés, ils étaient contraints de ne pas aller voir ailleurs et de cette façon, Swann serait tout à lui.

« Nous serons d'honnêtes hommes, au moins aux yeux du Nevada... », ajouta-t-il en souriant toujours du haut de son lit.

Concentré sur le petit manège à la Hercule Poirot de Swann, Arthur redécouvrit avec lui leur grande et belle suite... Qui n'en était plus une, par ailleurs. Des cadavres de bouteilles gisaient çà et là, au milieu de débris de pauvres flûtes malmenées par deux hommes saoûls.

« C'est plus embêtant pour tes chaussures que pour ma veste », déclara-t-il, l'air peu impliqué par cette mystérieuse disparition. Après tout, une veste de perdue, dix de retrouvées, songea-t-il avant de secouer négligemment la tête. Trop con, le mec.
« Bravo, Columbo ! » félicita-t-il son amant, quelque peu ironique sur les bords.

On toqua à la porte, et Arthur vit vaguement un groom entrer avec un chariot à roulettes. Il était trop loin pour suivre l'échange entre Swann et l'homme, mais il était hors de question de se montrer nu devant un homme dont l'uniforme ne l'excitait même pas.

« Oh putain. Je crois qu’on a remis ça dans l’ascenseur. » Là, il se leva. Le groom était parti, le chariot rempli de viennoiseries l'appelait sournoisement et cette annonce était plutôt problématique pour leur « réputation ».

« C'est plutôt dommage de ne pas s'en souvenir... » murmura-t-il au creux d'une oreille qu'il se retint de mordiller. « Cela dit, je crois qu'il y a des caméras dans les ascenseurs... Et ça, c'est un peu plus embêtant... » Chipant un croissant qu'il entama avec une joie enfantine, le jeune homme se demanda si les gérant de cet hôtel allaient leur demander des comptes pour leurs frasques de la nuit.
« Tu crois qu'on va venir nous en parler ? Parce que ça craint un peu, quand même ! » Si le faire ne lui posait aucun problème, qu'on le lui fasse remarquer était une tout autre histoire.

« Alors dis moi, l'homme sans chaussures... Maintenant que nous sommes tout à fait réveillés, et que nos têtes semblent un peu plus calmes, que programmons-nous pour le reste de la journée ? Je ne crois pas qu'on soit allé dans la piscine extérieure... » Et, alors qu'il réfléchissait à leurs possibilités, Arthur se rendit compte qu'il n'avait pas enfilé de caleçon. Jetant un coup d’œil circulaire dans la pièce, il ne le trouva pas, et se décida à attacher une serviette – un peu courte au demeurant – autour de sa taille, histoire qu'on ne le voit pas en tenue d'Adam si on entrait inopinément dans la pièce.

c'est nickel !
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Lun 27 Juin - 22:24

« C'est plutôt dommage de ne pas s'en souvenir... Cela dit, je crois qu'il y a des caméras dans les ascenseurs... Et ça, c'est un peu plus embêtant... » Swann n'en croyait pas ses yeux. Comment pouvait-il être aussi calme alors qu'il venait de comprendre qu'ils s'étaient mariés pour le meilleur et surtout pour le pire ? Ce garçon était tout bonnement incompréhensible. Le maquettiste trouva d'ailleurs la proximité de son corps nu assez dérangeante dans la mesure où il n'était absolument pas d'humeur (c'est ça, on te croit ...) à jouer à ce genre de petits jeux, quand bien même c'était très agréable. Il n'arrêtait pas de se demander si le mariage était valable dans l'état du Maryland, et si oui ... Que devaient-ils faire ? Arthur ne comptait quand même pas rester uni ... Avec lui ?! Il n'était pas question qu'ils restent mariés ! Non, pas une seconde ! Swann s'y opposait vigoureusement. Pourtant, une voix pernicieuse, et extrêmement perspicace, commençait à souffler à l'oreille du jeune homme des idées incongrues. Comme par exemple, quand bien même il aurait ingurgité plus d'alcool en une nuit que dans toute l'année, Arthur, en bon Anglais flegmatique et sentimental, ne l'aurait jamais épousé que parce qu'il était uniquement bourré. Il y avait peut-être chose derrière ce mariage ... Autre chose que de la tequila et du sexe. Aussitôt, Swann se mordit la lèvre. C'était à son tour de se demander pourquoi il avait accepté de se laisser glisser la bague au doigt. Il chasse immédiatemment ces pensées dérangeantes et cette voix trop intelligente de sa tête en la secouant légèrement, préférant recadrer ses idées sur Arthur. « Tu crois qu'on va venir nous en parler ? Parce que ça craint un peu, quand même ! » Franchement, Swann n'espérait pas que ce soit le cas. En effet, ça craignait, et pas qu'un peu. Carrément, même. C'était la honte intersidérale. Il avait même peur de sortir de la chambre, au cas où ils n'avaient pas fait que ravager leur suite, mais aussi l'hôtel tout entier ...

« Alors dis moi, l'homme sans chaussures... Maintenant que nous sommes tout à fait réveillés, et que nos têtes semblent un peu plus calmes, que programmons-nous pour le reste de la journée ? Je ne crois pas qu'on soit allé dans la piscine extérieure... » QUOI ?! Il était sérieux, là ? Swann ouvrit de grands yeux écarquillés, cherchant à savoir si Arthur pensait vraiment ce qu'il disait. Ils s'étaient mariés, ils avaient foutu le bordel dans la chambre d'hôtel, ils avaient quasiment copulé en public et tout ce qu'Arthur trouvait à faire, c'était d'aller se baigner. Mais il était fou, ou quoi ?! Puis pourquoi aller dans la piscine extérieure alors qu'ils avaient un sublime jacuzzi privé sur leur terrasse (vous avez eu peur que Swann devienne raisonnable, hein, avouez !) ?! Swann fronça les sourcils. "Arthur, je ne te suis pas, là. On s'est mariés, bordel, et c'est tout ce que ça te fait ? Faut que t'arrêtes de boire ..." Il poussa un profond soupir. Il devait tout de même reconnaître que de piquer une tête lui rafraîchirait les esprits, et pourquoi pas la mémoire (quand bien même il n'était pas vraiment certain de vouloir la retrouver). Relevant les yeux vers son amant, il ne put s'empêcher de lui adresser un sourire, pas vraiment flamboyant, plutôt doux en vérité. "Puis j'ai une meilleure idée que la piscine. Reprenant un peu du poil de la bête à la vue de ce corps magnifique dont il était désormais le seul à pouvoir profiter - en théorie - et persuadé qu'ils reprendraient les recherches des bribes de leur nuit après un court moment de détente, Swann s'approcha de son amant et sans prévenir ... Le prit dans ses bras, comme un prince avec sa pucelle en détresse. Indifférent aux cris de protestation, Swann marcha tant bien que mal jusqu'à la terrasse - oh là, que la tête lui tournait ... - et finit par balancer son amant dans le jacuzzi qui tenait plus de la mini-piscine d'ailleurs. Swann nota les cadavres de bouteilles autour du bassin. Ils avaient vraiment fait n'importe quoi ... La réalité lui apparaissait encore un peu déformée sous le prisme de l'alcool et il entra dans l'eau sans prendre la peine d'ôter son boxer. Si Arthur était gentil, il s'en chargerait. Swann ressentit alors une sensation étrange. Il fixa un instant son amant ruisselant (et qui devait sans doute avoir envie de le noyer) d'un air absent. Il avait déjà vécu cette scène. Pas plus tard qu'hier, d'ailleurs.

***

FLASH-BACK.
"Swann, non !" Trop tard. Le maquettiste balança un Arthur déjà déshabillé par ses bons soins dans le jacuzzi et éclata de rire tandis que son amant - non, son époux désormais - lui lançait un regard furieux. "Oh sois pas en colère. J'arrive. Ayant perdu ses chaussures il ne savait où, ce fut rapide pour lui de se déshabiller et de rejoindre Arthur. L'eau était agréablement tiède, et il faisait chaud dehors malgré la nuit avancée. C'était parfait. Idyllique. Coinçant Arthur contre la paroi du jacuzzi, il l'embrassa avec fougue. Lorsqu'il consentit à libérer le jeune homme de son étreinte, il murmura tout contre ses lèvres : "On est mariés, maintenant. C'cool. J'vais pouvoir te le dire tout le temps." Arthur le regarda dans les yeux, caressant ses lèvres, prêt pour un nouveau baiser torride. "Me dire quoi ?" "Je t'aime."

***

Swann blêmit légèrement. Il lui avait dit. Il s'était déclaré, d'une façon stupide en plus. Il n'arrivait pas à croire que l'alcool ait pu le déshiniber à ce point. Mais ce qui l'inquiétait le plus, c'était qu'il ne se souvenait absolument pas de ce qu'ils avaient fait avant et après. Rien. Le trou noir. Comment avait-il pu oublié qu'il avait déclaré son amour à Arthur ?! Et depuis quand était-il amoureux d'ailleurs ? Putain, c'était quoi ce bordel dans sa tête maintenant ? IL reposa son regard sur Arthur. Le stagiaire semblait ne se souvenir de rien ... Et c'était une bonne chose. Il n'avait pas du tout envie que son amant se souvienne d'une énormité pareille, quand bien même il y avait une grosse (très grosse) part de vrai. Le maquettiste plongea un instant sa tête sous l'eau, puis la ressortit, histoire de se rafraîchir. "Tu vois, je t'avais dit que ça serait mieux. C'est ça, Swann, change de sujet ...

Mon dieu, mais ton post m'a fait tellement rire xD J'espère que le mien te va, j'ai fait un peu "jouer" Arthur, le moins possible, enfin je crois. Je change si ça te va pas. <3
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mar 28 Juin - 11:18

Flegmatique. Passablement stoïque. Calme. Pondéré. Tout cela caractérisait Arthur en n'importe quelle circonstance. Ou du moins, en toute circonstance autre qu'une profonde intimité.
Si ce mariage, contracté sous l'influence de l'alcool était plutôt terrifiant dans ce qu'il impliquait de mensonge et de faux semblants vis à vis de leur entourage, le britannique savait pertinemment qu'ils ne pouvaient rien faire pour le moment. Alors, il avait pris la décision de profiter de ce week-end où tout leur était payé, et où tout leur était permis... Ou presque.

Et puis, après tout, s'ils avaient eut l'idée de se marier, ce n'était pas pour rien. Il n'était certainement pas du genre à céder à ce genre de pulsion, juste sous l'effet indésirable de l'alcool. Le mariage était un acte bien trop important pour qu'il soit capable de l'exécuter sans réelle envie. ENVIE ?! Mais depuis quand avait-il envie de se marier ? Et avec Swann en plus ! Ce n'était pas parce qu'il s'était senti une ou deux fois serein dans ses bras, que cela signifiait qu'il avait envie de se marier. Oh et puis merde ! Ce n'était qu'une petite erreur ! Il leur faudrait juste divorcer, et l'histoire serait réglée.

« Arthur, je ne te suis pas, là. On s'est mariés, bordel, et c'est tout ce que ça te fait ? Faut que t'arrêtes de boire ... » Cette réflexion le sortit de sa torpeur, et Arthur secoua brièvement la tête. « Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? On est mariés, et je ne sais combien d'éléments prouvent qu'il a largement été consommé, ce qui le rend – il me semble – non annulable. La seule solution est de divorcer, et ce serait stupide de le faire ici alors qu'on est en week-end, tous frais payés je te le rappelle, à Las Vegas ! Autant profiter de ces deux petits jours, on joue les gentils mariés, pour avoir des trucs gratuits, et on avisera en rentrant à Baltimore ! » Sa voix était calme. Et ce qu'il disait sonnait comme un exposé de logique à ses oreilles. Comme s'il était complètement détaché de ce qui leur arrivait. Comme si, au fond, tout cela n'avait que peu d'importance. Tout ce qui comptait, c'était de profiter de ce week-end. Et s'il parvenait à faire renoncer Swann au divorce... QUOI ?! Non, non. L'idée n'était pas de.... De... Renoncer au divorce. Ils ne pouvaient pas rester mariés, de toute façon. Si ?! « Et puis, si je puis me permettre, je ne suis pas le seul à avoir bu plus que de raison... » Ces mots étaient plus chauds. Cette fois-ci, Arthur était tout à fait impliqué dans ce qu'il disait. Si bien que sa bouche s'était retrouvée excessivement proche de Swann.

Mais, avant qu'il n'ait eut le temps de dire ouf, le britannique se retrouva porté comme une jouvencelle en détresse par deux bras puissants – quoi que moins musclés que les siens... – en direction de la terrasse où, il le savait, un merveilleux jacuzzi les attendait. « J'espère pour toi que tu ne comptes pas me balancer dans l'eau ! Parce que tu vas le re... » Plouf. De l'eau jaillit hors du jacuzzi, et la serviette que portait Arthur se détacha.

* * * *
FLASH BACK
« … gretter. » Mon dieu que cet ascenseur était beau. Il inspirait la luxure. Mais il tanguait un peu. Un peu beaucoup d'ailleurs... « Alors, Monsieur Rose, on préfère être marié à un étalon comme moi... Ou juste rester son amant ? » S'approchant un peu plus de l'homme avec qui il partagerait désormais le reste de sa vie – mon dieu que cela pouvait être excitant... et flou aussi... – il lui ôta sa veste, et commença à passer ses mains sous son t-shirt. Ils avaient le temps, leur suite n'était qu'à l'avant dernier étage, et même en ascenseur, ils avaient environ dix minutes de montée. « Ma vengeance pour cet outrage sera terrible mon cher... Vous risquez fort de vous trouver nu dans cette petite boîte... » Mordillant l'oreille de son cher et tendre, Arthur s'appliquait consciencieusement à détacher ceinture et autres objets inutiles. « Et tu sais quoi ? Je t'aimerai encore plus si tu me montrais que les ascenseurs des grands hôtels de Vegas sont plus confortables que ceux du Maryland... »

* * * *
Mon dieu, il avait poussé Swann à faire des trucs dans l'ascenseur... Mais qu'est-ce qui lui était passé par la tête ? Pourquoi devait-il systématiquement se comporter de manière incontrôlée lorsqu'il était avec Swann ? Et d'autant plus lorsqu'il avait bu...
Revenant à la réalité, Arthur remarqua que Swann avait légèrement blêmi. Seulement lui, devait avoir l'air passablement perdu, ils étaient à égalité.

« Tu vois, je t'avais dit que ça serait mieux » Mouais. Mimant une moue désapprobatrice, quoi qu'un peu amusée, Arthur se concentra sur l'homme qui lui faisait face. « C'est vrai qu'ici, au moins, on est pas dérangé par les autres clients... »

Swann se souvenait-il de quelque chose ? En tous les cas, le britannique espérait qu'il ne se souviendrait pas de l'épisode ascenseur. Il ne tenait pas à ce que son amant apprenne qu'il avait été – pour la seconde fois – l'initiateur d'une mini partie de jambes en l'air dans une cabine tractée par de lourds câbles d'acier.

« Huuum... Dis, je voulais te dire.. Huuum... Je ne pense pas qu'il soit pertinent d'aller chercher du monde pour savoir ce qui s'est passé hier... Tant qu'ils ne viennent pas nous voir, on ne va pas leur rappeler qu'on a pas été des clients parfaits... » Mais quelle subtilité ! Avec ça, Swann ne va pas DU TOUT te poser de questions. Bravo mon grand ! Tu as très bien jouer ton coup !

Oui, il avait été grandiose, sur ce coup là...

Désolée, ça, c'est vraiment naze !
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mer 29 Juin - 20:08

« C'est vrai qu'ici, au moins, on est pas dérangé par les autres clients... » Et Swann en était ravi, parce qu'il n'aurait pas le moins du monde apprécié que tout le monde puisse profiter d'un Arthur tout nu, dont il s'estimait le seul possesseur valable. C'était son mari après tout. Personne d'autre n'avait le droit de faire ce que le maquettiste avait en tête. Ignorant la petite voix qui lui soufflait que c'était le comportement typique d'un amoureux jaloux et papillonant, il se rapprocha de son amant. Il n'était pas amoureux d'Arthur, il était juste possessif. Peut-être un peu trop, mais qu'importe. Arthur était sa propriété. C'était comme ça et pas autrement. Ce qu'il avait pu dire hier était simplement l'effet de l'alcool, il s'était senti pousser des ailes qui n'avaient pas lieu d'être. Il avait le droit de garder un oeil sur lui, c'est tout. « Huuum... Dis, je voulais te dire.. Huuum... Je ne pense pas qu'il soit pertinent d'aller chercher du monde pour savoir ce qui s'est passé hier... Tant qu'ils ne viennent pas nous voir, on ne va pas leur rappeler qu'on a pas été des clients parfaits... » Swann stoppa net son avancée sournoise pour grommeler : "De toutes façons, en entrant dans cette chambre, ils comprendront tous seuls comme des grands qu'on a été loin de la perfection ..." Il faisait allusion aux débris de bouteille et de verres, aux vêtements éparpillés et aux quelques meubles malmenés (peut-être par des ébats bouillants ? Swann n'osait l'espérer.) Ils avaient vraiment de la chance que leur week-end soit entièrement pris en charge par le Baltimore Sun ... Même si le jeune maquettiste craignait de se faire taper sur les doigts en rentrant. Mais comme l'avait dit Arthur très justement, leur situation paraissait inextricable et il ne servait à rien de s'affoler ici. Ils avaient deux jours à tuer dans la ville du vice et du stupre, ils auraient tout le temps de s'inquiéter ensuite des conséquences de leurs actes ... Swann devait concéder - pour une fois - à l'insupportable monsieur-je-sais-tout qu'il était dans le vrai. Le maquettiste resta un instant immobile, fixant l'eau miroitante d'un oeil absent puis revint vers Arthur. Un sourire narquois vint étirer ses lèvres. Puisqu'il le fallait, il avait une idée très concrète et précise de la façon dont il voulait commencer leur petit séjour à Vegas. Il ne se souvenait pas de sa nuit de noces, ou presque, et comptait bien remédier à ce tracas embarrassant.

Il vint plaquer Arthur contre la paroi du bassin - Swann songea que c'était quelque chose dont il prendrait bien l'habitude - et fit glisser ses lèvres le long de son cou pour y déposer des baisers. Une chaleur agréable vint gagner tout son corps, et sans s'en rendre compte, il se serra un peu plus contre Arthur, remontant sa bouche vers la sienne pour qu'elles se rencontrent, entremêlant leurs mains ... Soudain, Swann s'arrêta tout net, et ce malgré la frustration que ça pouvait occasionner chez Arthur ou même à lui-même. Il considéra un moment leurs mains entrelacées, celles qui portaient les alliances. C'était tellement étrange. Pour Swann, le mariage était un acte commis par deux fous qui se promettaient amour et fidélité pour toujours, et voilà qu'il se retrouvait lui aussi dans cette situation. Ca allait à l'encontre de tout ce à quoi il croyait, de tout ce en quoi il était sûr, c'est-à-dire rien, ou presque. Pourtant, l'idée de porter cette bague lui plaisait, sans qu'il sache pourquoi. Et en même temps, il craignait de s'y attacher, d'y voir quelque chose qui n'existait pas. Et comme cette peur était toujours la plus forte chez Swann, le phobique n°1 de l'attachement, il se détacha de cette attitude niaise qui était la sienne depuis déjà trop de secondes en s'interrogeant d'un air goguegnard : "Tu dois sûrement t'appeler Arthur Rose, maintenant, non ?" Swann lui sourit et s'écarta légèrement du stagiaire. Mais ce sourire était factice. L'idée de coucher avec lui en jouant les hypocrites lui était brusquement devenue insupportable. Et surtout, dans le feu de l'action, il n'était plus sûr de pouvoir se retenir de lâcher un "je t'aime" qui leur serait fatal à tous les deux. Pourtant, il n'était pas amoureux, se répéta-t-il pour la cent cinquante millième fois depuis qu'ils se connaissaient. C'était comme si son satané coeur qui ne comprenait rien à la nécessité de rester seul prenait le dessus sur son cerveau, sans doute dépourvu de neurones car trop imbibé d'alcool pour réfléchir convenablement. Swann prit encore un peu ses distances - pourtant, dieu seul sait s'il avait envie qu'Arthur vienne se coller à lui ... - et lança d'un ton désinvolte : "Alors, qu'est-ce que mon cher époux voudrait faire de sa journée ?"

meuuuh non, il était bien ton post ! en revanche, le mien est beeeeurk. ><
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mer 6 Juil - 15:08

Tout était si simple, lorsque Swann était là. Arthur n'avait plus besoin de se demander comment agir, son flegme, et son irrécupérable habitude de toujours contenir toutes les marques d'affection qui pouvaient le démanger ne le gênait plus. Il n'avait pas peur que cela soit mal interprété, et que l'on songe qu'il n'attachait que peu d'importance à ce qui se passait.
Tout était évident et simple. Et puis il y avait cette sorte d'accord tacite, Arthur jouait les innocents – les trois quarts du temps du moins – lorsque Swann, en bon gentleman, prenait gentiment les choses en mains, évitant ainsi au britannique d'être le premier à montrer ses propres intentions, quand même il ne s'agissait jamais de tendresse. Enfin, presque jamais.
Là, dans ce jacuzzi bouillonnant, dans un cadre plus que plaisant, et avec un amant auquel il se savait plus attaché qu'il ne le souhaitait, Arthur se sentait bien. Ce n'était pas la première fois, et là était bien le côté très effrayant des choses.
Jamais le stagiaire ne s'était senti bien. Jamais. Parfois à l'aise, plutôt pas mal, même, mais jamais bien.
Si ce sentiment de plénitude ne lui était pas coutumier, et s'il savait faire preuve d'une affligeante mauvaise foi, Arthur n'était pas dupe : Il s'était attaché à Swann et ce, bien plus qu'il ne le souhaitait et qu'il ne l'aurait imaginé au départ.

Alors, il ne fit guère attention à ce que le maquettiste grommela dans sa barbe naissante, et se concentra d'autant plus sur ce visage qui se rapprochait inexorablement du sien, pour sa plus grande joie.

Dos aux rebords du bassin, Arthur songea que se retrouver bloqué de la sorte allait bien finir par devenir une sale habitude – à moins que ce n'en soit une plaisante. Cependant, il ne moufta pas et se laissa aller aux bons soins de son cher époux. Enfin, de son époux tout court...! Mais, alors qu'il se cambrait légèrement pour se rapprocher encore un peu d'un corps dont il voulait retrouver la chaleur, et que deux lèvres promettaient de toucher les siennes sous peu, Swann arrêta net son avancée et le jeune homme se retrouva pantois.
Suivant le regard de ce dernier jusqu'à leurs mains entremêlées, sur lesquelles on voyait parfaitement leurs alliances, brillantes, Arthur se surprit à penser qu'il garderait bien ce bout de métal pour toujours. C'était idiot, parce qu'ils n'avaient rien d'engagé l'un envers l'autre. Ce mariage n'était le fruit que d'un trop plein d'alcool et de la folie de deux amants aux règles étranges. Tout cela ne signifiait rien pour Swann, et le stagiaire se devait de voir les choses de la même manière, ou du moins, essayer.
Pourtant, oui, le britannique se demandait si, finalement, il n'allait pas faire traîner les choses et trouver une excuse pour pouvoir conserver cette alliance. Au moins, ce serait un argument tout à fait innocent, lui permettant de ne pas se faire draguer. Et on ne pourrait dire que ce serait de sa faute, si lui n’honorait pas la part libertine de leur accord.

« Tu dois sûrement t'appeler Arthur Rose, maintenant, non ? » Bien que décontenancé, Arthur sourit à cette réflexion. Pour être honnête, il doutait sérieusement d'avoir changé son nom. « Je ne pense pas non... Je trouve que Carlton est beaucoup plus joli que Rose... », s'il commença à tirer la langue comme un enfant, le stagiaire se mordit surtout la lèvre pour ne pas rire. « Si ça se trouve, c'est toi, qui t'appelles Carlton, maintenant... » Ces quelques mots, ils les avaient murmuré tout bas, et surtout en se rapprochant de Swann. Profitant de cette proximité, il attrapa d'ailleurs ses lèvres pour l'embrasser fougueusement, mordillant au passage la lèvre inférieure de son amant.

« Alors, qu'est-ce que mon cher époux voudrait faire de sa journée ? » Faisant mine de réfléchir, Arthur attendit un peu avant de répondre, alors qu'il avait déjà quelques idées tout à fait sympathiques en tête. « Et bien... On pourrait tout à fait rester un moment ici.. Je me sens plutôt bien dans ce jacuzzi, avec toi » les deux derniers mots lui avait échappé, mais avaient été prononcé sur un ton plus que bas, et Arthur pria pour que Swann ne les ait pas entendu. Ce n'était certainement pas le moment de verser dans le mièvre et le sentimentalisme ! « Cela dit, j'ai entendu dire qu'on pouvait se faire masser, soit près de la piscine, soit dans notre chambre... Et puis, il y a quand même la salle de jeu tout en bas, même si je n'ai, personnellement, pas tellement d'argent à perdre... » Se forçant à retrouver un ton joyeux et peu préoccupé, Arthur sourit, espérant qu'il serait convainquant dans son rôle de celui-qui-n'a-rien-dit.

Et il valait mieux pour lui que ce soit le cas.
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mer 13 Juil - 17:21

Swann ne savait plus trop où il en était. Le baiser qu'Arthur venait de lui donner, associé à son propre trouble et à l'attirance plutôt difficile à réprimer qu'il éprouvait pour son compagnon lui donnait envie de laisser libre cours à toutes les idées agréables qui lui passaient par la tête. Mais ça devenait trop difficile de jouer comme ça. "Eh bien ... On pourrait tout à fait rester un moment ici... Je me sens plutôt bien dans ce jacuzzi, avec toi ..." Swann fit mine de n'avoir rien entendu. Il avait peut-être rêvé, mais son coeur battait bien trop vite pour que ce ne soit qu'un effet de son imagination rendue très prolifique par les doses impressionnantes d'alcool qu'il avait ingurgitées. Avec lui ? Arthur se sentait bien avec lui ? Raison de plus pour ne pas céder à la tentation incarnée qu'était le stagiaire. Et Swann comptait bien s'y tenir, surtout quand il repensait à sa déclaration romantique d'hier soir. "Cela dit, j'ai entendu dire qu'on pouvait se faire masser, soit près de la piscine, soit dans notre chambre... Et puis il y a quand même la salle de jeu tout en bas, même si je n'ai, personnellement, pas beaucoup d'argent à perdre ..." Le maquettiste se renfrogna. Adieu bonnes résolutions ! La jalousie l'emportait largement sur la sagesse. "Hors de question qu'un petit jeune en blouse moulante te pelote alors que j'ai le dos tourné. Je ne serais pas un mari respectable si je laissais faire ça !" Espérant que l'humour dissimule la véritable jalousie qui le rongeait rien qu'à l'idée qu'un autre puisse poser les mains ou les yeux sur Arthur, il attira son amant contre lui sans préavis et prit ses lèvres de force contre les siennes, les réduisant au silence tous les deux pour quelques temps.

La promiscuité de leurs deux corps serrés l'un contre l'autre provoquait chez Swann l'envie irrépressible de sauter le pas et de faire oublier toute décence à son Anglais si flegmatique, mais il ressentait aussi quelque chose de plus fort, quelque chose qui remuait dans son ventre et partout dans son corps. Il se fichait de son propre plaisir, tout ce qui comptait, c'était Arthur. C'était comme s'ils étaient seuls au monde, qu'il n'y avait plus qu'eux et que c'était tout ce qui comptait au monde pour être heureux. Swann aussi se sentait bien, plus que bien, même, malgré les efforts désespérés qu'il faisait pour mentir aux autres et surtout à lui-même. Dans un instant d'oubli, alors que tout ce qu'il ressentait n'était que le bonheur pur et indicible de se retrouver près de celui qu'il chérissait à s'en consumer, Swann ne put s'empêcher de mettre des mots sur ce qui taraudait son coeur. "Je me sens bien avec toi, aussi ..." Il l'avait dit sans s'en rendre compte, sans presque cesser d'embrasser son amant, pourtant assez haut pour que ce dernier l'entende distinctement. Mais l'information monta rapidement au cerveau, et brutalement, Swann provoqua à nouveau la frustration d'Arthur - et la sienne, par la même occasion.

Le maquettiste rougit légèrement, et déstabilisé par cette situation qu'il n'avait jamais eu à affronter auparavant, il décida d'utiliser un moyen usité par tous les gênés du monde entier : la fuite. "Enfin euh ... Tu peux aller te faire masser si tu veux ... Moi, je vais aller faire un petit tour à la salle de jeux ..." Sans attendre de réponse, Swann sortit du jacuzzi et se sécha en dix secondes chrono avant de revenir dans la chambre et d'enfiler jean et tee-shirt. Son coeur menaçait d'exploser et il entendait clairement son Jiminy Cricket personnel le houspiller et le traiter d'imbécile sentimental et coeur d'artichaut. Ses chaussures définitivement perdues, semblait-il, Swann se munit d'une paire de tongs offerts gracieusement par l'hôtel, de son portefeuille et quitta la chambre comme une tornade. Ce n'est qu'une fois dans l'ascenseur qu'il reprit à peu près son calme, et qu'il prit le temps de s'insulter lui-même silencieusement, parce que non seulement il avait été stupidement sentimental, mais en plus, il s'était conduit comme un goujat en laissant Arthur en plan dans le jacuzzi. Il ignorait si le stagiaire et son orgueil so british étaient prêts à lui pardonner cet affront. Quoiqu'il en soit, l'ascenseur parvint au casino de l'hôtel où Swann comptait bien perdre tout son argent et/ou noyer ses gains dans l'alcool, histoire d'oublier quel crétin monumentalement con il était. Il pénétra alors dans une salle démentielle, forcément, déjà remplie de joueurs plus ou moins chanceux. De toutes façons, au point où il en était ... Saccager sa vie une fois de plus ou de moins, ça n'avait pas d'importance. Il se dirigea vers une table où l'on jouait à la roulette, misa cinquante dollards pour commencer et commença à suivre le jeu, tentant désespérement d'ôter Arthur de sa tête alors qu'il savait parfaitement que son image allait le hanter.

3615 je ponds des bouses bonjour ><
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mer 20 Juil - 15:25

Certain que Swann n'avait pas entendu son petit dérapage, Arthur se détendit. Il se sentait en sécurité, en sachant que son amant n'avait pas entendu son simulacre de déclaration, lâché sans réfléchir, et surtout, en oubliant de se retenir. Où était donc passée sa fameuse retenue britannique ? Pourquoi fallait-il que la simple présence de Swann lui fasse perdre toute sa bonne éducation et son incroyable capacité à ne jamais rien laisser transparaître ?
Ce n'était... Pas juste.

Oui, voilà, pas juste.

« Hors de question qu'un petit jeune en blouse moulante te pelote alors que j'ai le dos tourné. Je ne serais pas un mari respectable si je laissais faire ça ! » S'il sourit d'amusement à cette réflexion, le britannique ne put s'empêcher d'espérer que son amant, enfin son mari, ne ressente une pointe de jalousie à l'idée de lui, Arthur Carlton, profitant d'un délicieux massage prodigué par un homme en blouse blanche. Parce que dans le fond, le jeune homme savait très bien que l'idée même de Swann, dans la même situation le rendrait fou. Il se mettrait à imaginer des mains intruses parcourir ce corps qui lui appartenait, et serait alors tout à fait capable de rester assis dans un coin pour surveiller cet hypothétique masseur. Peu lui importerait, le plaisir que peut procurer un massage. Si, Swann voulait se faire plaisir de la sorte, qu'il se fasse masser par une femme ! songea-t-il avec véhémence, alors qu'il avait tout juste retourné la situation qu'il venait lui même de créer. « Monsieur Rose serait-il jaloux ? » demanda-t-il, la voix pleine d'ironie, profondément amusée, voire moqueuse. « Note que ça ne me dérangerait pas plus que ça... » ajouta-t-il, avant de se fustiger violemment. Mais pourquoi diable avait-il lancé ça ? Comme s'il était amusant de balancer des conneries de ce genre ! Non mais vraiment, tu es vraiment trop con mon pauvre vieux !

Et puis il y avait ces doutes, et ces interrogations qui ne cessaient de tournoyer en tous sens dans sa tête. Avec une certaine lassitude aussi. Alors que leur « jeu », ne durait pas depuis si longtemps que cela, Arthur commençait à en être las. Parce que plus le temps avançait, et plus était difficile de rester détaché et de feindre une simple attirance physique.
Tout cela devenait dur.

Vraiment trop dur.

Les yeux légèrement, brillants, comme s'il espérait encore que Swann ne laisse transparaître quelques sentiments, Arthur tenta de profiter de ces quelques instants de calme au maximum. Pour une fois qu'il pouvait profiter du maquettiste sans devoir s'enfuir ensuite, mieux valait rester le plus longtemps possible.

« Je me sens bien avec toi, aussi... » Si la brutalité renouvelée de Swann le surprit de nouveau, ce furent les mots qu'il prononça qui lui firent l'effet d'une gifle. Était-il possible que le si intouchable Swann Rose ne ressente quelques sentiments à son égard ? S'il était facile d'espérer cela en ayant aucune preuve de quoi que ce soit, ça n'en devenait que plus irréel et étrange d'y croire lorsqu'il semblait exister des éléments convaincants à ce sujet.

Cependant, avant qu'il n'ait le temps de poser la moindre question, son mari se transforma en une terrible tornade et sortit du jacuzzi aussi vite qu'il s'habilla avant de quitter la suite sans presque un mot. Il se contenta d'annoncer maladroitement qu'Arthur pouvait bien se faire masser s'il le souhaitait, et que lui allait rejoindre la salle de jeu.
Abasourdi, et ne sachant s'il devait se lever, lui demander de rester ou simplement ne rient dire, le stagiaire de contenta de rester de marbre, ou du moins, quelque chose d'approchant.

A la façon d'un fantôme, légèrement hagard, Arthur ne sortit du jacuzzi que dix minutes plus tard. Farfouillant dans la suite, il y trouva que de quoi se vêtir correctement, soit un pantalon de costume et un t-shirt plutôt sobre. Tergiversant quelques autres minutes, le britannique soupira et décida de se rendre dans la salle de jeu. Il fallait contraindre Swann à lui dire la vérité.

Tant pis s'il devait se prendre une veste. Tant pis s'il devait le séquestrer et le torturer pour qu'il avoue la vérité.

« Bonsoir. Excusez moi, mais auriez croisé un homme un peu plus grand que moi, avec des tongs. L'air un peu tête à claques, les cheveux frisés... » tentant de trouver un maximum de détails particuliers de Swann, Arthur se perdit rapidement dans les méandres d'une description un peu trop complète. Souriant, moqueur, le groom lui fit signe de se taire. « Vous voulez dire le bougon de la roulette ? » Lui désignant une table de roulette non loin de là, le britannique n'eut besoin que de quelques courtes secondes pour reconnaître son amant. Acquiesçant, il remercia le groom, et s'en alla vers la fameuse table du hasard.

« Monsieur est-il prêt à se faire pardonner son affront de tout à l'heure... ? » taquin, il avait demandé cela en pressant ses lèvres juste à côté des oreilles du maquettiste.

C'était tout à fait la bonne manière de présenter les choses... Vraiment.

Trop con, le mec.

Bon, ben bouse power j'ai envie de dire !
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Sam 30 Juil - 22:25

Swann ne maîtrisait pas les subtilités des jeux d'argent et il se contentait de suivre d'un oeil morne les gestes experts du croupier - plutôt mignon d'ailleurs, même si les hommes en uniforme ne l'avaient jamais fantasmé - qui lui prendrait bientôt tout son argent. De toutes façons, Swann était toujours dans le rouge. Sa charmante banquière, la délicieuse mademoiselle Fairbanks, connaissait son numéro de téléphone par coeur et ne renonçait pas à pouvoir raisonner un jour le flambeur impénitent qu'était le maquettiste. Seulement, cinquante dollars ou peut-être plus ne représentait rien pour lui, surtout lorsqu'il se retrouvait dans un état d'esprit aussi noir. Il était furieux contre lui-même, comme il l'avait rarement été. Il tapotait nerveusement la table de jeu, regardant la roulette sans la voir vraiment, tout entier occupé par Arthur, son visage, son corps, ses baisers, les nuits qu'ils avaient passées ensemble, mais aussi et surtout par la monumentale connerie qu'il venait de lui sortir. En gros, il venait de lui déclarer son "amour" pour la seconde fois en moins de vingt-quatre heures. Swann avait envie de se rire au nez. De se balancer un bon gros "LOL" en pleine face. Mais ça n'aurait servi à rien. Il connaissait déjà trop bien Arthur pour naïvement penser que ce dernier allait rester bien sagement dans le jacuzzi ou se faire masser tandis que sa-relation-non-exclusive-devenue-mari-très-jaloux venait de lui réveler une chose pareille, quand bien même Swann s'était gentiment persuadé que c'était un tissu de mensonges brillants. Aurait-il seulement le courage de démentir ? Il le fallait, ce n'était pas négociable. Swann ne comptait laisser ce choix à personne, ni à Arthur, ni à lui-même.

"Monsieur est-il prêt à se faire pardonner son affront de tout à l'heure ?" Swann sursauta en sentant la soudaine caresse des lèvres d'Arthur contre sa peau. Quand était-il arrivé ? Sans qu'il puisse se contrôler, un frisson de plaisir parcourut son échine. La chaleur qui émanait de lui, son parfum envoûtant, sa voix toujours piquée d'une légère ironie ... Il ne pouvait s'imaginer le concéder à un autre. Et pourtant, il n'accorda pas à un sourire à celui qui provoquait une telle jalousie en lui. Plutôt crever que de s'avouer vaincu, surtout par un British arrogant. "Je ne suis prêt à rien du tout, oui." répondit Swann, complètement désintéressé du jeu tout en faisant semblant de le trouver passionnant. Pratique pour ne pas lever les yeux vers son amant et ne pas avoir à affronter son regard qui l'aurait totalement dérouté. "T'as pas autre chose à faire que de traîner dans mes pattes ? Cette ville est assez grande pour qu'on n'ait pas à se croiser." ajouta-t-il d'un ton froid, sans quitter la table des yeux, tâchant de se montrer insensible à la présence de son amant quand celle-ci lui donnait envie de lui sauter dessus. S'il se montrait suffisamment odieux, peut-être qu'Arthur le trouverait assez insupportable au point de ne plus vouloir rechercher sa compagnie, auquel cas Swann pourrait respirer et réfléchir "calmement". Cependant, une voix tournicotait dans la tête de Swann, une voix qui le traitait de sale con. Et elle avait bien raison, songea-t-il furtivement, écoeuré par ses propres mots. Il se sentit brusquement indigne de porter l'alliance qui ornait sa main, mais aller jusqu'à l'enlever devant Arthur ... Non. Puis même avec toute la volonté du monde, il ne savait même pas s'il aurait eu la force de l'enlever. Il aimait déjà beaucoup trop ce qu'elle représentait. Alors, pour faire fuir Arthur loin de lui, loin de sa lâcheté et de ses peur, il usa de mots anodins devenus assassins. "Allez, je ne veux pas te voir." C'était lâché d'une voix glaciale, métallique, aux antipodes du ton sensuel et chaleureux qu'utilisait si souvent le jeune homme. Ce n'était pas vraiment Swann, mais la Nature l'avait doté d'un excellent don de comédien, et la volonté avec laquelle il prononçait ces paroles aux allures de sentence de mort était saisissante de naturel.

Navrée du retard, mon choupichou ! J'ai eu des petits problèmes de connexion et de vacances impromptues. J'espère que ça t'ira. <3
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Dim 7 Aoû - 15:10

S'il n'avait jamais été très doué pour choisir entre deux plats, deux couleurs de peinture, deux pantalons, ou faire des choix simples sans tergiverser pendant un temps infini, Arthur était cependant un homme qui avait toujours plus ou moins su ce qu'il voulait, et s'était donné pour mantra de tout faire pour mener ses projets à bien.
Ainsi, il était entré au Baltimore Sun, avec pour objectif de devenir rédacteur international, pour écrire sur sa si belle Angleterre, était parvenu à garder sa vie sentimentale en friche et ne s'était jamais attaché à personne mis à part ses parents et sa sœur.
Seulement, le cours des choses avait irrémédiablement été modifié par un arrogant maquettiste, et si la lumière commençait à se faire sur ses propres sentiments – peu avouables, selon ses critères – le britannique ignorait tout de ce que pouvait penser Swann de leur relation, et de leur mariage accidentel.
Ne voyait-il réellement cet acte que comme le résultat d'une dose trop importante d'alcool ? Songeait-il, lui, qu'il n'y aurait aucun problèmes sentimentaux à l'annuler ? Ou cela revêtait-il, pour lui aussi, une certaine signification, et surtout, s'apparentait-il à quelque chose qu'il ne voulait pas vraiment effacer ?

S'il avait cru comprendre – sans trop oser réellement y croire – que Swann éprouvait visiblement quelques inclinations à son égard – ou du moins, le maquettiste se « sentait bien » avec lui – Arthur restait dans le flou le plus total, et cela lui était tout à fait intolérable.
En prenant l'ascenseur pour rejoindre les tables de jeu de l'hôtel, il avait décidé que les choses seraient mises à plat avant leur retour à Baltimore, et rien ne pourrait l'empêcher de parvenir à ses fins.
A ce stade de sa vie, le stagiaire était prêt à risquer une irrévocable colère et de ne plus pouvoir adresser la parole à son mari, contre l'assurance de ce que pouvait ressentir Swann.
Il préférait nettement souffrir maintenant en apprenant qu'il avait tout imaginé, plutôt que de poursuivre cette « relation non exclusive » – qui, il venait de s'en rendre compte, lui pourrissait plutôt la vie – et se fracasser la gueule contre un mur de marbre, trois mois plus tard.

Aussi, c'est tout à fait déterminé qu'il s'avança vers Swann et tenta de rétablir un semblant de contact avec ce qui aurait pu être vaguement amusant en d'autres circonstances. Arthur se força à ne pas prêter attention au léger tressaillement qui avait parcourut son amant, et rassembla tout son sérieux pour rester le plus concentré possible.
La tâche qu'il s'était confié n'était certainement pas des plus simples, ni des plus réjouissantes, aussi devait-il tout faire pour garder un maximum de recul vis à vis de ce que Swann pourrait lui répondre.

« T'as pas autre chose à faire que de traîner dans mes pattes ? Cette ville est assez grande pour qu'on n'ait pas à se croiser. » le ton était froid, distant, et surtout, Swann ne le regardait pas. Feignant – il le savait – de s'intéresser encore à cette foutue roulette à deux dollars trente. Et si Arthur s'était attendu à une réponse de ce type, l'entendre lui fit rater un battement et il du faire montre de tout son courage pour rester impassible. Respirer. Surtout respirer. Il ne dit ça que parce qu'il veut te fuir. Rien d'autre. Absolument rien d'autre. « Je pense surtout que l'on a quand même deux ou trois choses à se dire... » Loin, de s'énerver, sa voix était restée calme et ne laissait transparaître aucune douleur, en fait, elle était presque douce et surtout, basse.
« Allez, je ne veux pas te voir. » Désarçonné par cette convaincante prestation, Arthur songea un instant à quitter les lieux sans rien dire. Après tout, que pouvait-il faire contre un homme qui de toute évidence, n'éprouvait même pas un simple embryon d'amitié, ou de respect à son égard ? Un éclair de douleur traversa ses yeux et, secouant la tête pour chasser ses démons aussi bien que ce qui lui piquait légèrement les yeux, le britannique tenta de rester digne.
Ébranlé, sa tenue habituelle, toute droite, presque guindée et pourtant décontractée n'était plus que le fantôme d'elle même. A cet instant, on eut presque pu dire que cet homme venu de loin était fragile.

« Pas avant que nous ayons parlé, justement. » Si sa voix s'était raffermie, Arthur songea que faire face au dos de son amant s'avérait finalement être une bonne chose. Au moins, il ne subissait pas la déconvenue d'être découvert dans un tel état de faiblesse, et de fragilité.

Décidé à tirer les choses au clair, il n'était pas question qu'il quitte Swann sans que cela ne soit fait.
Après tout, souffrir un peu plus ne changerait finalement rien à la donne.

Enfin, presque rien.

désolée, ça n'avance pas énormément les choses, mais je ne voyais pas arthur tout déballer d'un coup... :s
Ton post était très bien !
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mar 9 Aoû - 8:41

"Je pense surtout que l'on a quand même deux ou trois choses à se dire." Mais Swann ne voulait rien dire, rien lâcher. D'ailleurs, il serra les dents et tenta de rester imperméable à la détresse qu'il percevait dans la voix d'Arthur. Il commençait à bien le connaître et il savait que cette assurance était feinte. Brave petit soldat de Sa Majesté. Swann ignorait où Arthur trouvait encore l'envie ou la force d'être en sa présence, alors que lui-même ne se supportait plus depuis quelques minutes. "Pas avant que nous ayons parlé justement." Le coeur de Swann bondit, et sans prévenir, il se retourna face à Arthur. Il ne souciait absolument plus du jeu - d'ailleurs, il avait perdu - et entraîna son amant un peu l'écart. "Mais je n'ai rien à te dire, Arthur ! Rien du tout ! Enfonce-toi ça dans le crâne. Et toi non plus, tu n'as rien à me dire. Niet, nada ! Il n'y a rien entre nous et il ne se passera jamais rien entre nous, et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que je ne t'aime pas ! Et que je suis très bien tout seul. Et que c'est la même chose pour toi !" Peut-être qu'il avait crié, car des regards curieux s'étaient tournés vers eux avant de revenir sur les précieuses tables de jeux, mais Swann s'en fichait éperdument. Il ne réalisait pas encore ce qu'il venait de dire, il était trop en colère, trop furieux pour prendre conscience de l'erreur qu'il venait de faire en balançant ceci à Arthur de but en blanc, et d'une façon aussi détestable. Il lui jeta un regard noir, lui tourna le dos et quitta le casino sans se retourner. Poser les yeux sur Arthur était encore trop douloureux.

***

Ce qu'il avait pu être con. Il n'en revenait pas. Il se passait en boucle ce qu'il avait dit à Arthur et n'arrivait pas à croire sa monumentale stupidité. Comment est-ce qu'il avait pu être aussi ignoble avec lui ? Qui lui avait donné le droit de lui balancer toutes ces horreurs à la gueule ? Swann, passablement ivre, posé dans un parc qui n'était pas loin de son hôtel, sanglotait par intermittences. Son coeur était en miettes. On avait joué au foot avec, on l'avait piétiné, on l'avait transpercé, on l'avait ratatiné, on l'avait brisé. Et le pire, c'est qu'il était l'unique responsable de son malheur. Pour la première fois de sa vie, Swann ne voyait pas d'autre coupable sur lequel il aurait pu décharger toute la responsabilité. Il ne pouvait que s'en prendre à lui-même. Sa bouteille de vodka était la seule compagne qu'il tolérait et il buvait au goulot, sans se préoccuper de la brûlure qu'elle occasionnait dans tout son corps. C'était tout ce qu'il méritait. Il allait crever comme ça, bourré, détruit, tout seul comme le gros con qu'il était, sur un banc à Vegas. Il méritait ce qu'il lui arrivait. Il avait traité Arthur comme un moins que rien, alor qu'il était peut-être ce qu'il avait de plus précieux au monde.

Swann but une autre gorgée et se mit à fixer tristement le vide. Peu à peu, un calme engourdi l'envahissait. Son corps était secoué de soubresauts involontaires, et la trace de ses larmes s'effaçait peu à peu, laissant simplement ses yeux rougis. Combien de temps avait-il passé à errer à Vegas, en tongs et sans presque un sou en poche ? Peut-être une journée ... Il ne se souvenait pas trop. Il avait noyé sa douleur dans la vodka et il ne lui en restait presque plus. Il considéra un instant la bouteille, la porta une nouvelle fois à ses lèvres et la termina cul sec. Il grimaça - elle était immonde et lui brûlait la gorge comme s'il avait avalé du détergent - et la lança dans la poubelle, quelques mètres plus loin. Elle alla s'exploser en mille morceaux juste à côté, et Swann soupira, reportant son regard juste devant lui. Il ne savait pas quoi faire. Pourtant, il savait ce qu'il voulait. Arthur. Du moins, il voulait qu'ils se reparlent. Au moins une seule fois. Qu'ils aient cette fameuse conversation qu'il avait voulu si violemment évité. Seulement, il doutait que le Britannique veuille lui reparler un jour ... A cette idée, le sang de Swann ne fit qu'un tour et il bondit (faiblement) sur ses jambes. Tant pis, il fallait qu'il fasse quelque chose. N'importe quoi.

Déjà, il épousseta son jean, son tee-shirt et sa veste, passa sa main dans ses cheveux histoire de reprendre une allure à peu près humaine et alla se passer de l'eau sur le visage, histoire de faire passer sa tête d'alcoolique fini à celle de l'Apollon qu'il était d'habitude. Il n'était pas plus sûr de lui, mais au moins, on le laisserait entrer dans les boutiques. A grands pas, il se dirigea vers son hôtel mais s'arrêta avant dans une confiserie d'où il ressortit avec une énorme boîte de chocolats. Si Arthur n'en voulait pas, au pire, il pourrait tenter de se suicider par indigestion. Il gagna son hôtel, le coeur battant à cent à l'heure, de plus en plus persuadé qu'il foirait totalement son coup. Il ne fit pas attention aux regards réprobateurs des grooms sur sa tenue, jeta un coup d'oeil à l'horloge, et ordonna à l'ascenseur de le monter jusqu'à la suite royale. La montée fut d'ailleurs un véritable supplice et Swann ne put s'empêcher de chiper un chocolat en douce dans l'énorme boîte. C'était foutu, foutu, foutu. Arthur devait le haïr, il était peut-être même déjà reparti ou pire ... Il avait trouvé quelqu'un et passait du bon temps dans le jacuzzi. Ce scénario fit pâlir Swann. Si jamais il voyait son Arthur dans les bras d'un autre, il ignorait quelle serait sa réaction. La rage, certainement. La rage folle furieuse, il péterait les plombs, il renverserait tout, il ... DIng dong. L'ascenseur stoppa et Swann se retrouva dans le couloir, la boule au ventre.

Il avança vers la porte et au moment de chercher ses clés, il se rappela qu'il les avait oubliées en sortant ce matin. Alors, vraiment, bravo. De mieux en mieux. Immobile devant l'élégante porte, il déglutit péniblement, inspira profondément et toqua une première fois. Pas de réponse. Passant outre l'idée qu'il n'était peut-être pas là, il essaya un seconde fois. "Arthur ... Ouvre-moi, je t'en prie." Son ton était suppliant. "J'ai été horrible avec toi, je sais ... Je t'en prie, laisse-moi une chance de m'expliquer." Toujours pas de réponse. Bien décidé à ce que son amant lui ouvre, Swann posa la boîte de chocolats par terre pour se dégager les mains, dégota un stylo et un bout de papier dans sa veste, et griffonna un petit mot qu'il fit précautionneusement glisser sous la porte. "S'il te plaît, ouvre-moi. Je sais que je suis un crétin ... Mais je vaux mieux que ça. :("
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mar 9 Aoû - 14:44

Alors qu'il songeait qu'une discussion allait effectivement débuter entre eux, Swann se retourna aussi rapidement et soudainement qu'un diable sort de sa boîte. Surpris, Arthur manqua de sursauter.

« Mais je n'ai rien à te dire, Arthur ! Rien du tout ! Enfonce-toi ça dans le crâne. Et toi non plus, tu n'as rien à me dire. Niet, nada ! Il n'y a rien entre nous et il ne se passera jamais rien entre nous, et tu veux que je te dise pourquoi ? Parce que je ne t'aime pas ! Et que je suis très bien tout seul. Et que c'est la même chose pour toi ! » Abasourdi, cette tirade laissa le britannique tout à fait pantois. Pantois, désarçonné, et découpé en rondelles de désespoir. Il lui fallut de longues secondes avant de réaliser ce que son amant venait de lui balancer à la figure sans aucun tact. D'abord, il songea que ce n'était que du dénie. Le simple petit dénie d'un homme phobique de l'engagement, et des sentiments. Seulement, il était si... si convaincant, debout, la voix élevée si bien que les gens autour d'eux les regardaient avec une étrange expression. Secouant la tête, tant il ne souhaitait pas y croire, c'est la gorge serrée qu'il parvint vaguement à articuler: « Ce n'est pas... »

Après lui avoir jeté un regard noir qui fut bien plus dur à supporter que ces quelques mots, Swann le planta là et Arthur n'eut même pas la force de lui courir après.

Perdu, il regarda les gens s'agiter tout autour de lui sans comprendre ce qu'ils souhaitaient réellement faire. C'était comme si cette terrible annonce avait grillé tous ses circuits neuronaux, le laissant aussi stupide et sans but qu'un enfant de trois ans.
Aussi, la seule chose dont il fut capable pendant deux bonnes heures, fut de déambuler dans les salles de jeux, les quelques boutiques de l'hôtel et les longs couloirs couverts de marbre et de velours.
Pendant un long moment, il fut tout à fait incapable de retourner dans leur suite. Pour le stagiaire, cela s'apparentait à revenir sur les lieux du crime. Là où finalement, tout avait commencé avec de nombreuses bouteilles.
Seulement, n'ayant absolument rien à faire, et surtout, l'envie de ne rien faire. Arthur entreprit de remonter dans leur immense suite et, alors qu'il ouvrait la porte avec le projet de se jeter sur le lit et d'y rester cloitrer pendant des heures, peut-être même avec un énorme pot de glace, comme sa sœur l'avait souvent fait avant lui, ce fut l'immonde bordel qu'ils avaient foutu dans cette foutue suite qui lui sauta aux yeux.
Loin de supporter l'idée de laisser un lieu dans un tel état – d'autant qu'il ne leur appartenait absolument pas – le britannique avisa le poste de radio élégamment posé sur une table, le mit en route sur l'une des stations les plus rock qu'il connaissait, le son monté très haut, et entreprit de tout ranger et nettoyer.
En effet, aucun d'eux n'avait eu la présence d'esprit d'appeler une femme de chambre et, en l'état actuel des choses, Arthur songeait que faire le ménage était un excellent moyen de penser à autre chose.

La chose fut faite en un temps record et, fatigué, le britannique éteignit le poste avant de se jeter dans le lit.
Ce fut à ce moment là. Et seulement à ce moment là, qu'il prit conscience de ce que tout ça signifiait. Il avait perdu Swann. Pour toujours, probablement. Il n'y avait aucune histoire de peur de l'engagement. Seulement une indifférence totale pour ce qu'il était.
Swann ne l'aimait pas le moins du monde, et il se retrouvait seul, vraiment seul, pour la première fois de sa vie.
Alors, sans qu'il ne put y faire quoi que ce soit, ce fut un torrent de larmes qui vint noyer les oreillers. Inconsolable pendant ce qui lui sembla être une éternité, Arthur songea qu'il venait de perdre le seul homme avec lequel il aurait pu s'imaginer finir sa vie. Il était condamné à rester seul.
Seul, aigri, et mal aimé.
Et cette perspective, ne fit qu'ajouter à son chagrin, déjà cataclysmique.
Les heures passèrent et, d'une voix qui ressemblait fort à celle d'un mourant, il fit monter un pot de Ben&Jerry's ainsi qu'une palanquée de muffins qu'il exigea « Britanniques, à la myrtille, sinon rien »
Boulottant son butin comme une pauvre vieille fille, Arthur alluma la télé, un oreiller serré contre lui, et trouva de parfaites excuses pour verser quelques larmes supplémentaires, dans les films à l'eau de rose que toutes les chaînes diffusaient.

Alors que toute notion du temps l'avait quitté, il entendit qu'on frappait à la porte. Étonné, le cœur battant la chamade comme jamais il ne l'avait battue, le britannique espéra que ce soit Swann. Non pas qu'il avait envie de lui ouvrir pour se jeter dans ses bras, au contraire, le jeune homme songeait le laisser s'excuser à travers la porte, et ne le faire entrer qu'à la promesse d'une vraie discussion, calme et adulte.

« J'ai été horrible avec toi, je sais ... Je t'en prie, laisse-moi une chance de m'expliquer. » Ces quelques excuses lui firent rater un battement. Il avait menti !  songea-t-il, heureux de constater qu'il y avait peut-être toujours une chance que les choses changent. A croire que cet homme était incapable de se souvenir de la douleur que procurait un mur de marbre en pleine face.
Devant ces supplications, il lui fut très difficile de ne pas ouvrir, et surtout, de faire le mort. Parce qu'il s'agissait bien de ça : Faire le mort pour voir jusqu'où son amant était prêt à aller pour lui montrer qu'il était désolé.

Swann Rose a écrit:
S'il te plaît, ouvre-moi. Je sais que je suis un crétin ... Mais je vaux mieux que ça. :(


Arthur lut le mot, et le rangea dans sa poche. Attrapant un morceau de papier ainsi qu'un stylo, il décida de ne toujours pas ouvrir la porte.

Arthur Carlton a écrit:
effectivement, tu es un crétin. Un sombre crétin. Ainsi qu'un hystérique et un méchant, crétin.
Tu es prêt à discuter, sans t'énerver ?

Glissant le mot sous la porte, le britannique savait déjà que si la réponse était celle qu'il attendait, la porte s'ouvrirait sans même qu'il n'y pense.
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mer 10 Aoû - 11:26

Il vit le mot disparaître de l'autre côté et son coeur bondit comme celui d'une adolescente. Swann se mordit la lèvre, plus anxieux que jamais. Arthur était de l'autre côté, il avait toutes les cartes en main. Il pouvait très bien décider de l'ignorer royalement et de le laisser sur le seuil, tout seul comme un con avec sa boîte de chocolats king size. Dans le genre destin pitoyable, il était vraiment champion ... Swann se frotta les yeux dans l'espoir d'effacer les stigmates du chagrin qui l'avait assailli quelques heures plutôt. Il devait être dans un triste état, tiens ... Il avait besoin d'une bonne douche et de se jeter dans l'énorme lit moelleux qui lui tendait les bras par-delà les portes fermées. Mais ce n'était pas la priorité. La priorité se trouvait juste derrière cette porte, était un peu plus petite que lui, avait des cheveux châtains, des yeux renversants, un délicieux grain de beauté sur le menton et surtout, un accent britannique tellement prononcé qu'il rendait n'importe quelle conversation comique (ou presque). Soudain, un autre petit mot reparut sous la porte et Swann s'en empara, le corps entier secoué de tremblements nerveux.

Arthur Carlton a écrit:
effectivement, tu es un crétin. Un sombre crétin. Ainsi qu'un hystérique et un méchant, crétin.
Tu es prêt à discuter, sans t'énerver ?

Swann ne put s'empêcher de sourire. Il passait outre le fait qu'Arthur venait de le traiter d'hystérique, ce qu'il réfutait totalement (il se promit de lui faire une petite remarque sur le sujet quand ils auraient recollé les morceaux) et se munit à nouveau de son stylo et d'un bout de papier.

Swann Rose a écrit:
Je suis prêt à n'importe quoi. Je veux te voir. Et si ça peut te convaincre, j'ai acheté des chocolats.

A quoi voyait-on que Swann reprenait confiance petit à petit ? A son humour foireux qui refaisait déjà surface. Bien que toujours angoissé par la tournure que prenaient les évènements, et surtout par la discussion qui s'annonçait très difficile pour lui et son orgueil, il était prêt à prendre sur lui si ça signifiait qu'il pouvait réparer les dégâts qu'il avait causés. Il s'en voulait d'avoir fait du mal à Arthur, de lui avoir crié dessus un tel tissu de mensonges éhontés juste histoire de préserver sa fierté de mâle dominant qui ne s'attache à rien ni personne. Il n'avait pas voulu blesser sciemment Arthur. Il avait pris peur quand le jeune homme l'avait mis face à ses propres contradictions et il avait fui, comme toujours dès que quelque chose le dépassait. Il avait encore peur, mais Swann était décidé à affronter ses craintes. Il prit une grande inspiration. Il allait devoir se livrer à Arthur. C'était maintenant ou jamais. Et jamais était un mot qui n'entrait pas dans son vocabulaire.

désolée c'est court >< le prochain sera mieux !
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Dim 14 Aoû - 13:24

Son mot disparu rapidement sous la porte de leur suite, et Arthur s'en félicita. Il était en possession de toutes les cartes et avait gagné la place de maître du jeu. Quelques instants plus tard, un autre morceau de papier traversa la porte.
Plus rapidement qu'il ne l'aurait voulu, le britannique s'en empara le cœur battant. Il fallait que Swann soit d'accord pour discuter sérieusement. Ils avaient tous deux bien trop de choses à mettre à plat. Et si la réponse n'était pas celle qu'il attendait, le stagiaire n'était même pas sûr d'avoir une réaction retenue.
Il n'osait imaginer le coup que représenterait une seconde « dispute », et surtout, une autre fuite de Swann. Car si cela devait arriver, il était certain de ne pas s'en remettre, et d'être bien incapable de donner une chance de plus à son amant, cela serait bien au dessus de ses forces.
Il s'agissait là de leur dernière chance pour que tout se passe bien. Leur dernière chance de construire quelque chose.

swann rose a écrit:
Je suis prêt à n'importe quoi. Je veux te voir. Et si ça peut te convaincre, j'ai acheté des chocolats.

Il avait sa réponse, et elle collait tout à fait à ce qu'il avait envie d'entendre – enfin de lire. Sans même s'en rendre compte, le jeune homme se fendit d'un sourire. Pour l'instant, tout semblait se dérouler parfaitement bien et cela mettait Arthur en joie. Et surtout, il s'était soudainement remis à espérer. Après tout, il était peut-être possible, finalement, qu'une véritable relation soit possible. Ou au moins, que les choses ne se terminent pas tragiquement. Et rien que ça lui faisait apercevoir le bout du tunnel. Il était désormais presque tout à fait rassuré, et l'apport de chocolats n'était qu'un succulent bonus.

Cependant, faire languir son amant derrière cette porte et lui faire passer des petits mots l'amusait terriblement. Aussi, il attrapa une carte qui trainait là et entreprit d'écrire ce qu'il nomma le mot de la fin

arthur carlton a écrit:
Bien. Montre moi les chocolats par le judas, et je déverrouillerai la porte... :D

Lentement, il fit glisser le morceau de papier – quelque peu épais au demeurant – sous la porte, un sourire largement agrandi aux lèvres.
Pour tout dire, Arthur était bien plus détendu, et les seaux de larmes qu'il avait versé un plus tôt ne semblaient plus être qu'un mauvais souvenir. Un mauvais souvenir très lointain.

Collant son œil au judas, le britannique vit glisser une boîte de chocolats, certes, mais une boîte King Size. Sur ce coup là, Swann ne s'était vraiment pas fichu de lui.
D'un léger mouvement de main, il fit tourner le verrou de la porte et s'en éloigna pur éviter de se la prendre en pleine figure.

« Tu peux entrer... » annonça-t-il d'un ton neutre. Il n'était pas question que Swann pense que tout était réglé. Il y avait encore bien des choses dont il faudrait parler et Arthur n'avait pas pour intention ne faciliter les choses sur ce point là, il n'était pas là pour céder à quoi que ce soit.

Du moins, c'était là ses bonnes et nobles intentions.

désolée, non seulement je n'ai pas réussi à) faire avancer beaucoup les choses, mais en plus j'ai fait agir Swann, et c'pas terrible mon truc... :s
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Lun 22 Aoû - 22:43

Arthur, arrête de jouer et ouvre-moi, j't'en prie. C'était une prière silencieuse que Swann aurait voulu hurler. Il avait certes repris un peu confiance, mais il ne pouvait plus supporter de languir derrière la porte comme le dernier des cons. Il voulait parler à Arthur, lui dire en face, lui avouer toute la vérité. Il voulait lui dire les yeux dans les yeux, d'homme à homme. La mascarade avait assez duré. Un mot reparut alors et Swann se jeta avidement dessus, pressé d'y lire sa délivrance.

arthur carlton a écrit:
Bien. Montre moi les chocolats par le judas, et je déverrouillerai la porte... :D

Mais quel gosse ! Levant les yeux au ciel, Swann s'exécuta. Il allait lui faire bouffer un à un ces satanés chocolats s'il continuait, l'English ! Mais Arthur, dans sa grande miséricorde, consentit enfin à saborder l'attente odieuse dont Swann avait été l'impatiente victime. "Tu peux entrer." Le son de sa voix, si neutre, presque froid, différent de ce ton ironique, modulé de mille nuances que le stagiaire empruntait normalement, fit frissonner Swann. Il entra dans la chambre tandis que la porte se refermait derrière lui, posa la boîte de chocolats sur une table et se retourna vers son amant. Il avait pleuré. Swann se mordit la lèvre. Il avait vraiment foiré sur toute la ligne. Mais il n'avait pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Il fallait absolument qu'il rattrape le coup, maintenant, tout de suite. C'est pourquoi il s'approcha d'Arthur et avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit, Swann déposa un doigt sur les lèvres - de son amant. Leurs regards s'accrochèrent, et même la proximité entêtante du corps d'Arthur, ne déviait pas Swann de son but."J'ai des choses importantes à te dire. Alors, tais-toi. Et écoute. Je ne répéterais pas deux fois." Le jeune homme se mordit la lèvre à nouveau. Ce n'était plus le moment de jouer au Don Juan trop fier pour s'avouer vaincu. Il était à terre, il devait l'admettre. Arthur avait gagné, même s'il l'ignorait encore.

"Si j'ai réagi comme ça, c'est parce que ... Je pense ... Enfin, je crois ... Non, en fait, j'en suis certain. Je suis en train de tomber amoureux. Je suis méchamment raide dingue de toi, comme ça ne m'est jamais arrivé avant." Il ne le quittait pas des yeux. Il ne voulait pas perdre le regard d'Arthur, même pas pour une seconde. "Et ça me fait flipper. J'ai peur de pas être à la hauteur, et je me connais, si j'ai peur, je déconne. Je vais faire le guignol, je vais te faire du mal, tu vas me quitter, et ça, c'est quelque chose que je pourrais pas supporter. Je pourrais pas supporter de te croiser tous les jours, de savoir que je t'ai blessé, de te voir avec un autre quand je sais que c'est pour moi que tu es fait." Jamais une déclaration ne lui avait paru aussi limpide, aussi pleine de sens que celle qu'il venait de faire. Tout coulait de source pour Swann. Doucement, il ôta son doigt qui scellait la bouche d'Arthur et osa l'ombre d'un sourire. "Et toi ?" De deux choses l'une. Soit Arthur répondait positivement, et Swann comptait alors lui arracher ses vêtements et lui faire passer les meilleures heures de sa vie. Soit il l'envoyait sur les roses et dans ce cas-là, il songeait très sérieusement au suicide.
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mar 23 Aoû - 14:28

L'entrée de Swann s'était faite sans bruit. Doucement, la porte de la suite se referma derrière lui, et Arthur le vit poser la boîte de chocolats sur une table de l'entrée. S'il se serait jeté dessus en temps normal, il ne la regarda pas vraiment, tant il était occupé à contempler son amant.
Ses traits étaient tirés, et le britannique aurait parié sa chemise que Swann avait lui aussi pleuré. Et puis, sans trop savoir pourquoi, il avait la désagréable impression que son cher et tendre avait quelque peu bu.
Devenu aussi muet qu'une carpe morte, le stagiaire ne fit pas un seul mouvement lorsque Swann se rapprocha de lui. Il frissonna même lorsqu'un de ses doigts se posa sur ses lèvres, frémissantes d'envie. Si l'instant n'avait pas été aussi important pour leur relation, Arthur se serait jeté sur son amant sans le moindre préavis. Seulement, il prit sur lui – ce qui fut plus que difficile – et sut rester presque stoïque.

« J'ai des choses importantes à te dire. Alors, tais-toi. Et écoute. Je ne répéterais pas deux fois. » Ces mots, il en avait rêvé plus d'une fois et les entendre fit monter quelques larmes qu'il ravala avec fierté. Il était absolument hors de question de craquer avant que certaines choses ne soient dites, aussi fit-il tout ce qui était en son pouvoir pour rester de marbre.

La déclaration qui suivit le laissa pantois. S'il s'attendait à l'annonce de quelques sentiments à son égard, Arthur n'imaginait certainement pas que Swann tenait autant à lui. Et si d'horribles papillons, et leurs amis les lombrics gigotaient en tous sens dans son estomac, le stagiaire tenta de ne pas trop montrer à quel point ces quelques mots le rassuraient, et lui faisaient plaisir. Ce qui, dans l'absolu, était difficile, tant ses lèvres s'étiraient en un grand sourire.
Et le pire, dans tout ça, était que lui aussi se reconnaissait dans ces paroles.
Parce que lui aussi avait terriblement peur qu'ils se détruisent tant ils étaient différents, et semblables à la fois.
Parce qu'Arthur aussi, se savait capable des pires choses s'il voyait Swann en une autre compagnie que la sienne.
Et parce que, surtout, il était prêt à tout faire pour que ça marche. Ça ne pouvait que fonctionner, s'ils mettaient un peu de leur orgueil de côté.

Alors, lorsque Swann lui permit de dire ce qu'il avait à dire, son sourire devint plus énigmatique et Arthur se rapprocha de lui, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus séparés que par une dizaine de centimètres. « Moi, j'ai juste peur que tu t'en ailles. Parce que, vois-tu, il me serait impossible de vivre en sachant que es avec quelqu'un d'autre que moi... » Plongeant ses yeux dans ceux de son amant, le stagiaire espérait bien y faire passer tout ce qu'il était incapable de dire. Combien Swann était important, comment il serait détruit s'il le laissait seul, combien il pourrait être détestable avec ceux qui le toucheraient, comment il mourrait s'il s'en allait. « Mais, tu vois, je suis certain que ça vaut le coup. Et tu n'as pas à flipper, je suis quelqu'un de tellement bas, qu'il n'est pas bien difficile d'être à ma hauteur.. » Incapable de pouvoir s'étaler trop longtemps sur ses sentiments – cela ne faisait absolument pas partie de son éducation – il lui fallait impérativement détendre l'atmosphère. Se rapprochant encore un peu plus, Arthur se hissa légèrement sur la pointe des pieds – il était en effet plus petit que Swann – et approcha sa bouche de son oreille. « Et ce qui me plairait le plus, tu vois, ce serait de pouvoir garder cette alliance... » après cet aveu, il reprit immédiatement sa place, cherchant dans les yeux de Swann une approbation qu'il espérait rapide.

Et bien évidemment, il se mordit la lèvre inférieure, comme un enfant pris en faute.
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Swann Rose

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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Mer 31 Aoû - 22:57

Le cœur de Swann menaçait très sérieusement d’exploser. Jamais il n’avait battu aussi fort et aussi vite, il en oubliait presque de respirer. Ce fut pire quand Arthur se rapprocha de lui. Perdu entre son désir et les intentions de son amant – est-ce qu’il cherchait à le faire souffrir en se rapprochant sciemment pour mieux s’éloigner ensuite ? Ce ne serait pas impossible ... -, il resta immobile, se tenant droit, tendu. « Moi, j'ai juste peur que tu t'en ailles. Parce que, vois-tu, il me serait impossible de vivre en sachant que tu es avec quelqu'un d'autre que moi... » Stupide, avait envie de lui répliquer Swann. Comment pouvait-il ne serait-ce qu’imaginer qu’il avait envie d’être avec quelqu’un d’autre que lui ? Il n’arrivait plus à regarder personne d’autre. « Mais, tu vois, je suis certain que ça vaut le coup. Et tu n'as pas à flipper, je suis quelqu'un de tellement bas, qu'il n'est pas bien difficile d'être à ma hauteur.. » Swann eut un léger sourire. Il se demandait comment il faisait pour ne pas sauter au plafond, fondre en larmes de bonheur ou tout simplement plaquer sauvagement Arthur contre le mur. Il était comme paralysé, mais d’une douce paralysie, qui envahissait ses membres comme un venin sucré et sirupeux. Arthur se hissa sur la pointe des pieds, effleurant presque sa peau avec ses lèvres, et Swann respira à fond pour ne pas défaillir. « Et ce qui me plairait le plus, tu vois, ce serait de pouvoir garder cette alliance... » Le maquettiste jeta un coup d’œil à sa propre alliance et eut un léger sourire. Puis il reporta son attention sur Arthur qui le fixait avec son éternel air mutin. Comment est-ce qu’on était sensé réagir dans ces moments-là ? Swann se posa la question mais n’y répondit pas. Il prit la main d’Arthur et la porta à ses lèvres pour déposer un baiser fragile sur l’alliance qui scellait leur relation.

Leurs regards se croisèrent à nouveau. Swann l’attira doucement contre lui et ferma les yeux. Sans l’embrasser, leurs lèvres s’effleurèrent et le maquettiste frémit. Néanmoins, il se força à résister et resta dans cette exacte position. Il se sentait bien, contre lui, devinant sans le voir son odeur, la saveur de sa peau, le goût de ses lèvres. Seulement voilà, Swann avait prononcé le mot ‘amoureux’. Pas Arthur. Or, c’était ce que Swann désirait entendre plus que tout. Il voulait s’assurer que son amant ressentait exactement la même chose que lui avant de se laisser dans une relation encore plus chaotique et compliquée qu’elle ne l’était déjà. Avec douceur, il porta sa main à la joue d’Arthur et y frotta tendrement son pouce. Les yeux toujours fermés, collé à deux centimètres de son amant comme par crainte de le voir fuir, Swann finit par quitter son silence. « Dis-le moi. » souffla-t-il très bas. Il avait conscience de son exigence – voire même de son égoïsme – mais il ne pouvait pas s’imaginer faire autrement. Swann ne voulait pas prendre le risque de voir ses espoirs s’écrouler. « Je veux l’entendre de ta bouche ... S’il te plaît ... » murmura-t-il en collant son front contre celui de son amant. « Dis-le et je te jure que tu fais ce que tu veux de moi. » Et c’était vrai. A cet instant, Swann était prêt à se soumettre à n’importe quel désir de son amant, et encore plus si ce désir comportait de se déshabiller, ou plus simplement de faire des folies de son corps toute la nuit. Et même si Arthur voulait simplement s’écrouler dans le lit king size, soit, Swann s’y pliait. Tant qu’il était avec lui, rien n’avait d’importance. Il était amoureux.
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MessageSujet: Re: LAS VEGAS | unreal wedding & true problem [R.]   Dim 11 Sep - 11:39

Bien que cela eut pu paraître normal, voire anodin pour bien des personnes. Exprimer à voix haute le souhait de garder son alliance et surtout, le besoin impérieux qu'il avait de garder Swan pour lui avait été la chose la plus difficile qu'Arthur avait eu à faire dans toute sa vie.
Il lui avait fallu prendre sur lui pour aligner ces quelques mots et surtout, aller les chercher très loin.

Mais ce qui l'avait rassuré, pendant toute cette épopée, était la tension qu'il avait pu sentir en Swann, et cette sorte de détente lorsqu'il eu terminé son petit discours. De cette manière, le britannique avait senti que la réception avait été bonne. Et bien évidemment, il lui fut tout à fait impossible de quitter son amant des yeux.

Lorsque, sans qu'il ne comprenne pourquoi, Swann prit sa main, Arthur eut un regard d'incompréhension la plus totale. Seulement, lorsqu'il posa ses lèvres sur la-dite alliance, le britannique crut défaillir. C'était... irréel. Et une jolie façon de lui montrer – espéra-t-il très fort – de lui montrer qu'il était d'accord avec cette décision de garder ce bout de métal qui signifiait tellement pour lui désormais.

Ce qu'il aimait en cet orgueilleux maquettiste était l'impression qu'il lui donnait de le connaître. Avec lui, Arthur avait l'impression que ses intentions étaient comprises avant qu'ils ne les exprime, voire même qu'il en prenne conscience. Là, dans ses bras, il se sentait bien. C'était bidon, et terriblement dégoulinant comme impression, mais Arthur s'y sentait à sa place et protégé. La chaleur de son corps l'enveloppait, comme une vieille couverture qui nous rassure les soirs d'orage, et nous tient chaud le soir, devant la télé.

Seulement, la vie n'étant jamais simple, il fallut que Swann lui demande de prononcer trois mots qu'il n'avait jamais dit à personne. S'il parut très probablement perdu, déboussolé, et peu décidé à le dire, Arthur dû se rendre à l'évidence : S'il tenait à Swann, il lui faudrait lui dire la même chose que lui, soir prononcer un mot semblable à celui d'amoureux.
Le front du maquettiste pressé contre le sien, le britannique inspira à fond, et ferma les yeux un court instant.

« Très bien. Mais je ne le dirais qu'une fois. Ces mots sont trop importants pour être semés au vent... » plongeant ses yeux dans ceux de Swann, Arthur espérait bien qu'il comprendrait à quel point le fait de prononcer ces mots était important, et surtout un fait unique dans sa petite vie. Aussi, dans le stupide et enfantin espoir d'intensifier l'intimité, le stagiaire se hissa une énième fois sur la pointe des pieds, et approcha ses lèvres de ces petites oreilles encore innocentes. « Je t'aime » furent prononcés presque furtivement, et sur un ton plutôt bas.

Mais, n'y tenant plus, Arthur céda à son envie d'embrasser celui qui était, et resterait probablement un certain temps, son mari. Ce baiser, plus qu'une simple manière de sceller ce nouvel accord – qui serait nécessairement moins difficile que le précédent – fut sans conteste le plus passionné, et le plus tendre que le britannique ait jamais donné.

« Si une soirée films/pizzas/pop-corn/chocolat te tente.... Je crois qu'on a une bonne réserve de chocolat... Et il me semble avoir entendu qu'on pouvait se faire monter une fontaine... » Cette proposition, bien qu'emprunte d'indécence, reflétait surtout son envie de passer une soirée de couple à peu près normale et tranquille. Soit, profiter de ce qu'ils s'étaient tous deux interdits de faire depuis leur rencontre.

désolée, c'est pas terrible, mon truc :s
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